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ORIGINE ET TRANSFORMATIONS DES ACIDES DIVERS

Les acides biliaires se forment dans le foie par la rencontre du glycocolle ou de la taurine (dont on a vu plus haut la genèse) avec l’acide cliolalique. Quant à l’origine de cette dernière substance, la réaction de Pettenkoffer, qui lui est commune avec les substances protéiques, semble indiquer que les albuminoïdes contiennent tout formé le radical ou noyau qui donne naissance à cet acide. Toutefois, Lehmann et d’autres ont pensé que l’acide cliolalique pourrait provenir de la désassimilation des graisses, hypothèse qui n’est pas en contradiction expresse avec la précédente, puisque nous avons vu que les graisses peuvent elles-mêmes résulter directement de l’hydratation des albuminoïdes.

Enfin, la cholestérine C2TLuO,IPO, alcool aromatique complexe, proviendrait, d’après A. Flint, de la désassimilation du tissu nerveux. Mais, on la trouve abondamment dans des milieux qui n’ont certainement pas de nerf, comme le jaune d’œuf non fécondé (qui en contient jusqu’à 1,75 pour 100), le sperme, les globules rouges. Il est plus vrai de dire que la cholestérine se rencontre là surtout où la lécithine est en abondance, et tout particulièrement dans la substance cérébrale et nerveuse. On ne saurait indiquer le mécanisme de sa formation, ni de ses dédoublements ultérieurs. Elle est en grande partie éliminée par l’intestin avec la bile.

(g) Acides non azotés divers. — 1° Acides gvcis en CnH2nQ2. — Il est probable qu’une partie des acides gras formés dans l’économie provient d’un simple dédoublement fermentatif de la molécule albuminoïde, ou des hydrates de carbone qui peuvent en dériver.

Dans les fermentations bactériennes des matières protéiques, les acides palmitique, butyrique, valérique, caproïque, les premiers surtout, se produisent abondamment et à l’abri de l’air. Les fermentations butyrique et acétique du sucre et des alcools sont encore des exemples de la formation de ces acides sans intervention d’oxygène. Mais ils peuvent aussi prendre naissance par oxydation; il est très probable que la partie des acides gras des graisses qui se dépensent dans l’organisme partout où il y a production continue d’énergie, disparaît par une série d’oxydations successives qui les brûlent chaînons à chaînons, à l’état d’eau et d’acide carbonique, en même temps que prennent naissance les acides de la série lactique GnH2n0r’, et oxalique CnII2n 2Oi.

2° Acides en CnlI2nOr'. — La présence de l’acide lactique dans nos tissus et nos humeurs s’explique par un dédoublement de la glycose ou du glycogène sous l’influence de certaines cellules, comme cela se produit dans la fermentation lactique proprement dite :

CGIP20« = 2C3IlG03.

Les choses semblent se passer ainsi dans les muscles durant la con-

MÉCANISMES DE LA NUTRITION GÉNÉRALE

traction, dans les reins et le poumon, dans ces deux derniers cas peutêtre aussi aux dépens de l’inositc (Gaglio).

Ainsi qu on vient de le dire, les acides lactiques peuvent résulter de l’oxydation directe des graisses. '

Le même acide lactique peut encore se produire par dédoublement, avec production d’alcool, des résidus des acides amidés ayant eux-mêmes les albuminoïdes pour origine. C’est ainsi que l’acide amidobutyrique pourrait, en perdant successivement AzH2 par hydratation, et CO2 par fermentation, puis s’oxydant et perdant encore CO2, etc., donner la série des corps suivants :

CIE-AzIE

cie -on

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