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Chlorures de cuivre. — Il en existe deux, qui

correspondent aux deux oxydes précédents : ce sont le chlorure cuivreux Cu-Cl- et le chlorure cuivrique CuC12.

Le chlorure cuivreux est un corps gris foncé lorsqu'il est en masse compacte, blanc quand il a été précipité, facilement ftisiljle au ruuge sombre, volatil à

haute temperatui'e et complètement insoluble dans

GUIVKE

l'eau. Il se dissout bien dans l'ammoniaque et dans l'acide clilorliydrique.

Les solutions ammoniacales de chlorure cuivreux absorbent très facilement l'oxygène, l'hydrogène phosphoré, l'oxyde de carbone et l'acétylène; l'oxygène y développe une belle coloration bleue, l'acétylène y produit un précipité rouge caractéristique. A cause de ces propriétés, le chlorure cuivreux est d'un fréquent usage dans l'analyse des gaz.

On le prépare en faisant passer un courant de chlore sec sur du cuivre chauffé au rouge sombre, dans un tube de porcelaine, ou en chauffant de la tournure de cuivre avec de l'oxyde de cuivre et de l'acide chlorhydrique, dans un ballon de verre.

Cu + CuO + 2HC1 = H20 + Cu2C12.

Le chlorure cuivrique est un sel brun, qui donne avec l'eau des solutions vertes, renfermant l'hydrate CuC12 + H20.

Il se dissocie par la chaleur en chlore et chlorure cuivreux.

On l'obtient en dissolvant le cuivre dans l'eau régale ; il n'a pas d'usage industriel.

347. Sulfate de cuivre SO^Cu. — Le sulfate de cuivre {vitriol bleu ou couperose bleue des anciens) est un corps blanc qui se transforme immédiatement, au contact de l'eau, en un hydrate bleu SO^^Cu^ SH^O.

Cet hydrate, qui constitue le sulfate de cuivre commercial, cristallise en magnifiques cristaux tricliniques, reconnaissables au premier coup d'œil par leur couleur seule. Il possède une saveur styptique des plus désagréables et est un peu vénéneux.

Le sulfate de cuivre se prépare, soit en lessivant la pyrite de cuivre grillée, soit en calcinant à l'air des

déchets de cuivre avec du soufre, soit en traitant le cuivre par l'acide sulfiirique bouillant. On en obtient de grandes quantités dans l'affinage des métaux précieux, lorsqu'on précipite le sulfate d'argent par le cuivre métallique.

Il sert à la métallurgie de l'argent par le procédé mexicain, à monter les piles de Daniell et de Callaud, à faire les bains de galvanoplastie, à préparer la bouillie bordelaise (mélange de sulfate de cuivre, de chaux et de mélasse) avec laquelle on arrose la vigne atteinte du mildew, à sulfater les grains de céréales avant les semailles, pour injecter le bois et le préserver de la pourriture ; enfin on l'emploie dans la teinture en noir et dans la fabrication des conserves de légumes verts, pour empêcher leur jaunissement pendant la cuisson.

C'est un antiseptique assez puissant, à cause de ses propriétés vénéneuses.

348. Azotate de cuivre Cu(Az03)2. C'est encore un sel bleu, très soluble dans l'eau, qui se décompose par la chaleur en laissant un résidu d'oxyde de cuivre pur.

On le prépare en traitant le cuivre ou mieux l'oxyde de cuivre par l'acide azotique.

349. Carbonate de cuivre CO^Cu. — Le carbonate de cuivre est toujours hydraté : c'est alors une matière verte ou bleue, suivant la quantité d'eau qu'elle renferme.

Le carbonate de cuivre est insoluble dans l'eau et très facilement décomposable parla chaleur, en anhydride carbonique et oxyde de cuivre.

On le rencontre tout formé dans la nature : la malachite est une belle variété verte de carbonate de

cuivre dont il existe d'importants gisements en Sibérie; Vazurite, autrefois abondante à Chessy (Rhône), est du carbonate de cuivre bleu foncé, souvent très bien cristallisé en prismes clinorhombiques.

Le carbonate de cuivre artificiel, que l'on obtient en précipitant le sulfate de cuivre par le carbonate de sodmm, est employé en peinture sous le nom de cendres bleues ou cendres vertes.

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