RECHERCHE DE QUELQUES CORPS D’ORIGINE MÉDICAMENTEUSE OU ALIMENTAIRE
Recherches des bromures et iodures. — On retrouve dans les urines l’iodure de potassium à peu près inaltéré.
11 n en est pas de même de l’iodure de sodium qui se dissocie déjà et se décompose en partie dans l’estomac en donnant de l’iode libre.
Dans les urines, on décèle les iodures en y versant quelques gouttes d’empois récent d’amidon clair et autant d’acide nitrique ordinaire, puis un peu de perchlorure de fer très étendu : la coloration bleue caractéi istique de 1 iodure d amidon se produit. L’on peut aussi ajouter du chloroforme et une goutte d acide nitrique lumant: par agitation, le chloroforme se colore en violet.
LES URINES
S’il s’ngit de traces d'iode, il faut incinérer l’urine avec quelques gouttes de potasse et rechercher les iodures dans les cendres.
Pour faire un dosage rapide d’iode, on peut se contenter de calciner l’urine avec les précautions voulues en présence d’un peu de nilre, de redissoudre les cendres dans l’eau, et de titrer avec une solution normale, ou décime, de nitrate d’argent en présence de quelques gouttes de chroma te de potasse.
On décèle de môme les bromures dans le produit de l’incinération des urines; quelquefois dans le précipité que donne le nitrate d’argent.
L’iodure de potassium se retrouve dans les urines 2 ou 3 minutes après son ingestion. L’élimination se prolonge 56 heures au moins pour les doses moyennes, 10 à 12 jours pour les doses fortes. L’iode se localise sur le tissu rénal qui contient 5 à 6 fois plus de cet élément que les muscles et le sang.
Arsenic. — Les avsénites et arséniales se recherchent en évaporant les urines à consistance d’extrait et traitant, jusqu’à décoloration, par un mélange d’acide sulfurique pur (1 p.) et d’acide phosphorique anhydre (1/5 de p.). La liqueur étendue précipite le sulfure d arsenic quand on y fait passer de l’hydrogène sulfuré. On procède ensuite comme dans la recherche de l’arsenic par l’appareil de Marsh (t. I, p. 510).
Alcool. — On a déjà décrit (t. II, p. 155) l 'alcooscope qui permet de reconnaître des traces d’alcool dans un liquide. Il suffira pour séparer l’alcool de distiller à la colonne Le Bel-IIenninger le premier tiers de l’urine, puis de nouveau un tiers de ce premier distillatum. Dans la liqueur ainsi obtenue on décéléra l’alcool, soit en ajoutant un peu de carbonate de potasse et d’iode (formation d’iodoforme) ; soit en réduisant le bichromate de potasse en présence d’une goutte d acide sulfurique (production d’aldéhyde et coloration verte); soit en ajoutant un peu de chlorure de benzoyle à la liqueur préalablement séchée sur le carbonate de potasse en grains : il se fait dans ce cas de 1 éther benzoïque dont l’odeur suave apparaît même avec des traces d alcool ordinaire lorsqu’on a détruit par addition d’un peu de potasse 1 excès de chlorure de benzoyle ajouté ( Berthelot ).
Chloroforme. — On a donné t. II, p. 80, un procédé pour retrouver
des traces de ce corps.
Chiorai. Camphre. — Chez les personnes qui ont fait longtemps usage du chloral, on trouve dans les urines l’acide urochloralique G H Ci 0 (voir p. 290). Il réduit la liqueur cupropotassique, et se dédouble par ébullition avec les acides étendus, en alcool trichloré soluble dans l’éther, et acide glycuronique C°H,00' que l’on peut rechercher comme il a été dit page 289.