À PR, ES
ÿ NF ©
ne.
SOMMAIRE
Formation des cristaux. — Méthode de cristallisation de Leblanc. — Action de l’air sur les sels, déliquescence ; efflorescence. — Action des bases, des acides et des corps simples sur les sels. — Des Pure Composition et caractère des Borates. — Action desdissolvans sur les Borates. — Bi-borate et Borax. — Composition et caractères du Borax. — Décom-
position du Borax. — Ses propriétés. — Autre Borate. —
Ses Caractères, ses propriétés. — Extraction du Borax, —
: Moyen de le purifier, — Boracite. — Ses caractères.
Nous continuerons à examiner quelques caractères des sels; mais nous le ferons rapidement, parce qu'ils se sont présentés déjà avec les
corps simples et les composés binaires.
Nous avons vu qu'un assez grand nombre de
sels se dissolvent en quantité d'autant plus grande que la température du dissolvant est plus élevée,
en sorte que par le refroidissement, leurs molé-
les se déposent, et peuvent obéir à la force raction et former des cristaux ; C’est la cir-
%.-L. Chim. 2e, Lrcon. I
AETÈES
constance principale dans laquelle les cristaux se M forment au moyen des dissolvans; c’est la cris-W tallisation par la voie humide. | On peut aussi obtenir des cristaux en procurant de la mobilité aux molécules, ce qu'on fait en fondant ou en volatilisant les corps; c'est la cristallisation par la voie sèche. $ On peut dire ensuite que la cristallisation ac pend des circonstances dans lesquelles les corps se. trouvent placés, c’est-à-dire qu'elle varie suivant * la température. Quand on veut obtenir de beaux. cristaux, il faut prendre des masses un peu considérables, et veiller à ce que le refroidissemen } soit lent. Si le refroidissement était rapide, les cristaux auraient des formes irrégulières. A On peut obtenir de fort beaux cristaux, er 1 nourrissant les cristaux les mieux formés d'une première cristallisation lente, ceux qui ont a | forme la plus régulière. On les place pour cel a. dans un vase à fond plat, et l’on verse dessus une eau mère ou eau saturée à froid. Il se fait à l'air) DE une évaporation lente ou spontanée, C ’est-a-dires
qu’à chaque instant une portion d’eau s'échap pes
DE CHIMIE. 5 el qu'une qüantité correspondanté de sel se pré- cipite, et les cristaux augmentent chaque jour, Il faut avoir soin de les retourner chaque jour sur leurs diverses faces; on parvient ainsi à former des cristaux très volumineux. A. Leblanc s'était voué à ce genre d'expériences. C’est là en quelque sorte un amusement ; 1l faut retourner de temps en temps le cristal ; les petites blessures qu'on peut lui faire se réparent d’elles-mêmes, On appelle cela nourrir des cristaux par la mé thode de Leblanc.
DR ction de l'air sur les sels mérite de fixer notre attention. Il agit de deux manières : en four nissant de loxigène à l'acide et plus souvent à l'oxide; c'est ainsi que les sels de protoxide de fer exposés à l'air passent à un état supérieur d'oxidation. Il agit aussi par l'eau h ygrométrique qu'il renferme, suivant sa température. Les sels : à raison de leur aflinité plus ou moins grande
pour l’eau, peuvent en absorber ou en rendre
à l'air’, de sorte qu’il se présente deux phéno-
mènes. Quand un sel absorbe l’eau et peut se ondre, on le nomme déliquescent ; quand,