CHAPITRE III
Oxides Métalliques.
465. Les oxides métalliques sont des corps brûlés, à bases métalliques, qui ne jouissent point de la propriété de rougir la teinture du tournesol ; la plupart de ces corps se combinent arec les acides. Comme ils sont très -nombreux , nous les examinerons d’abord d'une manière générale.
Propriétés Générales des Oxides.
466. Propriétés Physiques. Tous les oxides sont solides , fragiles ; ternes , lorsqu'ils sont pulvérisés ; un seul est odorant , c’est celui d'osmium ; tous sont insipides , excepté ceux des métaux du 2* ordre , le dcutoxidc d'arsenic et l’oxide d'osmiuin. Leurs couleurs sont trèsvariées.
467. Soumis à l'action de la chaleur , les oxides du 1" ordre n’éprouvent ni fusion , ni décomposition ; ceux des deux derniers ordres se décomposent facilement. Parmi ceux des 2* , 3* , 4* c* 5* ordres , il n'en est aucun que la chaleur seule puisse réduire ; mais il en est plusieurs qui abandonnent une portion de leur oxigène. Les oxides qui jouissent de cette propriété , à une température inférieure à la chalcur rouge , sont les deutoxides de calcium , de strontium , de zinc , de nickel ; les tritoxides d’antimoine , de cuivre et de plomb ; ceux qui ne passent à un moindre degré d’oxigénation qu'à la chaleur rouge , sont les deutoxides de barium , de sodium , d’uranc , de cobalt , de cuivre , de plomb , et le tritoxide de manganèse. Ces décompositions peuvent se faire très- facilement dans une petite cornue de grès , dont le col est garni d’un tube recourbé , qui s’engage sous une cloche pleine d’eau
ou de mercure ; lorsque la température ne doit pas être très-élevée , l’expérience peut sc faire dans une petite cloche courbe , pleine d'azote (Jig- 47 )■ Parmi les autres oxides qui n abandonnent point d'oxigène , il en est qui sont infusihles dans les fourneaux ordinaires , et qui ne peuvent être fondus qu’au chalumeau à gaz tonnant condensé ; tels sont les protoxides de calcium , de strontium et de barium ; il en est qui sont volatils , ce sont les oxides d’arsenic et d'osmium ; tous les autres sont fusibles à une température plus ou moins élevée.
La lumière est sans action sur les oxides métalliques.
On ne connaît que deux oxides magnétiques , ce sont le protoxide et le deutoxidc de fer.
Tous les oxides , excepté ceux du premier ordre , peuvent être décomposés par un courant galvanique ; pour cela , il faut mettre un oxide légèrement humecté en contact avec deux fds de platine communiquant avec les deux pôles d'une pile en activité , le métal sc réunit au pôle négatif et l’oxigcne se dégage à l’autre ; une pile de 100 paires est souvent suffisante. Lorsque le métal peut sc combiner avec le mercure, on facilite cette décomposition en prenant une masse humide d’oxide , dans laquelle on creuse une cavité qu'on remplit de mercure ; on fait plonger le fil négatif dans le mercure , on met le fil positif en contact avec une plaque métallique , sur laquelle on place l’oxide ; le métal réduit sc dissout dans le mercure.
468. Propriétés Chimii/nrs. Aucun oxide n’absorbe l'oxigènc de l'air sec , à la température ordinaire , mais un grand nombre l’ahsorbent à une température élevée. Il est évident que tous les oxides qui peuvent sc combiner avec une nouvelle quantité d'oxigène et qui forment de nouveaux oxides indécomposables par la chaleur , sont dans ce cas. Dans l'air humide , plusieurs absorbent l’oxigène à la température ordinaire , tels sont les protoxides de cobalt et de cuivre , les protoxides et les deutoxides de fer et de manganèse. Lorsqu’un oxide est en contact permanent avec l’air , souvent il absorbe l'acide carbonique et sc transforme cr» carbonate ; c’est ce qui arrive surtout aux oxides du 2e ordre.
46g. L’hydrogène est sans action sur les oxides du 1" ordre ; h une température élevée , il ramène à l'état de proloxide tous les deutoxides du 2' ordre et il décompose tous les autres oxides ; les produits de ces décompositions sont évidemment de l’eau , qui se réduit en vapeurs , et le métal , qui reste sous une forme pulvérulente , se fond ou se volatilise. Ces expériences peuvent se faire en introduisant le métal dans un tube de porcelaine placé dans un fourneau à réverbère , et faisant passer un courant d’hydrogène lorsque la température du tube est suffisamment élevée ; on peut produire le courant de gaz , en adaptant à l’extrémité du tube une vessie pleine d’hydrogène , ou un appareil propre à le dégager ; si la température ne devait pas être très-élevée , on pourrait faire l’expérience dans une cloche courbe pleine d’hydrogène.
470. Le carbone est sans action sur les oxides du 1" ordre ; il fait passer à l’état de protoxidc tous les deutoxides du 2* ordre , et il réduit les oxides de sodium et de potassium ; enfin , il réduit tous les oxides des ordres suivans. Dans la décomposition des oxides par le charbon , il se forme de l’acide carbonique ou de l’oxide de carbone , ou l’un et l’autre de ces gaz ; si la décomposition a lieu à une température peu élevée , il ne se formera que de l'acide carbonique ; car l'oxide de carbone ne peut se former qu’à une température très-élevée : si l’oxi(^; est difficile à réduire , il ne se formera que de l’oxide de carbone ; car , s'il se formait de l’acide carbonique , il serait décomposé par le charbon : enfin , si la température de la décomposition n’est pas très-élevée , de manière à ce que les deux gaz puissent se former , on obtiendra de l’acide carbonique, lorsque l’oxide métallique sera en excès, et de l’oxide de carbone , lorsque le charbon sera dominant.
47t. Le chlore sec, à l’aide de la chaleur, décompose l’oxide de magnésium et ceux de toutes les sections suivantes ; il se forme des chlorures , et l’oxigène se dégage ; on peut facilement faire ces expériences , en introduisant l’oxide dans un tube de porcelaine , à travers lequel on fait passer un courant de chlore , lorsqu'il est incandescent.
Lorsqu'on fait passer un courant de chlore dans un oxide en dissolution ou en suspension dans l’eau , il parait qu'il se forme d’abord un
chlorure d’oxide , et avec ceux du a' ordre , l’eau est ensuite décomposée ; ses deux élémcns , se combinant avec le chlore , donnent naissance à des chlorates et à des hydro-chlorates, du moins c’est ce qui arrive avec la potasse.
4ya. L’a/.olc est sans action sur les oxides me'talliqucs à toutes les températures.
47^. Le phosphore n’exerce aucune action sur les oxides du premier ordre ; il se combine avec les protoxides du 2” ordre et forme , avec les deutoxides de ces métaux , des proto -phosphates et des oxides phosphores ; on peut facilement constater ces phénomènes au moyen de l'appareil que nous avons décrit pour faire les phosphures métalliques (368) ( fig . 7g ). Le phosphore décompose les oxides des 5 ordres suivant ; il se forme toujours de l'acide phosphorique , souvent un phosphure et un phosphate : il ne sc forme qu’un phosphurc , lorsque le métal est très-facile à réduire , comme ceux du 7' ordre ; il ne se forme qu’un phosphate , lorsque le métal , étant à l’état de deutoxide ou de tritoxidc , est difficile à réduire et qu’il est en excès ; il peut se former l’un et l’autre , lorsque le métal , étant difficile à réduire , c’est le phosphore qui sc trouve en excès. La décomposition des oxides, par le phosphore , a souvent lieu avec un grand dégagement de lumière ; on peut faire ces décompositions dans un tube de verre , ftymé par un bout, lorsque la température ne doit pas être très - élevée 78); dans le cas contraire , il faut employer l’appareil (,/lg- 79 ).
Le phosphore , mis sous l’eau en contact avec les oxides , n’agit , même avec l’aide de la chaleur , que sur les oxides très-faciles à réduire et sur les oxides alcalins ; les premiers cèdent leur oxigène an phosphore qui passe à l’état d’acide phosphorique , et le métal réduit sc combine ordinairement avec le phosphore j les seconds , par la décomposition de l’eau , sc transforment en hypo-phosphites et en phosphates , et il se dégage de l'hydrogène phosphoré.
474- ht soufre décompose tous les oxides, excepté ceux du 1" ordre; à une température très-élevée , il forme des sulfures métalliques , et des sulfates avec les oxides alcalins ; avec ceux des 5 ordres suivans , il se
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forme de l'acide sulfureux et un sulfure me'talliquc ; il ne se produit point de sulfate , parce qu'à une température trcs-élevée , tous , excepté ceux du 2* ordre , sont décomposés ; mais , quand la température est inférieure à celle de la chaleur rouge , il parait qu’avec les oxides trèsdifïicücs à réduire , comme ceux du a* ordre , il se forme des oxides sulfurés. Ces expériences peuvent se faire dans un tube de verre , fermé par une de ses extrémités , et dans une cloche courbe , ou en mettant l’oxide dans un tube de porcelaine à travers lequel on fait passer le soufre en vapeurs , lorsqu'il est incandescent. La décomposition des oxides , par le soufre , a toujours lieu avec un grand dégagement de chaleur et de lumière. Le soufre , mis en contact avec l'eau et les oxides métalliques , n’agit que sur ceux du 2* ordre ; l’eau est décomposée , et il en résulte un liypo- sulfite et un hydro - sulfate sulfuré; l’action a lieu à froid, mais par la chaleur elle devient très-active (1).
475. L'iode sec , à une température élevée , se combine avec la chaux , la barite et la strontiane ; il réduit les oxides de potassium , de sodium , de bismuth , de plomb , d’étain et de cuivre , il se forme des iodures métalliques avec tous, mais avec les quatre premiers , l'oxigène se dégage , et , avec les deux derniers , il se combine avec une partie du protoxide qui passe alors à l’état de dcutoxidc. L’iode sec n’agit sur aucun autre oxide.
L'iode , mis en contact avec les oxides alcalins et avec l’eau , par la décomposition de celle dernière , donne naissance à des iodates et
(1) C’est par les expériences suivantes que M. Yauquelîn est parvenu à constater rrs faits. Lorsqu'on fait calciner au rouge un mélar^e de parties égalés de sous -carbonate de soude sec et de soufre , on obtient une matière qui, dissoute dans l’eau , contient du sulfate et de l’Iiydro-Milfatc , mais point d'hypo- sulfite ; d’où il suit que la matière sèche était formée de sulfate et de sulfure - métallique ; car , si elle avait été formée de sulfate et d’oxide sulfure , l'Iiydro-sulfate ue pouvant provenir que de la décomposition de l’eau , il se srrnil formé en même temps un liypo- sulfite par Toxigêne de l’eau décomposée ; or , comme il ne s’en forme point , il faut nécessairement que le soufre ait été combiné avec le métal qui s’est emparé de l’oxigène de l’eau décomposée , pour passer à l’éufcd oxide. Lorsque l’on fait calciner , à une température inférieure à celle de la chaleur rouge , un mélange de soufre et d’hydrate alcalin , ou a'obtient point de sulfate , niais seulement un hydrosulfate et un h y po- sulfite,
à des liydriodatcs J aucun autre oxide ne jouit de cette propriété : les oxides de mercure et du dernier ordre cèdent à l’iode humide une partie de leur oxigène et donnent naissance à des iodates et à des iodurcs. Tous les autres oxides sont sans action sur l'iode par l’intermède de l’eau.
47G. Le sélénium se combine avec lé plupart des oxides métalliques , principalement avec ceux qui sont au premier degré d’oxigénation : on peut facilement obtenir directement tous les séléniurcs d’oxides des deux premiers ordres ; quant aux autres , comme ils sont insolubles , on peut les obtenir par la voie des doubles décompositions , en versant dans une dissolution saline une dissolution de séléniurc de potasse.
477. On ne connaît point l’action du bore sur les oxides métalliques : il est probable , cependant , que ce corps en décomposerait un grand nombre ; car il a une grande affinité pour l’oxigènc , et il forme un acide fixe , indécomposable par la chaleur.
478. Action des Oxides non Métalliques. Veau peut agir sur les oxides métalliques de quatre manières différentes ; clic les dissout ; se combine avec eux de manière à former des composés solides , connus sous le nom d’Hydrates; clic les décompose, ou, enfin, est décomposée par eux.
Les oxides solubles dans l’eau sont au nombre de huit , savoir : la Potasse , la Soude , la Baritc , la Strontiane , la Chaux , l'Oxide de Lithium , le ücutoxide d’Arsenic et l’Oxide d’Osmium.
La plupart des oxides métalliques se combinent avec l’eau : les hydrates abandonnent facilement l’eau qu’ils renferment ; mais il en est trois dont l’eau ne peut être dégagée par la seule action de la chaleur, ce sont les hydrates de potasse , de soude et de baritc ; l’oxide de lithium est probablement aussi dans ce cas. D’après Berzélius , les hydrates ont une composition constante , et la quantité d’oxigène de l’eau est égale à celle de l’oxide ; mais l’expérience n’a pas encore suffisamment constaté celte loi. On trouve plusieurs hydrates dans la nature ; les principaux sont l’hydrate de silice et d’oxide de fer ( ocre ) , et l’hydrate de silice et d’oxide de zinc ( calamine ).
On ne connaît que trois oxides qui décomposent l’eau : les pro-
DE CHIMIE. 25i
toxidcs de manganèse , de fer et d’étain ; ces décompositions n'ont Heu qu’à la chaleur rouge.
Il y a cinq oxides qui peuvent être décomposés par l’eau , ce sont les deutoxides de potassium, de sodium, de barium, de strontium et de calcium ; chacun d’eux est ramené à l’état de protoxidc qui se combine avec l’eau , et l'oxigène se dégage ; la décomposition des deux premiers a lieu à la température ordinaire , celle des autres n’a lieu qu'à l'aide de la chaleur.
479. Les oxides de chlore étant très - facilement décomposables par la chaleur , ils agissent comme si le chlore et l’oxigène étaient séparés.
480. Le dcutoxidc d’azote, à une température élevée, absorbe l’oxigène de tous les oxides métalliques qui sont très-faciles à réduire , du moins il fait passer les deutoxides de potassium et de sodium à l’état d'hypo-nitrite de protoxidc, et donne naissance, en même temps, à une certaine quantité d acide nitreux ; il est probable qu’il agirait de la même manière sur les autres deutoxides du 2' ordre et sur tons les peroxides facilement réductibles , dont les protoxides peuvent sc combiner avec l’acide hypo - nitreux , et que les oxides du dernier ordre passeraient à l’état métallique , tandis que le deutoxidc d’azote sc transformerait en acide nitreux. Quant aux oxides qui peuvent décomposer le deutoxidc d’a/.otc , on ne sait rien de positif ; mais il est probable que tous les protoxides qui ont une grande affinité pour l’oxigcne , seraient dans ce cas. Lorsque le deutoxidc d’azote est mis en contact avec l'eau et avec la potasse , il en résulte, à la température ordinaire et dans l’espace de deux mois, du protoxide d’a/.ote et de l'hypo-nitritc de potasse; on ne sait pas de quelle manière sc comporteraient les autres oxides dans les mêmes circonstances.
481. Le protoxide d’azote est sans action sur les oxides métalliques, à la température ordinaire ; mais , à une température élevée , un grand nombre le décomposent ; on n’en connaît aucun qui soit décomposé par lui. Les oxides qui décomposent le protoxidc d’azote sont principalement
25a COURS
les protoxitlcs de manganèse et de fer ; probablement les protoxides des 3*, 4* 5* ordres jouissent de la même propriété. On connaît deux
oxides qui peuvent se combiner avec le protoxidc d'azote , ce sont les protoxides de potassium et de sodium ; ces combinaisons ne peuvent jamais s’obtenir directement : il faut mettre en contact avec le protoxide d'azote , un mélange de ces oxides et des sulfites correspondais ; au bout de quelques jours, on obtient du sulfate, et une combinaison de potasse et de protoxide d’azote ; ce dernier corps est solide , beaucoup plus soluble que le sulfate , dont il peut être séparé par la cristallisation ; il est caustique, et se décompose par la chaleur et par le contact de tous les acides.
482. On ne connaît point par expérience l’action des oxides de phosphore sur les oxides métalliques ; mais il est très-probable qu’ils décomposent tous les oxides métalliques réductibles par le phosphore; car, dans ces réductions , le phosphore passe toujours , du moins en partie , à l’état d’acide phosphorique.
483. On ne connaît point l’action de l’oxide de sélénium sur les oxides métalliques.
484. L'oxide de carbone décompose tous les oxides métalliques, qui, étant réductibles par le charbon, donnent naissance à de l'acide carbonique. La raison en est évidente.
485. Action des Corps composes combustibles non acides. A la température ordinaire, l'ammoniaque se combine avec un grand'nombrc d’oxides métalliques , et n’en décompose aucun ; à la chaleur, rouge , il ne se combine avec aucun , et en décompose plusieurs.
Les oxides très-solubles dans l’ammoniaque, sont les oxides de zinc, de cadmium , le deuloxidc d’arsenic , les protoxide et dcutoxidc de cuivre , et l'oxide d’argent. Les oxides d’antimoine , de tellure , de nickel et de cobalt sont encore très- solubles , mais moins que les précc’dens ; ceux de nickel et de cobalt ne s’y dissolvent qu’à l’état d’hydrate. Enfin, le protoxidc de fer , le deutoxide d’étain , le denloxide de mercure et les deutoxides d’or et de plomb se dissolvent aussi , mais en petite quantité. La plupart de ces ammoniurcs se décomposent par la chaleur, l’ammo-
niaquc se dégage et l’oxide se précipite ; mais il en est 7 que l'on peut obtenir à l’état solide , ce sont les ammoniurcs d'arsenic , de cuivre , d'antimoine , de mercure , d’or , de platine et d’argent ; les 4 derniers jouissent de la propriété remarquable de détoner par la chaleur , et quelques-uns par le choc , ou par le frottement. Le gaz ammoniac décompose à la chaleur rouge tous les oxides réductibles par le gaz hydrogène ; il se forme de l’eau , l'azote se dégage , et lorsque l’oxide est facile à réduire, il se forme de l'acide nitreux.
48G. Quant aux autres composés combustibles , il n’en est aucun qui se combine avec les oxides métalliques , excepté le carbure de soufre, encore ce dernier ne se combine qu’avec les alcalis ; la plupart des autres doivent décomposer un grand nombre d'oxides à une température élevée , tels sont ceux qui renferment de l’hydrogène , du phosphore ou du soufre ; mais on ne connaît point leur action d'une manière positive.
487. Action tics Arides. Les acides agissent sur les oxides métalliques de plusieurs manières différentes ; les acides se combinent souvent avec les oxides métalliques , et forment une classe nombreuse de corps que nous avons désignés sous le nom de Sels ; il en est qui décomposent en partie certains oxides , et se combinent avec les oxides en partie désoxigénés ; il en est qui les réduisent complètement ; d’autrefois , ils sont décomposés eux-mémes ; enfin , il en est qui n’exercent aucune action sur les oxides. Nous allons examiner sommairement ces différons cas.
488. Les oxides qui étant mis en contact avec certains acides , laissent
dégager
de l’oxigène ,
et se combinent ensuite avec ces acides , sont
Le
Deutoxide
de
Barium.
Le
Deutoxide de Manganèse.
Le
Deutoxide
de
Strontium.
ta"
Le
Tritoxide
de Manganèse.
Le
Deutoxide
de
Calcium.
Peroxidc
de Manganèse.
Le
Deutoxide
de
Potassium.
Le
Tritoxidc
d’Anlimoine.
Le
Deutoxide
de
Sodium.
Le
Peroxide
de Cobalt.
Le
Tritoxidc
de
Cuivre.
Le
Deutoxide
de Plomb.
Le
Deutoxide
de
Zinc.
Le
Tritoxidc
de Plomb.
Le
Deutoxide
de
Nickel.
L’Acide Carbonique décompose le 1" à la chaleur rouge.
— Borique tous idem.
— Phosphorique tous idcin.
— Molybdiquc tous idem.
— Chromiquc tous idem.
— Arscniquc tous idem.
— Sulfurique tous .. au-dessous de 100.
— Nitrique. . i, 2, 3, 4> 5, 6, 7, 8, i3, 14 . idem.
— Fluorique. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8,9, io, 11. idem.
“ori,”i >, 3, 4. s. 6. 7. 8 m™.
— lodiquc. ..)
489. Lés oxides qui peuvent céder une partie de leur oxigène aux arides , et qui s'unissent ensuite avec eux , sont les mêmes que les précéder. Mais les acides ne peuvent être que ceux susceptibles d'absorber une nouvelle quantité d’oxigène , ce sont :
Les Acides Phosphoreux. Les Acides Nitreux.
— Phospha tique. — Hydro-Chloriquc.
— Hypo-Phosphoreux. — Hydro-Sulfurique.
— Sulfureux. — Hydriodique.
— Hypo-Sulfuriquc. — Hydro-Séléniquc.
Les six premiers passent à un plus haut degré d’oxigénation, les autres se décomposent en partie.
4go. Les oxides qui peuvent être complètement réduits par les acides , sont évidemment les oxides très-faciles à réduire et qui ont peu d’affinité pour les acides , par conséquent , ceux des deux derniers ordres ; et les acides qui peuvent produire ces décompositions , sont les acides oxigénés susceptibles d absorber une nouvelle quantité d’oxigène , et les arides hydrogénés. On sait par expérience que les oxides de mercure sont décomposés par tous les acides à bases de phosphore, excepté l’acide phosphorique. L’acide hydro-sulfurique réduit l’oxide de cadmium , et les oxides des 4* , 5' , G' et 7* ordres , excepté ceux d’antimoine ; ces réductions ont lieu à la température ordinaire ; il se forme de l’eau et un
sulfure. L'acide hydro-sélénique agit de la même manière , et à peu près sur les mêmes oxides ; les produits sont de l’eau et un séléniurc. L'acide hydro-chlorique agit comme les préeédens; les produits sont de l’eau et un chlorure ; mais comme cet acide a une très- grande affinité pour les oxides, il en décompose beaucoup moins ; à la température ordinaire , l'acide hydro-chlorique ne réduit que le deutoxide de mercure et l’oxide d’argent. 4gi. Les oxides qui peuvent être sur-oxigénés par les acides, sont: i" Le Protoxide de Manganèse. 10“ Le Protoxidc de Chrome Hydraté. 2“ Le Deutoxide de Manganèse. 1 1* Le Protoxide d’Antimoine.
3° Le Protoxidc de Fer. 12“ Le Protoxidc d’Uranc.
4" Le Deutoxide de Fer. i3* Le Protoxide de Cérium.
5“ Le Protoxidc d’Étain. 14“ Le Protoxide de Cobalt.
6" Lt Protoxidc d’ Arsenic. i5° Le Protoxide de Cuivre.-
7" Le Deutoxide d'Arscnic. 16“ Le Protoxidc de Mercure.
8“ L’Oxide de Molybdène. 17" Le Protoxide d’Or.
9° L'Oxide de Tungstène. 180 Le Protoxidc de Platine.
Les acides qui peuvent produire ces oxigénations , sont :
i* L’Acide Nitrique
3“ L’Acide Nitreux
3* L'Acide Chloriquc
4° L’Acide Chlorique Oxigéné.
5" L’Acide Iodique
6» L’Acide Sulfurique. j Sur n" 3 et, ,6 à I0°* environ • 11 se formc ( un deuto-suifate et de l'acide sulfureux.
492. Nous ne donnerons le tableau des acides et des oxides qui se. combinent et de ceux qui sont sans action, que quand nous parlerons des sels.
49-3- Action des Métaux. Les métaux agissent sur les oxides de differentes manières ; tantôt ils s’emparent de tout l’oxigenc qu’ils renferment ; tantôt ils n’en absorbent qu’une portion , s’oxident , et se combinent avec eux ; enfin , il est des métaux et des oxides qui sont sans action. Métaux du 2' Ordre. Les métaux du 2* ordre sont sans action sur
Sur tous , excepté les n°* 1 4 , 1 7 et 1 8 , à la température ordre ou à 100 deg.
les oxides du i"; ils font passer à l'état de protoxide les deutoxides du 2*, et réduisent complètement tous les autres.
A létaux du 3' Ordre. Ces métaux sont sans action sur les oxides da 1" ordre ; ils font passer à l'état de protoxide tous les deutoxides du 2' ordre; ils réduisent un grand nombre des oxides des 4* 1 5* ordres, et tous ceux des deux derniers.
Métaux des If tl 5' Ordres. Ces métaux n’cxcrccnt aucune action sur les oxides du 1" ordre ; ils ramènent à l’état de protoxide tous les oxides des ordres suivans , et ils réduisent complètement les oxides des 6* et 7' ordres.
Métaux du 6* Ordre. Ces métaux n’agissent sur aucun des oxides appartenant aux ordres précédens ; mais ils réduisent ceux du dernier ordre.
Métaux du 7' Ordre. Ces métaux n’exercent aucune action sur les oxides des autres ordres ; mais il serait possible que quelques-uns décomposassent certains oxides de ce même ordre.
4g4- Action des Composés combustibles Métalliques. On ne sait rien de bien général sur l’action de ces corps sur les oxides métalliques : seulement , comme il y a rarement combinaison , il sera souvent possible de prévoir le résultat de ces actions d’après la connaissance de l’action réciproque des élémens qui constituent ces corps.
4q3. Action réciproque des Oxides Métalliques. Les oxides métalliques qui exercent une action réciproque , se combinent souvent , ou sans avoir éprouvé d’abord aucune altération , ou après avoir laissé dégager ou absorbé une certaine quantité d'oxigène ; les oxides étant tous solides, leur action ne peut se manifester qu’autant qu’ils sont en dissolution ou soumis à une température très - élevée. Comme les combinaisons des oxides sont très-nombreuses, et que nous ne pouvons rien énoncer de général , nous ne parlerons de ces combinaisons qu’à l'occasion de chaque oxide en particulier.
4g6. État Naturel. On trouve dans la nature un grand nombre d'oxides combinés entre eux , et avec des acides , mais il n’en existe qu'un petit nombre puis et isolés , ce sont principalement l’alumine , le peroxidc de manganèse . le dculoxidc d’étain , les deutoxide et tritoxide de fer ,
le dcutoxidc d'arsenic , les oxides de chrôme , d’urane, de titane et le protoxide de cuivre.
497. Préparation. Les oxides se préparent par un ou plusieurs des 7 procédés que nous allons décrire :
4g8. 1" En maintenant le métal en fusion ou à une température suffisamment élevée en contact avec l'air , et agitant pour renouveler la surface; 011 peut préparer ainsi tous les oxides des 2e, 3', 4'* 5' et 6e ordres. Si le métal ou l'oxide était volatil , il faudrait opérer dans une cornue ou dans une cloche courbe pleine d'air.
499. 20 En introduisant le métal ou l’oxide que l’on veut suroxigéner dans un tube de verre ou de porcelaine incandescent , à travers lequel on fait passer un courant d'oxigène ; c’est ainsi qu’on obtient tous les oxides, excepté ceux du t" et du 7* ordre , ainsi que plusieurs deutoxides du 2* ordre.
500. 3‘ En versant dans une dissolution saline qui renferme l’oxide que l'on veut extraire , une dissolution d'ammoniaque , de soude ou de potasse, pures, ou combinées avec l'acide carbonique; l’alcali se substitue à la place de l’oxide qui sc précipite ; on verse un excès d’alcali , on recueille l’oxide sur un filtre , et on' lave à grande eau. On ne peut pas toujours employer indistinctement l’une quelconque de ces trois dissolutions , car il y a des oxides qui sont solubles dans un ou plusieurs : par ce procédé , on peut obtenir un grand nombre d’oxides du 1" cl des 5 derniers ordres ; mais ceux du 2' ne peuvent pas être préparés ainsi , parce qu’ils sont tous plus ou moins solubles , et qu'ils ne peuvent pas toujours être séparés des acides par les oxides de la même section , ni par l'ammoniaque.
501. 4° En calcinant un carbonate; l’acide se dégage, et l’oxide reste libre ; on peut obtenir, par ce procédé, les oxides de tous les carbonates, excepté ceux de potassium, de sodium et de barium qui sont indécomjKtsables par la chaleur , et de quelques autres qui , tel que celui de proloxidc de fer , décomposent l'acide carbonique et passent à un plus haut degré d’oxigénation.
5oa. 5° En calcinant un nitrate ; l’acide nitrique se décompose en /. 35
oxigène , oxide d'azote, ou acide nitreux qui se dégage , et l'oxide reste libre ; ces décompositions se font dans des vases de grès , de porcelaine ou de platine : le feu doit être continué jusqu’à ce qu’il ne se dégage plus de gaz. On peut obtenir ainsi tous les oxides des «titrâtes , mais ce procédé n’est employé que pour la préparation de la slrontianc , de la barite et du deutoxide de mercure.
5c>3. 6“ En traitant les métaux par l'acide nitrique ; un grand nombre de métaux décomposent cet acide , ils s’emparent d’une partie de son oxigène , passent à l’état d’oxide et dégagent l’azote , ou du deutoxide d’azote ; parmi ces métaux , il en est dont les oxides ne se dissolvent point dans cet acide , et qui se précipitent à mesure qu’ils sc forment ; il suffit alors , pour les obtenir parfaitement purs , de faire évaporer la , dissolution jusqu’à siccité ; quant à ceux qui sc dissolvent, ils forment des nitrates que l’on peut obtenir par l'évaporation de la liqueur , et d’où on peut extraire les oxides par la calcination.
504. 7° Enfin , le dernier procédé , qui n’est jamais employé que pour suroxigéner certains oxides , consiste à mettre ces oxides en contact avec du deutoxide d’hydrogène étendu d’eau. C’est par ce moyen qu'on prépare le deutoxide de calcium , de strontium , de zinc , de nickel et le tritoxidc de cuivre.
505. Composition. Un même métal ne peut donner naissance qu’à un nombre détermine d’oxides , qui ne s’élève jamais au-dessus de 4- Ces oxides sont composés d’une manière constante. Le deutoxide contient toujours une fois et demie ou deux fois autant d’oxigène que le protoxide.
506. Usages. Les oxides dont on fait usage , sont les suivans :
Le Deutoxide d’Etain.
Le Deutoxide d’Arsenic.
L'Oxide de Chrôme.
Les Oxides d Antimoine.
Le Protoxide de Plomb.
Le Deutoxide de Plomb.
L’Oxide de Cobalt.
Le Deutoxide de Mercure.
L’Oxide d’Or.
L’Alumine, la Magnésie.
La Chaux.
La Soude.
La Potasse.
Le Peroxidc de Manganèse.
L Oxidc de Zinc.
Le Deutoxide de Fer.
Le Tritoxidc de Fer.
Oxides du Ier Ordre.
507. Les oxides du 1“ ordre, connus autrefois sous le nom déterrés ou de bases sa! diables terreuses , ne sont rangés au nombre des oxides que par analogie , car jusqu’ici on ne les a point encore dccompo'scs ; leur caractère générique est d’élre insolubles dans l’eau , infusibles , et de se combiner avec un grand nombre d’acides ; ces oxides sont au nombre de 6 :
La Zircone. ~ La Thorine.
* L’Alumine. La Glucine.
L’ Yttria. La Magnésie. •
Nous allons les examiner successivement.
A. Zircone.
508. La zircone est blanche, sans odeur, sans saveur. Sa densité est de 4)3; elle est inaltérable par les fluides impondérables, par l’air, et tous les corps simples ou composés non acides ; mais elle se combine facilement avec les acides. Lorsqu’elle est à l'état d'hydrate et qu’on la fait chauffer dans une capsule de verre, à la flamme d'une lampe à alcool , elle noircit et devient incandescente. Cette substance n'existe que dans le zircon ; elle y est combinée avec la silice et l'oxide de fer ; on l'obtient par le procédé suivant : on fait calciner pendant une heure à la chaleur rouge , dans un creuset d’argent, une partie de zircon porphyrisé et deux parties d’hydrate de potasse ( potasse à l’alcool ) ; on délaye ensuite la matière dans de l’eau distillée , et on fdtrc; le résidu insoluble est composé de zircone unie à une petite quantité de potasse et d'oxide de fer; on fait dissoudre ce précipité dans l’acide hydro-cblorique et on fait évaporer à siccité ; en traitant par l’eau distillée la matière desséchée , les hydrochlorates de fer et de zircone se dissolvent ; on précipite ces deux oxides par l'ammoniaque , et on fait bqitillir le précipité avec une dissolution d’acide oxalique ; le fer se dissout , et la zircjfcr forme un oxalate insoluble , on le recueille sur un fdtre , et on le décompose par la chaleur; le résultat de cette décomposition est de la zircone parfaitement pure , mais dans cet état elle est presque inattaquable par les
aGo COURS
acides ; pour la rendre facilement salifialdc , il faut la traiter de nouveau par la potasse, séparer l’alcali par l'eau, la dissoudre dans l'acide hydro-chloriquc, et la précipiter par l'ammoniaque.
La zircone et sans usage ; elle a été découverte par Klaproth en 1-80. La zircone paraît formée de «ou parties d’oxigène et de 46a de métal ; et sa molécule , d'une d'oxigéne et d'une de métal ; son poids est de 5,6a.
B. Alumine.
-h >9 Propriétés P/iysit/ues. L'alumine csl une substance blanche , douce au toucher ; sa densité est a ; elle est iufusiblc et inaltérable par les (luidcs impondérables.
5to. Etat Naturel. L'alumine pure existe dans la nature , mais elle y est très- rare; c’est elle qui constitue le corindon, l'émeri; mais dans ces substances elle est combinée avec plusieurs oxides métalliques qui les colorent. L'alumine a aussi été trouvée en petites masses blanches , mamelonnées , éparses , à Hall en Saxe , à Magdebourg , en Silésie , en Angleterre , et dans les environs de Vérone ; mais il parait que ce sont des produits artificiels. L’alumine se trouve souvent méléc avec la silice ; c est ce mélange qui forme la base de toutes les argiles ; les argiles renferment en outre du carbonate de chaux et de l'oxide de fer. L'alumine existe souvent en combinaisons avec plusieurs acides , principalement avec les acides siliciquc , sulfurique et iluoriquej combinée avec la silice , l’alumine se trouve dans l 'eudase. Y émeraude , le disthène , la cimophane et un grand nombre d'autres pierres ; combinée avec l'acidc sulfurique, l'alumine se trouve tantôt en efflorescence, tantôt en masses compactes quon désigne sous le nom d' Aiuminite ou de Mine d'Ahm; ces sulfates se rencontrent principalement dans les terrains volcaniques; enfin , on trouve l'alumine combinée avec l'acide fluorique dans la topaze.
5n. Pré/uirntion. On extrait l'alumine pure de l'alun ; il y a deux espèces d'alun , l'une est un sulfate double d'alumine et de potasse , l'autre un sulfate double d'alumine et d'ammoniaque^ de toutes deux on peut obtenir l'alumine en les dissolvant dans l'eau , et versant dans ces dissolutions un excès d'ammoniaque liquide ; cet alcali sc substitue à
DK CHIMIE.
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l’alumine, Cl celle dernière étant insoluble , se précipite à l'étal d'hydrate sous la forme d’nnc gelée translucide, que l’on peut recueillir, laver sur un fdtrc , et faire sécher à l'air libre ou dans une étuve ; de la dernière espèce d'alun , on peut extraire l'alumine en la faisant calciner au rouge dans un creuset ; l'ammoniaque , l’acide sulfurique se dégagent , et il reste de l'alumine pure. ,
5 1 2. Propriétés Chimiques. L'alumine est insoluble dans l'eau, mais elle happe ce liquide avec une grande facilité , et forme avec elle une pâte ductile et élastique ; elle ne se combine avec aucun corps simple , mais elle s’unit facilement avec tous les acides ; lorsque après avoir été mise en pâte avec l’eau , op la calcine , elle abandonne une certaine quantité de l’eau avec laquelle elle était combinée , et éprouve une diminution de volume d'autant plus considérable que la température a été plus élevée : c'est ce qu'on désigne sous le nom de retrait de l'argile (1). L'aluinine calcinée acquiert une grande cohésion , elle étincelle sous le choc du briquet , et refuse de se combiner avec l’eau et de se dissoudre dans les acides : il faut , pour détruire cette cohésion , la faire calciner avec de la potasse.
5t3. Usuges. On emploie l’alumine dans la fabrication de l'alun; dans la fabrication de la crème de tartre , pour absorber la matière colorante des tartres bruts ; pour fouler et dégraisser les draps ; pour fixer les matières colorantes sur les tissus ; à l’état d'argile , on l’emploie pour glaiscr les bassins , afin de s'opposer à l'infiltration des eaux, et dans la fabrication de toutes les poteries , depuis la brique la plus commune jusqu'à la porcelaine.
5(4* Composition, Histoire. L’alumine n'ayant point encore été décomposée , on n'a pu déterminer la proportion des élémens qui la constituent que par analogie ; d'après la composition du sulfate d'aluininc , on a trouvé que l'alumine devait être formée de 100 parties d'aluminium
(1) Celle diminution île volume que l'argile éprouvé pur l'action de la chaleur, parait due j une partie de. l'eau qui ,’c'tapore ; cependant , au delà de iïo“ du pyromètre de Wrdgwood , elle ne perd pat sensiblement de wn poids ; de aorte que ta diminution de volume doit dire attribuée , du moins au delà de telle température , b un plus grand rapprochement entre le* molécules.
afia COURS
rt de 87,7 d'oxigène. Sa molécule est formée d’une molécule de métal et d’une molécule d’oxigène ; son poids est de a,ta5. Margraff fut le premier chimiste qui , en 1754 , distingua l'alumine comme un corps particulier ; on la désigna d’abord sous le nom d’Alumiiic pure.