PERTE OU GAIN
de
l’économie
en
corps gras.
Oxygène
absorbé.
Oxygène
nécessaire pour oxyder les matières disparues.
— 95er
529gr
A mesure qu’on force le poids de la matière azotée alimentaire, l’urée augmente dans les urines, non pas proportionnellement à la viande ingérée, mais à celle qui est réellement assimilée.
L’addition de graisses à la viande donne lieu à une épargne de matières azotées, mais le régime dégraissé pure n’empêche pas la désassimilation des albuminoïdes. Celle-ci, calculée d’après l’urée, s’accroît jusqu’à une certaine limite avec la quantité de viande qu’on ingère et malgré l’addition des corps gras. Lorsque à une ration moyenne de viande on ajoute beaucoup de graisse, une partie de ces dernières se dépose dans les organes, mais une autre plus considérable est brûlée et disparaît.
Les carnivores exclusivement nourris avec des hydrates de carbone (amidon, sucre, etc.) dépérissent comme s’ils étaient soumis au régime de l’inanition. Ils consomment leurs tissus azotés, tout en faisant quelquefois et en même temps des réserves de corps gras. Lorsque à leur régime exclusif de viande on ajoute au contraire des aliments hydrocarbonés, ils augmentent de poids et éliminent une moindre proportion d’urée. Une petite quantité d’amidon suffit à leur fournir facilement de la graisse et à produire une partie de l’énergie qu’ils empruntaient auparavant tout entière à la désassimilation de la chair musculaire.
Nous avons vu plus haut comment doit être comprise l’alimentation normale et les rapports qui doivent exister entre les principes albuminoïdes, les graisses et les hydrates de carbone pour arriver à tirer le meilleur parti des aliments au point de vue de la conservation de la santé et de la production de la chaleur et de la force.