‹ Cours de chimieChapitre 110 sur 226 · Carbonate de calcium CO^Ca. — Ce sel est l'un · texte numérisé non relu

Carbonate de calcium CO^Ca. — Ce sel est l'un

des corps les plus abondamm^ent répandus à la surface et à l'intérieur de la terre; il affecte un grand nombre de formes dift^érentes dont les principales sont :

Calcite ou spath dUslande (rhomboèdre).

Aragonite (prisme orthorhombique).

CO^Ca cristallin.. Marbre^ incrustations calcaires.

/ Calcaire grossier (pierre à bâtir,

r^r^^r^ , ] picrrc à chaux).

CO^Ca amorphe. .< ^ .

j Craie, marne.

l Pierre lithographique.

Ualbâtre est du carbonate de calcium, mélangé de gypse à l'état saccharoïde.

On voit que le carbonate de calcium, cristallisant dans deux systèmes distincts, est un corps dimorphe.

Les rhomboèdres transparents de calcite présentent le phénomène de la double réfraction] on s'en sert souvent, après les avoir convenablement taillés, dans la construction des instrum^ents d'optique.

Les incrustations ou pétrificatî^ons sont causées par l'évaporation à l'air des eaux qui renferment du bicarbonate de calcium (C0^H)2Ca ; ce corps, extrêmement

CALCIUM

instable, se dissocie rapidement en acide carbonique qui se dégage et en carbonate de calcium qui se dépose à l'état ci'istallin. Les s^a^ac^iïes eilcs stalagmites ont même origine.

La marne est une espèce de craie très friable, qui se délite spontanément à l'air humide; on l'emploie en agriculture pour amender les terres.

Le blanc d'Espagne ou blanc de Meudon est de la craie purifiée et notamment séparée par lévigation des grains de sable qui s'y trouvent naturellement mélangés.

Sous toutes ses formes le carbonate de calcium est insoluble dans l'eau pure; il se dissout un peu dans l'eau chargée d'acide carbonique, en passant à l'état de bicarbonate ; il est décomposé avec effervescence par tous les acides forts, ce qui fournit un excellent moyen de le reconnaître.

La chaleur le dissocie en anhydride carbonique et chaux vive, d'où son emploi déjà signalé comme pierre à chaux.

245. Silicate de calcium. — Le silicate de calcium, que l'on peut représenter par la formule SiO^Ca, n'a par lui-même aucun intérêt, mais il donne avec les silicates alcalins des sels doubles, fusibles au rouge et inattaquables par la plupart des réactifs, qui ne sont autres que les verres proprement dits. ^

Le verre ordinaire est un silicate double de sodium et de calcium, qui s'obtient en fondant au creuset un mélange de sable, de craie et de carbonate ou sulfate de sodium; il a presque toujours une teinte verdâtre, due à la présence d'un peu d'oxyde ferreux, que l'on peut atténuer en ajoutant au verre fondu une trace de bioxyde de manganèse.

Le verre de Bohême, et en général le verre fin, est

MÉTAUX

un silicate double de potassium et de calcium, qui se prépare de la même manière, en remplaçant le carbonate de sodium par le carbonate de potassium.

L'émail est un verre très fusible, rendu opaque par un peu d'oxyde d'étain ou de phosphate tricalcique; les verres à vitraux sont formés de verre ordinaire, coloré par addition de différents oxydes métalliques.

Le verre prenant l'état pâteux avant de se liquéfier entièrement se travaille avec la plus grande facilité, à chaud, par le moulage ou par soufflage, suivant qu'on veut en faire des pièces pleines ou creuses. On le taille à la meule d'émeri et on le grave, soit encore à la meule, soit avec l'acide fluorhydrique, qui l'attaque aussi bien que la silice elle-même.

Les glaces sont planées mécaniquement, puis doucies et polies par frottement avec de la potée cVètain i^bioxyde d'étain) ou du colcothar (peroxyde de fer).

Page 1