‹ Cours de chimieChapitre 72 sur 226 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

employé par ces auteurs consiste essentiellement en un gros ballon de verre, fermé par un robinet et communiquant avec un long tube en verre peu fusible, rempli de tournure de cuivre et muni également de robinets à chaque extrémité (fîg. 40). On fait d'abord le vide dans tout l'appareil, puis on en pèse les deux parties séparément, on porte le tube au rouge, on adapte à l'extrémité libre un système d'absorbants à potasse et à ponce sulfurique, pour dépouiller l'air de toute trace d'acide carbonique et d'humidité, enfin on ouvre lentement les robinets pour permettre aux gaz extérieurs de pénétrer dans l'appareil : l'oxygène reste fixé au cuivre, sous la forme d'oxyde de cuivre, et le ballon se remplit d'azote (mélangé d'argonj, ainsi que l'intérieur du tube ; pour en connaître le poids il suffit de peser Tun et Tautre, dans leur état actuel et après y avoir refait le vide. La quantité d'oxygène est donnée par l'augmentation de poids du tube à cuivre, vide de gaz.

On trouve ainsi que l'air pur contient, pour 100 parties en poids :

La composition de l'air, pris en pleine campagne, loin de tout centre de contamination, est sensiblement invariable.

Dans les grandes villes on y trouve un peu plus d'acide carbonique, quelquefois une trace d'acide suifhydrique ou d'acide sulfureux. Enfin, parmi les éléments communs qui se trouvent encore dans l'air, mais en proportion infime, il faut citer l'ozone, l'ammoniaque, un peu d'acide azotique et, au voisinage des marais, des traces de méthane.

Azote et argon Oxygène

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