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“iempérature constante avec un excès de sels,
pendant assez long-temps pour qu'elle soit saturée ; en opérant, par exemple, dans un matras A au bain-marie, dont on détermine la tempéra- * | ture au moyen d’un thermomètre, décantant M la liqueur dans un matras pesé, le pesant de 4
nouveau, et faisant évaporer à siccité; ou biens
en faisant une dissolution saturée à une certaine
ou re 5€
température , par exemple, 20°, et exposant la
liqueur à une température plus basse, comme 10°, | décantant la liqueur, et l’évaporant à siccité comme précédemment.
On trouve beaucoup de sels qui contiennent de . l’eau de cristallisation ; en les chauffant, l’eau qui « | | est à l’état solide va agir comme dissolvant, de ma- à | nière que le sel qui était solide, exposé à la cha- à | leur, va fondre : c’est là ce qu'on nomme la fusion * pt ; elle est déterminée par la présence de E |
l’eau dans le sel. Le sel anhydre peut ensuite
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fondre à la chaleur rouge , de sorte que le sel quid fi \
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vient de subir la fusion aqueuse à une tempéra= |
ture modérée, fondra souvent encore si on l’ex-
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pose à une température très élevée, et il FPRUsS |
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alors ce qu’on nomme la fusion ignée. Si l’on jette du sulfate de soude sur un corps incandescent, il subit la fusion aqueuse, et présente bientôt du sulfate anhydre; si l'on porte celui-ci à une haute température, il subira la fusion ignée.
L'alcool est un dissolvant qui agit sur un certain nombre de sels; mais il ne dissout bien que ceux que l’eau dissout facilement et qu'on nomme déliquéscens : cela fait qu'il peut servir pour séparer quelques sels les uns des autres. Ainsi, si l'eau dissout deux sels, et que l’alcool n’en puisse dissoudre qu'un, on pourra l'employer pour les séparer.
Je dois faire remarquer que l’action dissolvante de l'alcool varie en raison de sa nature, c’est-àdire des proportions d’eau et d’esprit-de-vin qu'il contient. On peut dire que l’alcoel absolu ne dissout presque point de sel ; mais il en dissout d'autant plus, qu'il est plus aqueux. Aïnsi, on concoit qu'avec l'alcool on peut avoir une infinité de dissolvans. Il s'ensuit que quand on dit qu’un
ce orps est soluble dans l’alcool, il faut faire con-
naitre la nature de l'alcool employé. On se sert,
en général, de l'esprit-de-vin 3. Voici une dis-
l'action de l’eau sur de sel, et le nitrate va se dé-w
poser. Réciproquement , il y a des corps que l 24
cool dissout, et que l’eau ne peut dissoudre, en \
sorte qu’en y versant de l’eau, on imet le sel en
liberte.
Nous avons dit que les acides sont ‘aussi des |
dissolvans. Voilà du phosphate de chaux : je
pourrais verser dessus de l’eau, en telle quantite
que je voudrais, sans en dissoudre une quantité”
sensible ; si j'y verse un acide, je le dissoudrat très bien.
Nous avons donc trois espèces .de dissolvans ;
le plus faible est l'alcool, et les acides forment le
plus puissant.
DAT og Le, HÉSENECARPEE RS IMPRIMERIE DE HUZARD-COURCIER, rue du Jardinet, n°12:
solution de nitrate de potasse (l'alcool ne dissout «
pas ce sel ): si j'y verse de l'alcool, je vais affaibhr |