rique fumant. On doit à M. Bussy un mémoiret
sur ce sujet, où il a bien éclairci cette question. Ce mémoire se trouve dans les Annales de Phy--
Le | = sique et de Chimie, tome XXVI, page 410.
. (She Cet acide donne des fumées plus épaisses que: celles de l’acide hydrochlorique concentré; :l se: distingue de l'acide sulfurique, par sa grande: volatilité: On peut aussi l’obtenir à l’état solide à il à une grande affinité pour l’eau, bien plus: grande que celle de l'acide sulfurique ordinaire. Il sert à dissoudre l’indigo. On peut le préparert
en recueillant dans de l’acide sulfurique les pro--
duits de la distillation du sulfate de fer dont nous avons parlé précédemment.
Le colcothar s'emploie dans la peinture et pour polir les glaces. Pour que cette matiere polisse mieux, il importe de ne pas trop calciner, de lu: laisser une certaine quantité d'acide : cela a long-temps été un secret.
Le sulfate de protoxide de fer, exposé à l'air à la température ordinaire, s'altère peu à peu, se couvre d’une matière ochreuse. S’il est en dissolution, il se décompose aussi, et tapisse le vase d’une couche ochreuse ; en un mot, ce sel s’altère assez facilement à l'air : le fer absorbe l’oxigène et passe à l’état d’oxide intermédiaire, ou de cet oxide formé de 2 atomes de peroxide et à 1 de protoxide; dès qu'il y a suroxidation, 1l n’y a plus assez d'acide pour retenir l’oxide de fer qui se précipite. Ce précipité n’est pas de l’oxide de fer pur; car cet oxide a la propriété de former des
sous-sels; cela même est général avec les bases insolubles. Ainsi nous obtenons + persulfate. Bien entendu que si l'on voulait représenter
la composition du sel par des nombres, il fau-
drait prendre 3 atomes de peroxide de fer, atome ; d'acide sulfurique ; ce serait l’atome simple, correspondant à 1 + d’oxigène. Il reste un liquide d’un rouge jaune qui, tant qu’il n’a pas eté trop long-temps exposé à l'air, renferme l'oxide intermédiaire caractérisé par le précipité vert qu'il donne quand on y ajoute un alcali. On a considéré cet oxide intermédiaire, plutôt comme composé de peroxide et d’oxide.
On peut aussi obtenir un demi-sous-sulfaie.
Le sulfate de fer, par son altération à l'air, donne naissance à divers produits qu'il faut connaître, car ce sel est employé dans les arts.
En dissolution, ou même à l’état solide , il absorbe l’oxigène de l’air et forme un sous-sel, qui est + persulfate, et il reste en dissolution une combinaison d'acide sulfurique et d’oxide de fer qui peut être détruite par l’alcoo! et décomposée en sulfate de protoxide de fer et en sulfate de peroxide.
Le sulfate de fer, traité par divers moyens, comme par l'acide nitrique ou le chlore, va chan-
ger de nature et passer au maximum d’oxidation:
en sorte que nous avons à nous occuper du sulfate formé par l'acide sulfurique et le peroxide de fer. Ce sel s'obtient directement en prenant l'acide sulfurique ordinaire et le mettant en contact avec le peroxide de fer, ce même colcothar que nous avons obtenu, et l’on forme une masse blanche , surtout si l'acide sulfurique était concentré, mais qui, dissoute dans l'eau, la colore en jaune rougeätre. Pendant la combinaison, la masse s’échauffe , et l’on ne peut faire cristalliser, car 1l est acide. |
On peut aussi l'obtenir en traitant le sulfate par l'acide nitrique. Si l’on porte à une température de 150°, on aura, en dernier résultat, tout l'acide sulfurique qui sera resté, plus l’atome de peroxide de fer. Si l’on traite par ce moyen, il y aura assez d’eau pour dissoudre ; maïs si l’on traite par l'eau, il se fait un partage, on obtient un sulfate neutre, et il reste un sel qui est le vé- ritable sous-sel + sulfate de peroxide.
Ce er très acide et astringent; on le distingue des autres sulfates, par la propriété qu'il
a de donner du bleu avec le cyanoferrure de
ME
SE à
potassium , tandis que l’autre ne donne qu’un précipité blanc, susceptible de devenir bleu par l’action de l’air.
On peut le ramener à l’état de sulfate de protoxide par l'hydrogène sulfuré. Il va se produire du sulfate de protoxide de fer ; le liquide se troublera. Tous les oxides de fer sont ramenés au minimum d’oxidation par l’hydrogène sulfuré: la transparence de la liqueur est troublée dans ce cas par le soufre en dissolution.
Le sulfate de peroxide finit par se décomposer à la chaleur, et donne des résultats analogues à l'autre.
On peut aussi décomposer par l'hydrogène et à la chaleur rouge, les divers sulfates , en faisant passer un courant de gaz hydrogène sec dans un tube où l’on a placé ces sels. L’hydrogène enlève l’oxigène à l'oxide et à l'acide; il se produit de
l'acide sulfureux; ce n’est qu'à la fin que l’on
- obüent de l’hydrogene sulfuré. On obtient à sul- * ;
fure, composé d’un atome de soufre et deux atomes de métal. On obtient même + sulfure
en formant le : sous-sulfate , le desséchant et
DE CHIMIE. 17 décomposant par l'hydrogène. Ce sont de nouveaux sulfures qui ne s'étaient pas encore présentes.
Le persulfate de fer a la propriété de se combiner avec le sulfate d’ammontaque et de potasse, et de donner un sel cristallin qui a la forme de l'alun. Je dois remarquer que le fer, qui donne par DR des sels colorés, produit des sels doubles incolores avec l'ammoniaque et la potasse.
Je ne m'arrête pas sur le sel formé par le deutoxide de fer et l'acide sulfurique ; on peut l'obtemir cependant, suivant M. Berzelius.
Le cobalt forme avec l'acide sulfurique un sel qui contient six proportions d’eau : il cristallise sous forme de prismes rhomboïdaux obliques ; ilest soluble. Cesel, décomposé par l'hydrogène, donne un oxisulfure. Le cobalt peut former des
sels doubles avec les sulfates de potasse, de soude,
d’ammoniaque ; 1l donne des composés moins
solubles en général que les sulfates simples, en
| sorte que ces sels donnent un moyen de puri-
fication.
G.-L Chim. ge LEGow. à