‹ Cours de chimieChapitre 36 sur 61 · J3VA R · texte numérisé non relu

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SOMMAIRE

Sulfites. — Action de la chaleur, des acides. — Sulfite de chaux. — De deutoxide de cuivre. — Bi-sulfites. — Hyposulfites ; leurs caractères génériques. — Hyposulfates ; leurs propriétés. — Nitrates; leurs caractères génériques. — Action de la cha-

leur, des combustibles, des acides. — Nitrate de potasse. — . Nitrate fondu. — Action sur les combustibles, extraction de Vacide nitrique. — Formation du nitrate de potasse dans la

nature.

Les sulfites sont les uns solubles et les autres insolubles. Quand ils sont solubles, on les distingue par une saveur particulière qu’on nomme sulfureuse. | |

La chaleur les décompose tous. Voici ce qu'il ya de général dans cette décomposition :

Si les bases ont beaucoup d’affinité pour l’acide

G.-L. Chim. 10e LEGoN. FE

\ sulfurique, qu'elles soient puissantes, comme les bases alcalines, une partie du sulfite devient sulfate, du soufre se dégage et une portion de la base reste à nu. C'est ce qui arrive pour les sulfites à base de potasse, de soude, de baryte, etc.

La totalité du sulfite ne peut être convertie

en sulfate par l’action de la chaleur ; loxigène que contient l’acide sulfureux n'est pas | assez abondant pour que l’on obtienne ce résultat. |

Quant aux autres sulfites, ceux dont les bases

ont moins d’affinité pour l'acide sulfureux, la chaleur les décompose complètement, et il y a. simplement séparation de l'acide sulfureux qui se dégage d’avec la base qui reste. C'est ce qui a lieu, à partir du sulfite de magnésie, pour les sels de ce genre.

Les sulfites traités par les acides se décompo-. sent; l’acide s'empare de la base et l'acide sulfureux se dégage. Cest ce qui arrive quand on

emploie les acides sulfurique, nitrique, phos-

phorique, etc.

Vous sentez que , traités par les corps simples combustibles, par le charbon, par exemple, les sulfites doivent se décomposer; que le corps combustible doit enlever l'oxigène de l'acide et produire un sulfure.

Les sulfites traités par les métaux se changent aussi en sulfures.

Tels sont les principaux caractères des sulfites.

Il me reste seulement à dire que dans la formation des sulfites solubles, on arrive difficilement à la neutralité. Une bonne manière de les obtenir dans cet état, c’est de prendre des carbonates des bases de ces sels et d’y verser de l’acide sulfureux jusqu’à ce qu'il n’y ait plus d’effervescence.

Je ne m'arrêterai pas à la description des diverses espèces de sulfites, que d’ailleurs on n'a pas examinés en détail.

Je citerai cependant le sulfite de chaux, que l'on peut préparer dans un but utile. On délaie du carbonate de chaux dans de l’eau et l’on y

fait passer une grande quantité d'acide sulfureux

G.-L. 10% LEGON. L.e.

4 | COURS en s'arrêtant au moment où l’effervescence cesse : par ce moyen on a un sulfite que l'on peut gar-. der facilement, et que l'on peut considérer comme un approvisionnement d'acide sulfureux. On se sert de l’acide sulfureux pour des bains et pour ce qu'on appelle le soufrage des tonneaux. Dans ce dernier cas, il remplace très bien les mèches soufrées que l’on brüle dans ces vases ; 1l est toujours prêt et il vaut mieux que les mèches.

Quelques sulfites offrent des faits importans à

connaitre.

Quandion met en contact du peroxide de cuivre avec de l'acide sulfureux, il se forme du sulfaie de cuivre et du sulfite de deutoxide de cuivre, sulfite qui est d’un beau rouge et qu'on peut même obtenu: en cristaux.

‘On peut obtenir un composé analogue lorsque l’on verse du nitrate de cuivre sur un sulfite; 1l se forme alors un précipité jaune, qui.est un sulfite de cuivre. Je ne m'arrèterai pas à plus .de détails. | |

Apres les sulfites, viennent les bi-sulfites.

Les bi-sulfites sont formés de deux atomes d'acide et d’un de bases. Ces sels ne sont pas très nombreux; ce n’est qu'avec les bases solubles , la potasse , la soude, l’ammoniaque, qu'on peut les obtenir. On prend une dissolution concentrée de carbonate de potasse ou de soude à travers laquelle on fait passer de l'acide sulfureux, et lon obtient des cristaux. Ces sels ne rougissent pas la couleur bleue du tournesol ; la chaleur en sépare une portion de l'acide sulfureux ; les acides en dégagent l’acide sulfureux, et en quantrié double.

Ce genre de sels a été très peu étudié.

Les sulfates et les sulfites nous présentent deux genres de sels analogues, car ils ne diffèrent que par la proportion d’oxigène renfermée dans l’acide. Nous allons parler de deux autres genres de sels formés aussi par des acides du soufre, mais dont les combinaisons offrent plus de variations ; ce sont les Ayposulfates et les hyposulfites. L’acide hyposulfureux renferme deux atomes de

soufre et deux atomes d’oxigène. On ne peut pas

l'obtenir isolé; mais ces sels n’en existent pas moins. Prenez du sulfite de potasse dissous, fartes- | le chauffer avec du soufre ; il y aura dissolution d’un atome de soufre, et vous aurez de l’hyposulfite de potasse que vous pourrez obtenir en cristaux. On met le soufre peu à peu et jusqu’à saturation. On peut aussi avoir des hyÿposulfites en exposant à l'air des sulfures. Le sulfure de potassium exposé à l'air, absorbe de l’oxigene et se, transforme en hyposulfite, On appelaitautrefoisles hyposulfites, des sulfites sulfurés, mais on ne les regardait pas comme renfermant un acide parüculier.

Voyons maintenant quels sont les caractères de ces sels.

Ïls sont presque tous solubles; quelques-uns. le sontpeu.

lis ont une saveur particulière qui rappelle aussi celle du soufre, et que l’on désigne de même.

La chaleur les décompose facilement, et plus facilement que les sulfites. Il se forme un sulfate,

et l’excédant du soufre se sépare. Nous avons

dans l’hyposulfite trois atomes d'oxigène : deux atomes dans l'acide, et un atome dans la base ; cela ne forme pas les quatre atomes d’oxigène nécessaires pour la production de l'acide sulfurique, et la transformation entière du sel en sulfate. Il n’y a que trois quarts de cet acide de produit ; aussi obtient-on un sulfate, un sulfure, et du soufre qui se dégage. | Indépendamment de ces caractères, les hyposulfites, quels qu’ils soient, se décomposent quand. on les traite par un acide. En versant de acide dans une dissolution d’hyposulfite , le liquide ne se trouble pas d’abord , mais peu à peu, et 1l se forme un dépôt de soufre. L’acide hyposulfureux est mis à nu en se décomposant lui-même en deux parties en acide sulfureux et en soufre. Quant aux corps combustibles, il est clair qu'ils doivent décomposer les hyposulfites. Je ne m'ar- rête pas à leur action.

Ces sels ne s’altèrent pas à l'air.

Parmi ces sels, le plus anciennement connu

est celui de soude, que l'on obtenait très en grand

par les procédés imparfaits alors de la fabrication de la soude. Il cristallise en pyramides courtes.

Il y a presque autant d’hyposulfites que de bases particulières.

L’hyposulfite de baryte est peu soluble.

Celui dé strontiane cristallise én rhomboëdres qui n'ont pas été déterminés. Il contient cinq proportions d’eau.

Celui de chaux cristallise en hexaèdres. Il contient six proportions d’eau.

Les hyposulfites métalliques sont peu solubles. Lorsqu'on traite les métaux par l'acide sulfareux, On reconnaît que le produit a les caractères | d’un sulfite et d’un hyposulfite. En versant un acide sur ce produit, 1l se dégage de l'acide sul-

fureux et il se dépose du soufre.

Nous avons un autre genre de sels qui se rapprochent de ceux que nous venons d'examiner ;! ce sont les kyposulfates.

L'acide y posulfurique a pu être obtenu isolé, de sorte qu'on s’est livré à l'étude de ses pro-

priétés. C’est en traitant le peroxide de man-

ganèse par l'acide sulfureux qu'on l’a produit; 1l se forme du sulfate et de l’hyposulfate de manganèse : en y versant de la chaux, on précipite l'oxide de manganèse, et l’on obtient en même temps un sulfate de chaux insoluble, et dans la dissolution de l’hyposulfate de chaux qué l’on peut faire cristalliser.

Ayant de l’hyposulfate de chaux, on se procure facilement les sels à base de potasse, de soüde, de baryte, etc., parce que ces substances précipitent la chaux.

Voici les caractères de ces sels.

Ils sont tous remarquables par de belles formes cristallines et par une assez grande solubilité. La chaux, la strontiane, la baryte, les oxides métalliques forment des sels solubles.

Quand on expose ces sels à l’action de la chaleur, ils sont changés en sulfates, et il y a dégagement d'acide sulfureux.

Lorsqu'on verse sur un hyposulfate soluble ou peu soluble un acide, de l'acide sulfurique, par

exemple, si l'on ne chauffe pas, il n'y a point

10 COURS d'apparence de décomposition ; mais si l’on chauffe , 1l se dégage abondamment de l'acide sulfureux. Voici comment on peut concevoir ce qui se passe dans ces circonstances. En versant un acide s'il ne se produit pas de chaleur, nous comprendrons seulement que l'acide hyposulfurique a été isolé : si nous chauffons, il y a une porüon d'acide sulfureux dégagée ; par conséquent, l'acide hyposulfurique changé en acide sulfurique se joint à celui qu’on a versé, et augmente la chaleur et la rapidité de la décomposition.

On reconnait facilement ce genre de sels par : l'acide sulfurique. Que l’on prenne de l’hyposulfate de manganèse, par exemple : en versant dessus de l'acide sulfurique concentré qui donne de la chaleur par le mélange, il y aura sur-le-champ dégagement d'acide sulfureux.

Ces sels exposés à l'air sont permanens.

Calcinés avec les corps simples combustibles, ils donnent les mêmes résultats que les sulfates.

Ces sels sont nombreux. Aujourd'hui on les.

a très bien étudiés. Il y a sur cette matière un travail du docteur Héeren, qui n’est pas traduit dans uotre langue.

L’hyposulfate de baryte est très brillant : il est formé d’un atome d'acide et d’un atome de base. Il contient huit proportions d'eau et est assez SOluble. C’est avec ce sel qu’on obtient l'acide hyposulfurique, parce qu'en versant dans sa dissolution de l'acide sulfurique peu à peu et en tâton-

° « A nant, afin de ne point en verser en ex£és, le sul-

fate de baryte se précipite, et l'acide hyposul- |

furique se trouve dans le liquide.

L’hyposulfate de strontiane contient quatre proportions d'eau ; celui de chaux autant ; celui de potasse n’en contient pas ; celui de soude en contient deux.

L’acide hyposulfurique se combine avec Îles substances végétales et animales, et forme de nouveaux acides qui s'unissent très bien aux bases en donnant des sels qui cristallisent.

Je n'en dirai pas davantage sur ces sels nou-

veaux, qui offrent cependant un grand intérêt ;

mais ce n’est pas ici le moment d’en parler, et cela suffit maintenant.

Nous allons commencer l’histoire d’un autre genre de sels, genre très important dans les arts : je veux parler des nitrates. Vous savez que l'acide nitrique est formé d’un atome d’azote et de cinq

atomes d'oxigène. Son poids atomique est de

Tous les nitrates exposés à l’action de la chaleur se décomposent. Ilg faut cependant mettre de côté le nitrate d’ammoniaque, qui, à raison de la nature de sa base, donne des résultats particuliers. Les produits que l’on obtient par la décomposition sont très variables : il y a des nitrates dans lesquels l'acide a peu d’affinité pour la base et qui donnent de l'acide nitrique ; quand l'affinité est plus grande, l’acide nitrique se décompose , et l’on peut avoir de azote et de l’oxigène, ou du deutoxide d'azote et de l’oxigène,

ou de l'acide nitrique, de l'azote et de l'oxigène,

ou enfin de l’oxide d'azote et de l'acide nitreux.

Quand la base peut fixer l'acide nitrique, il

lfaut une chaleur assez élevée pour le décomposer; quand la base a très peu d’affinité, elle ne lui permet pas de supporter la chaleur nécessaire à sa décomposition, et 1l se dégage. La base reste presque toujours; c'est ce qui arrive pour la potasse, la soude , la chaux , les métaux. Le résidu fourni par ces derniers est un oxide. Cependant si l’on prend du nitrate d'argent, 1l ne reste pas d’oxide, mais de l'argent pur, parce que Voxigène se dégage, Il y a au contraire des ni1trates «dans la décomposition desquels l’oxide absorbe plus d'oxigène, les nitrates de fer et de mercure, par exemple. On peut prévoir, pour chaque cas particulier, ce qui arrivera selon la mature de la base.

Les combustibles simples ont une action tres variée sur les nitrates; on ne l’a pas étudiée sur toutes les espèces. En prenant du nitrate de potasse et divers combustibles à froid , 1l n'y aura rien ; mais à chaud le combustible s’oxigénera, et il se formera des acides ou des oxides. Le

charbon se ‘transforme en acide carbonique, et

Fe LATUE,

l’on aura du carbonate de potasse. Si l’on prend du phosphore, il se formera du phosphate de potasse ; avec l’arsenic, il se formera de l’arseniate. L’acide nitrique cède facilement son oxigène, qui se porte sur les combustibles. Quand l'acide ni-

trique est retenu faiblement par la base à laquelle

il est uni, les combustibles n’ont plus d’action

sur lui; les résultats ne sont pas les mêmes : il se

dégage sans se décomposer.

En jetant un mélange de nitrate de potasse et,

de charbon dans un creuset chauffé au rouge, 1l.

ya production instantanée de gaz.

Les acides fixes versés sur les nitrates les dé- -

composent, et dégagent l'acide nitrique. L’acide :

sulfurique est particulièrement employé pour

opérer cette décomposition. Quand on le verse

sur les nitrates, il y a aussitôt dégagement de:

vapeurs blanches d’acide nitrique. Si l'on opère

à froid, il n’y a pas d’effervescence, parce qu'il :

n'y a pas production suffisante de chaleur pour

rendre la décomposition rapide et tumultueuse.

DE

Cest de cette manière que l’on obtient l'acide *

nitrique , qui est ordinairement rutilant. La couleur lui est donnée par un peu d'acide nitrique décomposé.

L'acide nitrique se décompose assez facilement. Exposé seul à la chaleur, ses principes se désunissent.

Un caractère qu’il est facile de distinguer, de saisir dans les nitrates, c’est l'altération qu'ils éprouvent par l'acide hydrochlorique. Je mêle de l'acide hydrochlorique et un sel que je ne connais pas : s’il se forme du chlore en abondance, le sel est un nitrate. L’hydrogène de l'acide hydro- Chlorique est enlevé par l’oxigène de l'acide nitrique ; 1l y a dégagement d’acide nitreux et de

chlore , et les vapeurs sont colorées.

Tous les nitrates neutres sont solubles; il n'y

a que quelques nitrates basiques qui le sont irès

peu : nous ne connaissons aucun nitrate insoluble.

Tels sont les caractères par le moyen desquels

on reconnait facilement les nitrates. Nous allons nous occuper des espèces.

. Le nitrate de potasse est le premier du genre.

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Ce sel est formé d’un atome d'acide et d’un atome :

de potasse.

Il cristallise généralement en prismes cannelés, Ses formesne sont pastoujours bien nettes ; celles s qu'il affecte dérivent d’un prisme rhomboïdall dont les angles plans seraient à peu près de 60 an 120°. On rencontre aussi le nitrate de potasse en: prismes hexaèdres terminés par des pyramidess hexaëdres.

Ce sel a été connu très anciennement sous less noms de zitre et de salpéire.

Sa solubilité est tres variable , selon les tem-r pératures : à zéro, 100 parties d'eau en dissolventi 13,2; à 24°,0 , 88,4 parties; à 54°,7, 07 parties; ; à 70°,7, 160,3 parties; à 97°,7, elles en dissol-vent 236,4 parties; à 100°, 246,15 parties; aa une température plus élevée, sa solubilité de-s vient anfinie. P7

Si l’on voulait représenter la marche de sat solubilité par une courbe dont les abscisses ra À présenteraient les degrés de chaleur et les ordon-.

nées, les quantités de sel dissous, on trouverait!

Di + 4 RCE LRU à

qu'aux abscisses représentant plus de 100 degrés correspondraient bientôt des ordonnées infinies.

Ce sel, exposé à l’action de la chaleur, entre en fusion à une température d'environ 380°. Il n'éprouve paf d’altération, coule comme de l’eau et se prend en masse par le refroidissement. On le nomme alors cristal minéral, quoiqu'il n'ait plus de transparence. |

La fusion du nitrate de potasse n’a aucun but d'utilité : on l’opère cependant dans quelques fabriques de poudre, et notamment en Angle-

terre, avant que de le pulvériser. On croit qu’a-

près avoir été fondu, il se pulvérise plus facile-

- ment et mieux. OL:

Lorsqu'il est en fusion, si lon continue à le

chauffer et que la température aille au rouge

blanc, il se décompose et donne de l’azote et de

loxigène, maïs pas dans les proportions con-

nues des principes qui le constituent. On devrait

avoir pour résultat deux volumes et demi d’oxi-

gène contre un volume d'azote. On peut expli-

quer cette différence ; car on apercoit une petite

G.-L. Chim. 10° LECoN. do.

quantité d’acide nitrique qui se produit ; elle est petite, il est vrai, mais elle suffit pour troubler les rapports. Comme l'opération ne peut se faire que dans des vases de grés ou de porcelaine , la potasse réagit sur ces matières. *

Ce sel n’éprouve à l’air aucune espèce d'altération. Pour qu'il en éprouve, il faut qu'il soit placé dans un air très humide; dans les caves, il tombe en déliquium : la poudre, dont il fait partie, s'altère aussi à l'humidité et ne peut être conservée que dans les endroits secs.

Mêlé avec les corps combustibles , il se décompose facilement. Je suppose que lon prenne :

r atome de charbon et 1 atome de nitrate de potasse ; il y aura décomposition en faisant détonner dans un creuset : 1l se produira r atome de carbonate de potasse et de l’oxigène se dégagera. Pour qu'il n’y ait pas d'oxigène dégagé, il faudrait employer 2atomes +de charbon. L'action du charbon sur le nitre estextrèmement vive. On peut le voir aussi en projetant ce sel sur des charbons em-

brasés ; les endroits où il tombe deviennent

DE CHIMIE. ‘49 blancs et excessivement lumineux. Cela donne l'idée du phénomène appelé déflagration , ou de la circonstance dans laquelle la combustion par le nitre est la plus rapide.

Si nous projetons dans un creuset rouge un mélange de nitre avec du soufre, vous comprenez que le soufre peut donner divers produits avec l'oxigène. Avec : atome desoufre et 1 denitre, il se formera du sulfate de potasse et il y aura 2 atomes d’oxigène qui se dégageront. S1 nous prenons 2 atomes de soufre et 1 atome de nitrate de potasse, il y aura beaucoup de gaz sulfureux de produit.

En prenant du phosphore et en en mêlant

2 atomes avec 1 de nitrate de potasse, il y

aura formation d'acide phosphorique et phos-

phoreux.

Enfin, si nous prenons les métaux , nous au-

rons divers produits : si nous projetons du fer , par exemple, avec le nitrate dans le creuset, il 14 ÿ aura oxidation.

L'argent, l'or, le platine, ne sont pas attaqués

par le nitrate de potasse. C’est d’après cette pro= priété qu'on fait ce qu'on appelle le départ ou la séparation de ces métaux d'avec les autres.

Dans toutes les circonstances, le nitrate de. potasse agit bien par son oxigène ; mais il agit aussi par la base qui est très puissante et qui a beaucoup d’affinité pour les nouveaux corps qui . se forment. | |

S1 l’on traite les sulfures avec le nitrate, ils sont brülés et changés en sulfates.

Si l’on projette le nitrate avec l’antimoine dans un creuset, il y a production d’antimonite de : potasse.

î C’est du nitrate de potasse qu'on extrait l'acide : nitrique dont on fait usage dans les arts. Pour: décomposer ce sel, on est obligé d'employer:

2 atomes d’acide sulfurique. Si l’on ne versait.

l'acide sulfurique qu'à proportions égales , on.

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