‹ Cours de chimieChapitre 594 sur 633 · RECETTES · texte numérisé non relu

RECETTES

Carbone :

Dans 1500 gr. de viande. . . 187“8

Total 187,r8

Hydrogène :

Dans la viande sèche 25fr95

Dans l’eau de la viande. . . . 120,50

Total 1 52“4<>

Azote :

Dans la viande alfr0

Total 5lfr0

ÉQUILIBRE ENTRE L’ALIMENTATION ET LA DÉSASSIMILATION. 807

xygène :

Oxygène :

Dans l’urée

28er8

Dans la matière sèche de la

Dans les matières extractives

viande

7 7er25

des urines

Dans l’eau de la viande . . .

Dans l’eau de l’urine ....

Emprunté à l’air inspiré. . .

Dans les excréments secs. . .

Dans l’eau des excréments . .

Dans l’ac. carbonique excrété.

Dans l’eau perspirée

Total

1599er7

Total

Total des Dépenses . . .

Total des Recettes. . .

Quelles que soient les objections qu’on ait faites à la méthode de Pettenkoffer et Voit ('), et quoique ces auteurs se soient bornés à peser les aliments et les excreta et à conclure leur composition élémentaire d’après le tableau dressé d’avance de leur composition moyenne, on voit qu’à 1 pour 100 près environ, l’on arrive à retrouver dans les excrétions la totalité des éléments contenus dans les aliments absorbés.

On voit aussi, d’après le bilan ci-dessus, comment ces éléments se distribuent dans les diverses déjections et dans les produits expirés.

Le carbone des excreia est en excès de plus 5 grammes sur celui des aliments, ce qui peut s’expliquer, quoique la variation de poids du corps du chien en expérience ait été nulle, si l’on admet qu’une partie de la matière des aliments se soit changée en graisse, comme il arrive souvent chez les animaux qui ne font pas d’exercice ; et c’était ici le cas (2). L'azote parait ne pas avoir varié, mais nous savons, d’après les observations de Régnault et Reiset, Seegen, Stohmann et Leube, qu’une petite quantité de l’azote disparaît à l’état gazeux par le poumon et la peau : La méthode de Pettenkoffer et Voit était tout à fait insuffisante pour constater ce point délicat. En fait, ainsi que je l’ai souvent rappelé dans ces Leçons , l’animal aérobie vit en partie anaérobiquement, et j’ai constaté que dans ces conditions les matières albuminoïdes dégagent toujours un peu d’azote gazeux.

Le poids de Veau des urines, fèces et produits perspirés, a été de I205gr,9; or les 1500 grammes de viande n’en contenant que 1158sr,5, il a fallu que la différence, soit 66S1',4, se soit formée dans l’économie par la combustion de l’hydrogène des principes immédiats.

(') Voir p. 492 de ce Volume et mon Traité de chimie appliquée à la physiologie, t. II, n. 143. Les petites différences observées tiennent surtout aux erreurs que comportait l’analyse de trop petites quantités d’air sortant de l’appareil respiratoire, et au calcul des injesta et excreia l'ait d’après des tableaux de moyennes dresses d’avance. C’est ainsi qiie les 53 grammes d’augmentation des excreia sur les injesta paraissent se distribuer entre l'hydrogène et l’oxygène dans les proportions de l'eau , comme si une cause était intervenue pour grever d’une erreur systématique le dosage de l’eau à la sortie de l’appareil.

(-) La méthode de dosage du carbone comportait de grandes incertitudes à cause de la faible quantité d’air expiré qu’on a analysé, ce qui multipliait dans un large rapport les erreurs commises.

ÉQUILIBRE ENTRE L’ALIMENTATION ET LA DÉSASSIMILATION

Si 1 on ajoute le poids de Y oxygène nécessaire pour faire ces G6gr,4 d’eau, soit 7gr,55 à celui qui est contenu dans l’urée sèche (28gr,8), dans les matieies cxli actives urinaires (15gr,9), dans les excréments secs (lgr,5) et dans l’acide carbonique excrété (391gr,5), on arrive au total de 445 grammes d’oxygène nécessairement fournis par l’air ou les aliments. Or on a constaté que 477 grammes de ce gaz avaient été empi unies à 1 air; mais on a remarqué plus haut que le poids des recettes était justement grevé de 55gl',4 d’oxygène, ce qui peut s’expliquer en admettant que 1 animal en expérience ait fabriqué un peu de graisse tout en ne changeant pas de poids, émettant ainsi relativement plus d’oxygène a 1 état d’acide carbonique que s’il avait simplement assimilé ou brûlé les hydrates de carbone alimentaires.

On a fait remarquer que sur L 00 parties d’oxygène contenu dans l’acide carbonique excrété, 82 seulement avaient été empruntées à l’air, et que le reste provient des aliments. D’autre part, si de l’oxygène de la totalité des excrétions, on soustrait celui qui a été apporté à l’état d’eau parles 1500 grammes de viande ayant servi d’aliments, il reste 1599gr,7 — 101 2gr = 587gr,5 d’oxygène dans les excrétions, abstraction

faite de l’eau absorbée toute formée. Or l’air n’a fourni que 47 7gI , 7 d’oxygène à l’animal, par conséquent 587gr,7 — 477gr,2 == 117gr,5 d’oxygène ou 18,8 pour 100 ont été directement fournis par la partie organique de l’aliment et celui-ci a pu se transformer en eau, acide carbonique, urée, etc., pour près du cinquième de sa quantité totale sans aucune intervention de l’oxygène de l’air, c’est-à-dire anaérobiquement.

Ces expériences nous montrent enfin que plus de la moitié des excréta se font chez les carnivores par la voie urinaire. Dans l’alimentation des herbivores, le bilan des entrées et des sorties se répartit autrement, l’équilibre définitif arrivant d’ailleurs également à s’établir. Voici, d’après Boussingault, quelques chiffres relatifs à l’alimentation du cheval par 24 heures :

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