‹ Cours de chimieChapitre 589 sur 633 · PARTAGE DE L’ÉNERGIE EN CHALEUR ET TRAVAIL · texte numérisé non relu

PARTAGE DE L’ÉNERGIE EN CHALEUR ET TRAVAIL

vail d’un bon ouvrier allant jusqu a la fatigue, et j’ai calculé qu’un bon ascensionniste fait un travail réel de 260 000 à 280 000 kilograrnmètres en marchant 8 à 9 heures.

Pour produire les 250 700 kilograrnmètres de travail réel ci-dessus, nos ouvriers des chais du midi de la France consomment, en automne, un supplément d’aliments (voir P. 796 et 797) qui contiennent les quantités suivantes de principes alimentaires :

Calories calculées d’après la combustion dans l’économie des principes ci-contre.

69 grammes d’albuminoïdes secs 327

150 — d’hydrates de carbone 525

120 — d’alcool (1 litre de vin) . ... 846

10 — dégraissés. 95

Total I779

Ces 1779 calories, si elles se transformaient intégralement en travail, fourniraient 756 000 kilograrnmètres ; en réalité, nous avons vu que l’ouvrier en produit 250700, par conséquent il transforme en travail le tiers environ de la totalité de l’énergie chimique répondant à la ration supplémentaire qu’il consomme pour travailler. Quant au travail apparent, et utilisable, il n’est que de 150 000 kilograrnmètres, c’est-à-dire qu’il ne répond qu’au cinquième environ de la quantité théorique correspondant à l’excès d’aliments consommés pour faire ce travail.

Il en résulte qu’en général l’énergie fournie par les aliments se partage de telle façon que, à Y état de repos, l’équivalent des 2 600 Calories disponibles se divise en deux parts : 2 380 apparaissent à l’état de chaleur; 220 environ sont changées en travail de frottements, déplacements, mouvements du cœur et des muscles respiratoires.

A Vêlât de travail , chez l’ouvrier bien nourri, fournissant dans un climat et par une saison tempérés au moins 140 000 kiIo°rammètres utiles, 2600 + 1779 Calories (ou plutôt l’énergie correspondante) sont dépensées comme il suit : l’énergie répondant à 2580 + 600 Calories passe à l’état de chaleur, et celle de 1180 + 220 cà l’état de travail. En un mot, chez l’homme qui travaille, sur 5380 Calories (ou plutôt leur équivalent en potentiel dont il dispose), 1400 passent à l’état de travail et 5 980 sont transformées en chaleur. Pour 100 parties d’énergie latente emmagasinée 'pr l’alimentation, il apparaît donc dans le cas de travail :

A l’état de chaleur 74 parties.

A l’état de travail 26

A. Gautier. — Chimie biologique.

Page 1