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SÉDIMENTS ET CALCULS INORGANISÉS. G

Le phosphate ammoniaco-magnésien se dissout dans l’acide acétique. Le phosphate magnésien (P0*)8Mg3, 22IUO qui se présente en longs ci istaux plats est assez rare. Une solution de carbonate d’ammonium use et dissout ses cristaux.

Les phosphates de chaux (P0l)2Ca3 et P0*CaH,2H80 (fig. 111) peuvent se rencontrer dans les dépôts et calculs urinaires, surtout le premier qui forme de petits grains solubles dans l’acide ‘ acétique; le second PO*CaH, 21102 est en aiguilles fines souvent groupées en houles et en rosettes.

Les carbonates de chaux ou de magnésie, toujours en faibles quantités, ne se rencontrent jamais seuls; ils accompagnent quelquefois les phosphates précédents. Le carbonate de chaux trouble souvent les urines des herbivores et peut même, quoique rarement, former chez l’homme des calculs séparables en sphérules très petites de couleur foncée, souvent unies entre elles deux à deux. Ces calculs se dissolvent avec elïervescence dans les acides.

Le sulfate de chaux a été trouvé deux fois par Walentiner, puis par Furbringer, dans les dépôts urinaires chez un jeune anémié, et dans .un cas de myélite. Il se présentait en aiguilles prismatiques aplaties ■groupées en étoiles, insolubles dans les acides organiques, difficilement solubles dans l’acide chlorhydrique.

La cystine qui est fort rare, forme des cristaux incolores lamellaires hexagonaux, et des prismes plats à six pans. Sa solubilité dans l’ammoniaque, les alcalis caustiques et les acides minéraux, la font assez aisément reconnaître.

La tyrosine , très rare, se présente en des aiguilles blanches fines, soyeuses, groupées en pinceaux; la xanthine en cristaux fusiformes ou en masses amorphes jaunâtres ; Yurostéalithe à l’état frais se réunit en calculs mous et élastiques; Y indigo s’est trouvé à l’état de dépôts dans es cas de choléra et de typhus, etc. ; tous ces corps forment si rarement les sédiments ou des calculs qu’il sera bon, si l’on soupçonnait l’exis- -ence de l’un d’entre eux, de recourir à une étude attentive basée sur ensemble des caractères de chacune de ces substances.

Aspect extérieur des calculs. — Avec un peu de pratique, ces observations préliminaires suffiront pour reconnaître la nature d’un dépôt ou une concrétion, surtout si l’on tient compte, pour les calculs vésicaux ■n particulier, de leur aspect, de leur consistance, de leur couleur, et

les quelques renseignements fournis par l’emploi des acides sous le microscope.

A. Gautier. — Chimie biologique. ^

LES URINES

Fis. 112. — Calcul d’acide urique.

Les calculs d'acide urique (fig. 112), les plus nombreux, sont rou geàtres à l’état frais, ou jaunâtres quand ils sont secs ; leur poussière

est jaunâtre. Ils sont durs à casser.

Les calculs d'oxalate de chaux (fig.

1 1 3) sont hérissés de mamelons et d’aspérités : on dirait extérieurement des mûres, d’où ce nom de calculs muraux.

Ils sont bruns; en irritant les reinset la vessie, leurs rugosités produisent, en effet, un suintement continu de mucus et de sang qui vient cimenter et colorer leurs cristaux.

Les calculs de 'phosphate ammoniaco-maguésien sont blancs à texture cristalline. Lorsqu’on les chauffe, ils dégagent abondamment de l’ammoniaque. Ces calculs et les précédents sont les plus nombreux après ceux formés par l’acide urique.

Les calculs de phosphate de chaux (fig. 114) ont généralement une surface lisse, ils sont amorphes, infusibles, peu colorés, leur cassure est terreuse, blanche ou grisâtre. Les dépôts ammoniacomagnésiens et ceux de phosphates calcaires forment très souvent des couches alternantes.

Le carbonate de chaux est quelquefois mélangé en couches superposées avec les phosphates de la même base. Le carbonate de chaux fait effervescence avec les acides.

Les calculs de cysline sont rares. Ils se distinguent entièrement par leur légèreté. Ils sont quelquefois hérissés de cristaux bien apparents. Ces calculs sont blanc jaunâtre, translucides, faciles à couper et rayer.

Examen cnimique des sédiments et des calculs. — Malgré ces constatations préliminaires faciles à faire au lit du malade ou dans le cabinet du médecin, l’on peut souvent hésiter sur la composition d’un calcul, avoir besoin de contrôler définitivement l’opinion qu’on s’en est faite, ou bien être arrêté par la nature complexe d’une concrétion.

Pour examiner un calcul à fond, il faut le diviser nettement d un trait de scie, et s’il est formé de couches concentriques d’aspect et de couleur différents à l’œil, séparer chacune de ces parties et les examiner

Fig. 113. — Calcul d’oxalate de chaux avec couches pigmentées.

Fig. 114. — Calcul de phosphate de chaux déposé autour d’un noyau précédemment brisé d’acide urique.

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