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JAN NU

Je viens au sulfate de cuivre, connu depuis les temps les plus anciens. Dans le commerce, il porte le nom de couperose bleue, vitriol bleu; 1l contient six proportions d'eau. Il se présente sous forme de prismes obliques , à base oblique, dont les angles sont d'environ 124°, 5o° et 55°, 5o?. C'est un sel assez soluble ; l’eau en prend, à la temperature ordinaire, le } de son -poids, le double à la température de l’ébullition. On peut nourrir ces cristaux et les amener à un grand volume. Ce sel exposé à la chaleur perd l’eau qui le constituait hydrate, et devient blanc. On peut Jui rendre sa couleur bleue en ajoutant de l’eau. Si : on.le chauffe fortement, 1l finit par se décomposer, et l'on obtient deux volumes de gaz sulfureux, un volume d’oxigène, et de l’oxide de cuivre pur; si l’on chauffe davantage, l'oxide de cuivre | peutse décomposer et donner le protoxide , et le rapport des deux gaz n’est.pas le même.

Ce sel traité par l'hydrogène , est réduit, et 1l

ne reste que du cuivre métallique. On peut le

-purifier du fer qu’il contient, par le même pro-

cédé que pour le zinc. Il faut suroxider le fer :

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sans cela, point de précipité; puis on ajoute de d'hydrate d’oxide de cuivre, et le fer est completement précipité. Cette purification est quelquefois nécessaire pour les couleurs qui sont altérées par le fer.

On prépare ce sel assez facilement par un assez orand nombre de procédés; j’en vais citer quelques-uns, car: ils sont instructifs. On peut traiter le cuivre par l'acide sulfurique étendu d’eau, mais en l’exposant à l'air. En général, un métal qui a le contact de l'air s’oxide et se dissout dans l'acide; ainsi je mouille des lames de cuivre ou du cuivre en poudre que je mêle avec l'acide sulfurique, et que j'expose à l'air : du soir au lendemain, je trouverai le cuivre altéré et même . en partie changé en sulfate. Je mouille de nouveau, ét je finis par obtenir une dissolution assez

concentrée pour faire cristalliser. On peut aussi

former ce sel en traitant du carbonate, quand on

peut s'en procurer. On peut aussi employer le

grillage : on prend le sulfure naturel qu’on fait

. griller, ou bien l'on fait soi-même le sulfure avec

de vieilles lames de cuivre, comme celles qui ont

servi au doublage des vaisseaux; où les fait chauffer dans un four avec du soufre, et l’on produit le sous-sulfure, qu’on fait ensuite passer à l'état desulfate en le grillant à l'air.

On forme facilement un sous-sulfate de cuivre par précipitation, lorsqu'on ne met pas d'alcali en excès dans du sulfate de cuivre, ce que lon reconnaît en examinant si le liquide donne un précipité par la potasse. En général, quand on précipite les dissolutions de sulfate de cuivre par un 2lcali, on obtient un sous-sel qui est ; sulfate. On forme des sels doubles facilement avec le sulfate.

Examinons maintenant l’action de l’acide sulfurique sur le protoxide de cuivre. Cet oxide est formé d’un + atome d’oxigène ; en le traitant par l'acide sulfurique, on devrait s’attendre à obtenir un sulfate de protoxide , mais l’on n'obtient que du cuivre métallique.

Le nickel forme un sulfate qui contient sept proportions d’eau; il cristallise en prismes obligrand volume en les nourrissant. La couleur de ce sel

ques à base rhombe, qu'on peut amener à un

est d’un beau vert d’émeraude foncé; il est solu-

ble , efllorescent ; il peut passer à l’état de sous-

sulfate. On forme avec le nickel et le sulfate de

potasse un sel d’atome à atome, moins soluble que

le sulfate simple. D’après cela, si l'on veut purifier le sulfate de nickel, il y a avantage à le transformer en sulfate de nickel et de potasse. A l’état ne 100 parties d'eau en dissolvent à peu près

; mais combiné avec la potasse, l'eau n ‘en prend. es que 10 à 11 parties pour 100.

| Le sulfate de nickel est décomposé par l'hydro-

. Le sulfate de plomb s'obtient par double decomposition. On le trouve dans la nature, cristal- Lisé sous forme d’un octaëdre régulier; mais on ne l'obtient que divisé. L'eau. n’en dissout presque point, elle n'en prend guère qu'un dix-millième ; cependant au moyen des acides, qui sont des dissolvans puissans , on parvient à le rendre plus

soluble. L’acide hydrochlorique particulièrement

Je dissout, et peut même le décomposer. Si l'on

traite ce sel par cet acide, il peut se dissoudre en

totalité. Si l'on fait cristalliser, on obtient de

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petites paillettes qui sont du chlorure de plomb,

On avait présenté ce fait comme une exception aux lois de l'affinité. Le sulfate de plomb est insoluble dans l’eau, et par conséquent il se formera de préférence toutes les fois qu'il pourra se former.

Le sulfate de plomb, exposé à une température élevée, se fond, mais ne se décompose pas; le sulfate de plomb est peut-être même le seul qu'on puisse citer parmi les sulfates métalliques qui résiste à la chaleur sans se décomposer. A la vérite, dans une cornue de grès ou de porcelaine, il se décompose, mais à la faveur des substances siliceuses et alumineuses des vases avec lesquelles l'oxide se combine.

Quand on traite ce sel par le charbon, on l'amène facilement à l’état de sous-sulfure ; pour cela, 1l faut ne pas chauffer trop fortement, et l'on dégage de l'acide sulfureux. Avec l’hydrogène on obtient le même résultat; seulement vers la fin de l'opération, il se forme de l'hydro-

gene sulfuré. Le sulfate de plomb est produit en

grande quantité dans quelques arts, par exemple,

dans la fabrication des toiles peintes. Quand on

décompose l’alun par l’acétate de plomb, il se

produit une grande quantité de ce sel qui

est sans emploi, de sorte qu’il serait bon d’avoir des moyens de le décomposer. M. Berthier en a indiqué plusieurs ; on sait que quand on mêle du sulfate de plomb avec du sulfure et qu'on chauffe » 1] se produit du métal pur. Dans l’atome de sulfate de plomb, il y a r atome de plomb et 1 atome d'acide sulfurique contenant 3 d’oxigène; il ne faut donc qu’enlever 1 atome d'oxigène : pour cela, 11nous faudra un demi-atome de sulfure de plomb, et par ce moyen nous obtiendrons le plomb à l’état métallique. Il est bon de se rappeler cette expérience , car elle sert de base à l'explication qu’on donne de Ja A a üon du plomb avec un sulfure. + L£ad

On peut produire le sulfure de plomb en grillant la galène ou sulfate de plomb.

Le mercure forme deux oxides avec l'oxigène ;

d’aprescela, il doit former deux sortes de sels. On obtient constamment le sulfate de protoxide, en

Mettant 1 atome de mercure avec 11 d'acide

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