‹ Cours de chimieChapitre 35 sur 166 · C. Acide Hjdriodique · texte numérisé non relu

C. Acide Hjdriodique

238. L’acide hydriodiquo est gazeux , incolore , d’une odeur très-piquante ; mis en contact avec l’air , il en absorbe l’humidité et forme des vapeurs blanches ; sa densité est de 4, 4*88. La chaleur rouge le décompose en |>artie.

23g. Cet acide n’existe que combiné avec la potasse dans les fucus (1) et les éponges. On l'obtient en soumettant à l'action d’une douce chaleur de l’eau , et du phosphore d'iode, composé de 16 parties d'iode et 1 de phosphore (2) (147) ; l’eau est décomposée , et il se forme en même temps de l’acide phosphoreux , qui reste en dissolution , et de l’acide hydriodique , qui se dégage ; ce gaz ne peut être recueilli ni sur l’eau , ni sur le mercure , parce qu’il se dissout dans le premier , et que le second le décompose ; on

rt--’ •

(l> Cm plaali* marin» , dcùfag» ordituirannu «ou, le non de V»ret« , eont de la Camille de, alree, ; ell» •ont inarticulée* , leur couleur rarie du brun verditre au brun noir. Elle» adhèrent an* rochers et sont rejette* tur le rïv âge par le* flot», U differente* espèces «1* fucu* qui croissent »ur le* bord» de h mer , J*m ies environ* tt? Marseille , ne renferment point d’iode . du moins toutes celles que nous a*on» essayées n’en renfermaient point. Celles qu’on recueille eu Normandie , et arec lesquelle* on fait tes soudes de vomi t en contiennent une este* grande quantité, C'e*t des eau* mère* de ce* *oude* qu’on catrait tout l'iode qu’on trouve dan» le commerce (5ili

f») Si on employait un phosphure renfermant plus d'iode , on obtiendrait un as* coloré en rouge qui serait de l'acide hydriodique induré; ai le photphure contenait plu» de phosphore " on obtiendrait de Hiydropbo»pW» et de lacnU bydt indique \ an doit aussi employer très-peu d’eau ,• car l’acide hydriodique étant très-»oluble resterait *n dissolution-

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doit le recueillir dans un flacon étroit , plein d'air , au fond duquel on fait arriver le gaz par un tube adapté à l’orifice du petit ballon dans lequel on a mis l'iqdure de phosphore et l'eau. Comme ce gaz est très-soluble dans l'eau , on peut facilement obtenir les dissolutions d’acide hydriodique en faisant passer un courant de ce gaz à travers de l’eau distillée : mais il vaut mieux faire passer un courant d’acide hydrosulfurique à travers de l'eau dans laquelle on a mis de l’iode : l'acide hydro-sulfurique est décomposé , le soufre se précipite , et son hydrogène , en se combinant avec l’iode , forme de l'acide hydriodique , qui reste en dissolution ; cependant , par ce procédé , il est presque impossible d’obtenir une dissolution limpide ; car il reste toujours dans la liqueur une certaine quantité de soufre dont on ne peut se débarrasser que par la distillation.

a4o. U' acide hydriodique n'est décomposé par l’oxigène qu'à la chaleur rouge ; en faisant passer un courant de ces deux gaz à travers un tube de porcelaine incandescent , il se forme de l’eau et des vapeurs d'iode. L'acide hydriodique éteint les corps en combustion. Il est décomposé à la température ordinaire par le chlore et les acides nitrique et sulfurique concentrés; le chlore donne naissance à de l’acide hydro-chloriquc et à des vapeurs d'iode ; les acides nitrique et sulfurique , à un dépôt d'iode et à du deutoxidc d'azote ou à de l'acide sulfureux.

L’acide hydriodique a une très-grande affinité pour l’eau , aussi ce liquide peut en dissoudre un grand nombre de fois son volume. Une dissolution d'acide hydriodique , soumise à l'action de la chaleur , ne laisse dégager que de l'eau jusqu’à la température de 118"; sa densité est alors 1,7; au delà, la combinaison d’eau et d’acide se volatilise elle-même. Il se combine aussi avec l’iode , et forme un gaz coloré en rouge , qu’on nomme Acide Hydriodique Iodurâ.

Le gaz hydriodique se combine à la température ordinaire avec l'hydrogène protophosphoré et l’hydrogène per-phosphorc. Les hrdriodalcs d'hydrogène phosphore sont solides , cristallins , volatils , décomposés par l'alcool , l’eau et tous les acides qui en renferment , et , enfin , par toutes les bases salifiables , c’est-à-dire , par les oxides métalliques et 1 ammoniaque ; dans tous les, cas , l'acide hydriodique se combine avec l’eau ou la base salifiablc ; il se dégage de l'hydrogène protophosphnré et il se précipite du phosphore , si l'hydriodate renferme de l’hydrogène per-phosphoré. Lorsqu'on décompose l’hydriodate d'hydrogène proto-phosphoré par l'ammoniaque , le volume d’hydrogène prolo-pliosphoré qui se dégage est égal au volume d'ammoniaque absorbé ; or , comme l'acide hydriodique se combine avec un égal volume d'ammoniaque , il en résulte que l’hydriodate d’hydrogène proto-pliosphnre est composé d’un volume d’acide hydriodique et d’un volume d’hydrogène proto-phosphoré. Lorsqu'on décompose l'hydriodate d’hydrogène per-phosphorc par l'ammoniaque , le volume d'hydrogène proto-phosphoré qui se dégage n’est que la

moitié de celui de l'ammoniaque absorbé ; or , suivant plusieurs chimistes , l'hydrogène per-pbosphoré en passant à l’état d’hydrogène proto-phosphoré ne change pas de volume : l’Iiydriodate d'hydrogène por-phosphoré serait alors composé d'un volume d'acide hydriodique et d’un demi-volume d’hydrogène per-phosphoré; mais, suivant M. Thomson et M. Labillardièrc , l’hydrogène proto-phosphoré résulte d’un volume d’hydrogène per-phosphoré et d’un volume d’hydrogène condensés en un seul , et , par conséquent , un volume d’hydrogène per-phosphoré , en passant à l'état d’hydrogène proto-phosphoré , produirait un demi-volume de ce gaz ; il résulterait de là que l'hydriodatc d’hydrogène per-phosphoré serait aussi composé de parties égales en volume des deux gaz. Les hydriodates d’hydrogène pliosphoré ont été découvertes par M. Dulong.

*4*- Lorsqu’on met l’acide hydriodique en contact avec le mercure , l'iode est absorbé , et on obtient un volume d’hydrogène égal à la moitié de celui de l’acide ; par conséquent , l'acide hydriodique est composé d'une quantité d’hydrogène représentée par la moitié de la densité de l'hydrogène , cl d’une quantité d’iode égale à la différence de la pesanteur spécifique de ce gaz , et de la moitié de celle de l'hydrogène ; c’est-à-dire , de c,o344 d'hydrogène cl de 4>3g44 d'iode , ou de 0,08 d'hydrogène et de 0,9a d'iode , et sa molécule est formée de 1 molécules d'hydrogène et de 1 molécule d’iode : son poids est de 1 5,744- Cet acide a été découvert par Gay-Lussac.

D. Acide Hydro-Séléniquc.

a4a- Cet acide est gazeux , incolore; son odeur est analogue à celle du gaz hydrogène sulfuré ; respiré à très-petite dose , il agit sur l’économie animale avec beaucoup plus d'énergie que l’hydrogène stdfuré (1) ; sa densité est inconnue. On peut obtenir l’acide hydro-sélénique en traitant par la chaleur le séléniurc de fer par l'acide hydrochlorique : les phénomènes qui se développent dans la réaction de ces deux substances sont absolument analogues à ceux que nous avons décrits dans la préparation de l’hydrogène sulfuré ; le gaz doit être recueilli sur le mercure : par ce procédé , le seul qu’on ait employé jusqu'ici , l’acide hydro-scléniquc est toujours mêlé avec un gaz combustible , insoluble dans l'eau et les alcalis , dont la nature n'est pas connue. L’acide hydro-sélénique est soluble dans l’eau , l'air en précipite le sélénium sous la forme d'une poudre rouge. Cet acide a été découvert par M. Bcrzélius ; il est sans usage.

(l) M. Bertélius ijint rripiré un volume de p» hydro-sélé nique ^ninUnl l celui d’on petit pois , m yrn devinrent rouge* et enflammé* , l'odorat disparut cnmplrlrmrat pendant cinq à si* heures , un rhume violent *c déclara et persista pendant quinze jours; une seconde eipériencc, laite encore sur un trh-pttii volume de g ax mêlé dur atmosphérique , produisit encore les mêmes effet* , mais avec moins d'énergie.

§ III

Acides Irréductibles.

243. Les acides irréductibles sont au nombre de deux , savoir ; l’Acide Fluorique et l’Acide Siliciquc.

A. Acide Fluorique.

244' Propriétés Physiques. L'acide fluorique contient toujours de l'eau ; il est liquide , incolore , répand dans l’air des vapeurs blanches , très-piquantes j il ne se congèle point à 4“° au-dessous de zéro , son ébullition a lieu au-dessous de 3o* ; sa pesanteur spécifique est inconnue ; il rougit fortement la teinture de tournesol ; mis en contact avec la peau , il la désorganise subitement ; les parties voisines deviennent blanches , douloureuses et forment une ampoule volumineuse qui se remplit de pus : une quantité d’acide à peine visible suffit pour produire ces phénomènes. L'acide fluorique est inaltérable par les fluides incoercibles.

245. État Naturel. L'acide fluorique 11’existe dans la nature qu'à l’état de combinaison avec la chaux , l’alumine , l'oxide de cérium et l’ittria.

246- Préparation. C'est en traitant le fluatc de chaux naturel ( spath fluor ) par l’acide sulfurique , qu’on obtient l’acide fluorique ; l'acide sulfurique s'empare de la chaux , et l’acide fluorique rois en liberté se dégage. On se sert pour cet objet de l’appareil (fi g. 76 ) ; il consiste en une cornue de plomb , composée de deux parties qui emboîtent l’une dans l’autre , et d'un récipient courbe , également en plomb. On introduit dans la cornue , en la démontant , une pâte formée avec une partie de sulfate de chaux pulvérisée , et deux parties d'acide sulfurique concentré ; on lutc les jointures des deux parties de la cornue , ainsi que celles de son col et du récipient ; on plonge ce dernier dans une capsule pleine de glace ou d’un mélange frigorifique , et on fait chauffer la cornue : l’acide fluorique se dégage en vapeurs et se condense dans le récipient. On ne

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pourrait pas employer des vases de. verre , parce que l’acide fluorique les attaque avec une grande facilité. L'acide fluorique doit être conservé dans des flacons de plomb ou d’argent ; mais lorsqu’il esl très-concentré on ne peut pas employer des vases de plomb , parce qu’ils ne ferment jamais exactement , et qu’ils laissent toujours dégager l’acide en vapeurs.

247. Propriétés Chimiques. L’acide fluorique est inaltérable à l’air , indécomposable par tous les corps connus ; parmi les corps déjà étudiés , il en est trois avec lesquels il se combine , savoir : l'ammoniaque , l'eau et l'acide borique. La combinaison de l'acide fluorique et de l’ammoniaque ne sera examinée que plus tard.

L'eau et l'acide fluorique se combinent en toute proportion ; cette combinaison est toujours accompagnée d’un grand dégagement de chaleur: lorsqu’on verse de l’acide fluorique concentré dans de l’eau , il se produit un sifflement analogue à celui qui accompagne l’immersion d’un fer rouge dans ce liquide ; si l’on versait à la fois une grande quantité d’acide , la chaleur développée serait assez forte pour projeter le liquide à une grande distance ; l’acide fluorique en dissolution agit de la même manière que l’acide concentré , seulement avec moins d’énergie.

L'acide fluorique se combine très-facilement avec l’acide borique , à la température ordinaire. L’acide fluo-borique est gazeux , incolore ; son odeur est analogue k celle de l’acide hydro-chlorique ; il est incombustible , impropre à la combustion ; il rougit fortement la teinture de tournesol ; sa densité est de a, 371. Ou l’obtient en mettant dans une fiole & médecine un mélange pulvérisé de a parties de fluatc de cbaux et de 1 partie de borax ; on verse dessus ta parties d’acide sulfurique concentré , on chauffe légèrement : le gaz ne tarde pas à se dégager ; on le recueille sur le mercure ; il est inaltérable par les fluides incoercibles , il produit des Tapeurs épaisses dans l’air .' c’est de tous les gaz le plus soluble ; il charbonnc les matières végétales et animales avec lesquelles on le met en contact : mais il n’attaque point le verre et ne désorganise point la peau comme l’acide fluorique. Il a été découvert par MM. Gay-Lussac et Thénard.

248. Hypothèses sur sa Nature. On a regardé pendant long-temps l’acidc fluorique comme composé d’un radical qu’on a désigné sous le nom de Fluor, et d’une certaine quantité d’oxigène. En 1810 M. Ampère le considéra comme un acide hydrogéné , et désigna sa hase par le nom de Ph/ore ,

yOopwç , delr'tère ; mais comme cct acide n'a jamais été décomposé , et que tous les faits s'expliquent également bien dans l'une et l'autre hypothèse (i) , on doit regarder la question de la nature de l'acide fluorique comme irrésolue. Le poids de la molécule de l'acide fluorique , déterminé par la composition des fluates , est 2.

249- Usages. Lacidc fluorique est employé pour graver sur verre : pour cela on commence par recouvrir le verre d'une couche très-mince d'un mélange de 3 parties de cire et de 1 de térébenthine , ou mieux encore du vernis dont on se sert pour graver sur le cuivre ; avec une pointe on découvre le verre là où l'on veut l’attaquer , et on le met dans une beîte de plomb où l'on fait arriver de l'acide fluorique en vapeur : en peu d'instans le verre est corrodé partout où il n’est pas recouvert ; au lieu de vapeurs on pourrait employer de l'acide très-étendu qu'on verserait sur le vernis.

aSo. Histoire. L’acide fluorique a été découvert par Schéclc , en 1771. C’cst à MM. Gay-Lussac et Thénard qu’est dû le procédé que nous avons indiqué pour sa préparation.

B. Acitle Silicique.

a5t. D’après M. Berzélius nous avons rangé la silice au nombre des acides , parce que cette substance se combine avec presque tous les oxides métalliques , et forme des composés absolument analogues aux sels , et qu’elle a la plus grande analogie avec l'acide borique ; à la vérité , elle ne rougit point la teinture de tournesol , mais c’est probablement parce qu’elle esf insoluble. Nous avons placé l’acide silicique parmi les acides irréductibles , quoique MM. Berzélius , Humphry Davy et Stomcyer assurent l'avoir décomposé par le fer et le carbone, et par le potassium , à une haute température ; parce que le résultat de ces expériences n’est pas

(1) En admettant que l'aride fluorique toit un hydradde , on admet que le spath fluor est un fluorure de raldum , et que c'est par la décomposition de l'eau de l’adde sulfurique que le fluor passe à l'état d’acide , cl le cakium à Tétât de chaux.

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encore généralement admis , et qu'au surplus le silicium n'aurait été obtenu qu'à l'état de combinaison avec le 1er ou avec le potassium.

a5a. Propriétés Physiques. La silice ou acide silicique est une substance solide, blanche, rude au loucher; elle est infusible , inaltérable par les fluides incoercibles ; sa densité est de 3,606.

253. Etat Naturel. Pure , elle constitue le cristal de roche ; associée à quelques oxides métalliques , elle forme tous les silex ; elle entre dans la composition de presque toutes les pierres dures , de presque tous les terrains : c’est une des substances les plus répandues dans la nature.

25.}. Préparation. La silice existe pure dans le cristal de roche , mais comme cette substance n'est pas très-commune , on l'extrait quelquefois du sable et des cailloux siliceux : pour cela, on prend 1 partie de sable ou de cailloux bien pulvérisés , et on la met dans un creuset de terre ou d’argent avec 2 parties d'hydrate de potasse : après un{f demi-heure d’une chaleur rouge obscure , on obtient une matière homogène , soluble dans l'eau , et dont l'acide hydro-chlorique précipite la silice sous la forme d'une substance blanche , gélatineuse (1) , qui, pour être parfaitement pure, n’a besoin que d’étre lavée , séchée et calcinée (2). Le poids de sa molécule , calculé d'après la composition des silicates , est 2.

255. Usages. Les usages de la silice sont nombreux et importans : combinée avec la chaux , elle forme les mortiers ; avec les alcalis et les oxides métalliques, le verre ; avec l’alumine , toutes les poteries, depuis la brique la plus grossière , jusqu'à la porcelaine.

256. Propriétés Chimiques. La silice n'a d’action que sur un seul des corps déjà examinés : sur l’acide fluorique.

La combinaison de ces deux corps est une substance gazeuse , acide , ayant une

(1) Cependant si le nivale de. potasse liait dissout dan» une trop grande quantité d'eau , l'acide hydro-chlorique ne précipiterait pas immédiatement la silice; il faudrait évaporer la liqueur : parvenue à un certain degré de concentration , la silice se précipiterait sous la forme d’une gelée translucide. *

(s) 0 11 peut aussi obtenir la dissolution de la silice dans la potasse à la chaleur de la lampe , en ■ employant une certaine quantité d’eau , et faisant évaporer plusieurs fois jusqu’à siceité. Celte méthode est même beaucoup plus commode que de faire rougir le mélange de potasse et de silice , parce qui! arrive très-souvent que le creuset le fond. On ne pourrait pas employer un creuset de platine , parce que ce métal est lrcs-sensibiement attaqué par la potasse.

odeur analogue h celle de l’acide hydro-chlorique. Le gaz (luo-silicique répand des vapeurs blanches dans l’air , il est inaltérable par la chaleur ; on l’obtient par le même procédé que l'acide fluo-borique : on iutroduit dans une cornue de verre un mélange de 3 parties de Ouate de chaux , i de sable et une quantité d’acide sulfurique concentré suffisante pour faire une pâte liquide. Le gaz se dégage à une température peu élevée ; on doit le recueillir sur le mercure. L’eau décompose l’acide fluo-silicique en deux parties : l’une, avec excès d'acide fluorique , reste en dissolution ; l’autre, avec excès d’acide silicique , se précipite en gelée translucide (■). Cet acide est sans usage ; d’après M. Bcrzélius , il est formé de o,Gi de silice et de 0,39 d’acide fluorique.

267. Histoire. Cette substance a été connue de toute antiquité ; elle a été long-temps désignée sous le nom de Terre Vitrifiable.

(O Lorsqu'on ,rat diuundr, un grandr quantité d'aride fluo-silicique tint l'eau, il faut meure eu fond du vase qui renferme ce liquide, une eouclse de mereure dans lequel nn fait, plongrr Irslr/uiilr du tube d'ob se dégagé le gai ; sans cela le précipite qui se formerait à l'eitrémitr du tube , l'aurait bientôt obstrué.

RÉSUMÉ DU CHAPITRE III

Acides non Métalliques.

Acids Nitrique.

Acide Nitreux

Acide Utpo-Nitrevx.

Acide Chloriqus.

Acides Oiigcnés .

P. P. Liquide, blanc, très - odorant ; désorganise la peau; renferme toujours de l’eau. P. S. «le 1,55* À i,5io. Bout à 8t>> . co te décomposant eu partie ; te congelé A JO*> ; se décompose ta- , talrnieut à mie température très* élevée. La lumière solaire || décompose en partir et colore celui qui est trcs-concentrr.

E. N. N’existe dam la nature que combiné avec la chaut, la potasse, la soude et U magnésie.

P S'obtient en décomptant le nitrate de potasse par l'acide sulfu-

rique.

P. C- Se combine avec^ l'eau en toute proportion ; convenablement étendu, l'ébullition n’a lieu qu’a m®; il absorbe le deutoxide d'arote en miantitr d'amant plu* grande que l'acide est plu* ti concentré; fa dissolution est filrue .verte ou orangée, suivant m que la quantité de gax est plu» considérable. L’acide nitrique est décomposé par tous les corps simple» non métalliques, • 'excepté rosier ne , le chlore , F azote et l’iode.

A..... On détermine la composition de l’acide nitrique en introduisant dan» une cloclic du «leutovùle d'azote , de l'oaigene rt de l'<M ; Il est formé de j volume* d’oxiçnic et de a volumes d'axnte , «»u , en poids , de 0^73 d'oxigene et de 0,17 d’aaote ; sa molécule est formée de .» molécule* d’oxigéne et de a molécules d'azote ; «on poid* est de 6,768. Ijr* usage* de l’aride nitrique sont très ■ nombreux. Il a été découvert par Kay umtid-Lulle , en , et décomposé par Curmlidi ; ou le désignait sous le nom d' Esprit de Nttre, d'Eau Forte.

î.iqiiide , jaune orangé , incolore \ W>. P. S. i,Lil. Très-corrosif; bout a a8° ; ses vapeurs vont jaune» rougeâtres. S'obtient en distillant le j uitrate de plomb. Combiné avec l'eau , il présente les même* pléme j mènes de couleur que la dissolution de deutoxide d'siotf dan* l'acide nitrique ; il j«*uil de toutes le* autre» propriété* chimiques j de l’acide nitrique ; on l’analyse en décomposant u vapeur par le 11 fer ou le coitre à la chaleur rouge. Il e*t formé de 3 volumes d'«*sigén«- et «le 1 volume d'acolr ; »a molécule l’est «le 3 molécule» j d’oxigene et de 1 molécule «l’azote; son poid» est de 3,88 J. Cet acide est connu drpuis Ircs-liing-tcmp» mai* on le regardait comme un KM. C’est M. Du long qui, le premier, l’a obtenu à l'état liquide.

• N'exisre jamais qu'm combinaison avec les alcali»; se forme lorsqu’on

met de Foxigme et un excès de deutoside d'azote en contact avec «le Peau alcaline. Il en formé «le 3 volume» d’oxîgène et de a volumes d'azote ; u molécule l’est de J molrcules d’uxigrue et de a ' d'azote ; »on poid» est de 4,768. U * été découvert par M. Gay- Lumc.

< LUyuide , incol«»re ; se décompose à une température élevée. Il #e forme lorsqu' «m fait passer un courant de chlore dans une dissolution alcaline ; on l’obtient en dissolvant dan* l’eau le chlorate de hante et précipitant cette bave par l'acide *nlfuri«jue ; ou l'aiuljsc j en décoiuposant le chlorate de poiaasc par U chaleur. Sa molécule

' est formée de a molécules de clilore et de S d'uxigène ; son poids

• cal de 0,393. Il est sans usage.

Acide Crloriquk

oxictuL

Acide Phospiiorique.

Acide PnosniATiQwi.

Acide Phosphoreux.

Acids IIypo-Phosphokeux.

Acide Sulfurique.

Liquide, incolore , renferme toujours de l'eau ; volatil 1 : s'obtient en

décomposant , par l'acide sulfurique , le chlorate oxigrné de potasse à on l'analyse en décomposant par la chaleur le chlorate oxig roé de Dotasse. Sa molécule est formée de i molécules de chlore et de 7 d’ntigêne \ son poids est de H,3q3. Il a été découvert par M- le comte P. Stadion.

Solide, vitreux . incolore, fusible à La chaleur rouge , volatil À une température plu» élevée ; un courant galvanique le décompose. Il nVxiste dans la nature que combiné avec la chaux et plusieurs autres oxides métalliques. On l'obtient : ta en brûlant le phosphore dan» une cloche pleine d'air ou d'uxigéne ; a* en brûlant le phosphore par l'acide nitrique; 3® en décompnsant par la chaleur le pliosphaie d’ammoniaque , 4° en dissolsant le phnspluiie de barite dans l’acide nitrique faible et précipitant la barite par l'acide sulfurique. L'acide ubuspborique est décomposé par le carbone et probablement par l'Iiydrogéne et le bore; il se cunibine avec l'eau en toutes proportions. A la chaleur rouge , il en relient encore */j de son poids. Il a été découvert par Margraff. Il est sans usage. Les analyses qui en ont été faite» différent beaucoup entre elles : d’apc.-s Bcraéliu», il est composé de 0,4* de phnspbore cl 0,-58 d'oxigene.

Liquide , incolore ; renferme toujours de l'eau : se décompose 1 aory> en hydrogéné phosphoré et en acide phosphoriooe ; n'existe point dans la nature. Il se forme par la combustion feule du phosphore dans l’air; il se combine avec l'eau en toute proportion; mis en contact avec les oxides métalliques , il se transforme en acide phosphorique et en aride phosphoreux. Il est composé de o, de phosphore et de o,5i d'oxi|srne. il a été découvert par >1. 6a ge ; mais c'est Lavoisier qui le distingua de l'acide phosplioi-ique.

Solide . sans odeur ; se décompose par la chaleur , et donne les mêmes produits que l'acide pluisphatiqur ; n’rxisle point dans la nature. On l’obtient eu décomposant par Peaa le proto-chlorure de phosphore et faisant évaporer l’eau et l'aeide hydro-chimique. D'après Ni. Bercélius , l’acide phosphoreux e»t composé de o,3h de phosphore et de ü,44 d'oiigènr. Il a élé découvert par M. Dulnng.

Liquide , inc ri stalli table ; décomposé par la chaleur en hydrogène phosphore , phosphore et acide pliosptionqur ; s'obtient en déeotupu».ltll par Peau le phmphiirr de barite ; il *e forme de l'hydrogène pbns- \ pbofé qui se dégage , un phosphate qui se précipite , rt un ;

rlansphîte qui reste en dissolution ; on in précipite la barite par acide sulfurique , et on fai* évaporer à une douce clialeur et dans le vide. <iet acide décompose un grand nombre de corps brûlés ; on l'analyse par le chlore. Il est composé de o,ri de phosphore rit de o, *8 d'oxigene. Il a été découvert par M. Dulong. Il ut sans usage.

P. P. Liquide ^ blanc ; le pins concentré renferme */j d'eau ; il porte lifio. Sa densité est de 1,84». Il se vaporise à 3oO* J se décompose à une température élevée et par un courant galvanique. ; E. N. Existe quelquefois libre] ordinairement combiné avec la chaut, la barite et U sironliane,

P.. .. S'obtient en niellant en contact l'acide sulfureux, le deutoxide d'unir , l'oxigêne et l’eau. Pour cela . on fait arriver dan» une clumhre de plomb |e» gai qui résultent de la combustion d’un mélangé de soufre et de salpêtre; tantAt la combustion a lieu par un courant d'air , alors la chambre est garnie d'une cheminée, ri IVau , il IVlat liquide, .est déposée sur le solde la chambre ; lantAt la combustion a lieu seulement par la décomposition du nitre , alors la chambre f»l exactement fermée , et IVau y es» introduite en vapeur». On concentre l'aride par U chaleur ; on l'obtient parfaitement pur par la distillation.

Suite de fAerDE S ul pudique.

Acide Sulfureux.

Acide Hypo -Sulfurique.

Acide IItfo- Sulfureux.

Acide Iooiqce.

Acide Sèièmqve.

P. C. L’açîde sulfurique se combine en foule proportion avec l’eau;

il y a lmi0ur» dégagement de chaleur ; avec ta place » H y a production de chaleur ou de frnûl , suivant les proportions. Tou* le.» cor p* «impie* non métalliques , excepté l'atole , le chlore , l'iode Cl |e «élénium, décomposent l’acide sulfurique.

A..... On analyse l'acide sulfurique en le «létomaounl par la clialeur : J il renferme 3 parties antigene (I ] de soufre; sa noUcvk j est composée de 3 molécules d'oxigène ci de l de soufre ; ! son poids est 5.

U...». On l’emploie pour obtenir tous 1rs autres acides : dans U fabrication de la soude , de l’alun , de» sulfates de fer , de cuivre , etc.

li.... Il a été découvert par Basile Valentin , à la fin du i5* siècle.

Gai incolore , odeur furie. P. S. a. Inaltérable |»ar les fluides incoercible» ; existe dans le voisinage des volcan»; s’obtient en brûlant lc : soufre dans l'air, dans l’oxigène , ou mieux en décomposant l’acide 1 sulfurique par le mercure. L’acide sulfureux n’absorbr point rosiffnc ! i Tétai de ga* ; il éteint les corps en combustion ; il est décomposé ! h une trmiiérat'Ure très-élevée par l'hydrogène cl le carbone, et pur | le chlore humide ou en dissolution; l’eau en dismut 44 foi» son I volume dans les circonstances ordinaires. L’acide sulfureux néroinpnsr I l'acide nitreux humide. Lorsqu'on brûle du soufre dans l'oxigéne pur, | on obtient un volume d’acide sulfureux égal 1 celui de Toxigrnr . emplofé. L’aride sulfureux est romposé de partie* égales d’oxigène et de soufre ; sa molécule est formée de a molécules d’oxigêue et de i de soufre ; son poids est 4*

' Liquide, incolore; renferme toujours de Peau ; la densité de celui nui est le plus concentré , est de 1.347; ^ ce degré de deiisilé , il se décompose spontanément dans l’air. On l'obtient en faisant passer un courant d'acide sulfureux dans de l’eau tenant du peroxidr de manganèse rn suspension, fl »e forme du sulfate et de Thypn-sulfule ; on précipite le manganèse et l'acide sulfurique par la b.» ri le ; ou fait cristalliser l'ijywsulfttf de liante , dont on précipité ensuite la baie par l’acide sulfurique. Cet acidr est composé de i-jS d’oxigène et dr inn de soufre ou de parties égale» d’acide sulfureux et d'acide !j sulfurique; ta molécule est formée dr i molécules de toufre et de : 5 d'oxigène; son poids est 9. Il a été découvert par M. Gay-Lussac ; [ il est sans usage.

Cet acide n’rxi»*e qu’en combinaison avec les oxide» métallique» ; il se forme lorsqu'on met le fer dans une dissolution d'acide sulfureux. Il est composé de 100 parties de soufre et de 5o d’oxi/éne ; nn peut le regarder comme compoaé de 1 partir» d'acide sulfurent et de 1 partie de soufre. Sa mulécute est formée de » molécule d’oxigène et de 1 molécule de soufre ; son poids est 3.

’ Solide , blanc , plus pesant que l’acide sulfurique concentré ; w décompose à La (empératurr de l’ébullition des huiles fixe»; s'obtient j en décomposa ut l'oxide de chlore NC par l’iode et chassant par la

| chaleur le chlorure d'iode , qui sr forme en même temps. U est

très- soluble dans l'eau ; il se combine avec les arides nitrique , sulfurique et nhosphorique ; il e»l décomposé par tous lès rorps qui absorbent loxigéne ; on l'analyse en calcinant l’iodair de potasse. Il | est formé de n,)! d'oxigène et de 0,76 «l’iode va molécule est roitf potée de 1 molécule d'iode et de 5 d'oxigène ; son poids est . . de 30,63. Il a étr~ découvert par M. Gjj-I.iivuc ; il est sam usage.

(Solide , blanc , volatil ; indécomposable par la chaleur ; s'obtient en brûlant le «élénium dans Toxieéne ou l’acide nitrique; il est déliqunent , très-soluble, susceptible dr cristalliser; s’analyse en dé-

I composant le chlorure de sélénium par l’eau. Il est romposé de 0,39 de sélénium et de. i>,n d’oxigène ; sa molécule est formée de a molécules d’oxigène et de 1 de sélénium ; soi» poids eil de 7,135. Il a été découvert par M. Brrtélius ; il est tan» usage.

Acid k Borique.

Acide Carbonique.

Acide IIïdilo-Chloiuque.

’ Solide , fuiiblci b chaleur rouge , Oie , indécomposable par b chalenr ; «inr dam b §ilure en dissolution dans le* eaux dr plusieurs lacs d’Italie, et combiné arec la wuidr. On l'obtient en faiunl évaporer Ira eaui qui le renferment , ou en décomposant une dissolution de borax par l'acide sulfurique ; lorsqu'il cristallise en écailles , il rrnfemae une substance animale; il n’est décomposé par aucun drs corps déjà examiné*. Sa composition , déduite de celle du borate d’ammoniaque , est île 0,7 j d’oxigènr et de o,a6 de bore ; sa molécule est formée de 1 molécules d'oxigenr et de 1 roolecule de bore; son poids est de a.Gqjf». 11 est employé' dans l’analyse des pierres. Sa decouverte a été faite par Houiberg , en 170X

P. P. Gai incolore. P. S.^ Se transvase dans l'tùr comme les

corps liquides ; indérotnpovahle par la chaleur ; décomposé par un courant d’étincelle* électriques en oxigenc et en oxide de carbone.

E. N. Existe dans Pair , dans les cavernes des terrain» volcaniques et de calrairrs récent, dans certaines eaux minérale»; c’est un des produit» de la respiration et de b décomposition de toutes les matières végétales el animales.

P S'obtient par la combustion du charbon ou par b décomposition

des carbonates par les acides-

P. C. Il éteint les corps en combustion et asphyxie les animaux qui le retinrent en trop grande quantité. 1, hydrogène et le carbone le décomposent A une température très-élevée; l’eau , à la truipérature ordinaire, en dissout une lois son volume; . sous une grande pression , clic peut en dissoudre jusqu’à o j et fi fuis plus.

A En brûlant du charbon dans Poiigéne , on obtient un égal ■

volume d’acide carbonique ; cet acide est composé de 0,7a d’oxigene et de (1,18 dr carbone ; sa molécule est formée de a molécules «Poxigène et de 1 molécule de carbone. Son poids est de a, yS.

E. II. Employé^ daus b fabrication^ de la réruse, de» eaux minérales artificielles; c’est le premier gax qu'on a distingué dr Pair.

1 Ccst Lavoisier qui a découvert sa nature.

Acides Hydrogénés.

P. P- Gax incolore, odeur forte. P. S. 1,1(7. fl n'nl point décomposé par la clialrur ; mais il P est en partie par un courant d’ étincelles électriques.

E. N. II n'exisie libre que dans le vuisinage drs volcans ; on le trouve souvent combiné avec U soude et d'autres acides métallique».

P On Publient en décomposant le sel marin par l'acide sulfu-

rique ; on l'emploie ordinairement en dissolution dans Peau ; celui du cumnierre est toujours coloré en jaune par un peu de fer ; ou le purifie par b distillation.

P. C. Il est sans action sur tous les corps simples non métalliques;

îl ne se combine qu’avec Peau e» P.tnimnnîaqur ; à la température ordinaire , Veau dissout SJÎy\ fois son volume d'acide lijdro-rhlorique.

A..... En soumettant à l'action de b lumière diffuse un mébnge d’un volume de clibvre et d’un volume d'hydrogène, on obtient a volumes d’acide hydru-clilorique. Il suit de b que cet acide est composé de 0,97 de chlore et de 0,0.1 d'hydrogène Na molécule est formée de t molécule de culore et de 1 d'hydrogène ; son p«iid» «t de i,SRi7;

U . . . . Cet aride e*t employé dans b fabrication du chlore , pour extraire b gélatine d«*v os et pour obtenir un grand nombre d’autres

corps.

. H Il a été découvert par Glauber.

Acide Kir dro - S tn.Fi1 r r Qt: r.

Acide Hydriodjqcb.

Acide Ht dro-Srlk nique.

P. P. Gai incolore , odrur fétide. P. S. 1,1910. C’r»t un dr> pai Im ! plu* délétères il ei( drcuiupmr par la rluluir.

E. N. Kiult ilan* crruinrt nui minérales; c’cst un dn produit* de ; U putréfaction d« matière» v/|(t:M{n et aniiulr*.

P S'obtient en traitant le. sulfure d'antimoine par l'acide hydre* 1

chlonquc , ou rn traitant par un aride quelconque une pite formée avec de l'eau, du soufre et du fer.

P. c. L’acide hjrdro - mlfurioue c*t combustible ; décomposé par le | chlore et Inde à la température ordinaire ; par le* arides nitreux , nitrique , indique , sulfurique ; l’eau en dissosjl 3 fois son volume à la tenipétature ordinaire.^

Acide Pluomqcx

Acide SiuctQuB.

soufre ; Min poids est de

U. H. Employé en médecine, dan» les laboratoires. Découvert par k Scbcele.

Gaa incolore , odeur piquante ; répand des fumées blanches ; décomposé en partie par la chaleur. S obtient rn déc nmpmaut par l’eau le pho.tphure d’iode ; se recueille dans un flacon plein d’air. S'obtient en dissolution dans l’eau, en faisant passer un courant d’acide hydro* sulfurique dans de l’eau renfermant de l’iode. Il est très-soluble : décomposé par le chlore et le* acides nitrique et sulfurique concentres ; il *e combine avec l'hydrogène proto- phosphore et por- phosphore. L’acide hydriodioue est composé de 0,9s d’iode et de 0,08 d'hydrngêne ; sa molécule est formée de a molécule» diiydropene et de 1 d’iode ; son poids est de t5,;{4- Il a été découvert pat M. Gay- J Lusaac ; il est sans usage.

Gat incolore , le plu» délétère de tou» «'obtient en décomposant le * séléniurc de fer par l’acide hjrdro-chlnriquç. Il est soluble dans l’eau ; fair eti précipite le sélénium. 11 a été découvert par M. Beraéliu». j

Acides Irréductibles.

Liquide . blanc , très-corrosif, bout au-dessous de 3o* . répand dans ’ l’air de* vapeurs épaisses; existe combiné avec U cbativ , l'alumine, etc. | S'obtient rn décomposant dans une cornue de plomb le filiale de duaux par l'acide sulfurique ; il est très-soluble dans l'eau , sans action ■ sur les corps déji examiné» , excepté sur l'acide borique, avec lequel il se combine. L’acide duo-borique est gâteux , très-caustique , indécomposable par la chaleur; on l'obtient rn traitant un mélange de chaux et a acine borique par la chaleur. Il char bonne le* matières végétales et animales comme l'acide sulfurique concentré. L’acide fluorique est employé pour graver sur «cm. Il a été découvert par hrhérle , mai» obtenu pour la première fois très-concentré , par MM. Gay-I.ussac et Thénard.

’ Solide, insipide, insoluble, inaltérable par les fluides incoercibles; existe pur dan* le cristal de roche , çt combiné avec plusieurs oxide» métalliques dans «n grand nombre d’especes minérales; on IVx- ! irait de» cailloux siliceux , en les traitant h la dsaleur rouge par la potasse et précipitant cette h*jc par l’acide hydro-cltlorique. La silice n’agit que sur l'acide fluorique avec lequel elle forme un pat andr décomposé par l'eau en deux partir» : l’une , avec exces d'acide fluorique, reste en dissolution ; l’autre , avec excès de silice, se précipite. La silice était connue autrefois sous le nom de Terre Vilrifiable ; ses usages sont très-nombreux : elle entre dans la rninposiiion de* mortiers , des verre» et de toute» le* poterie». Le poid» de sa m<>- • lécule est a.

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