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P20^-^5C = 2P-5CO

Sa propriété la plus intéressante est d'être extrêmement avide d'eau : il fait entendre un sifflement quand on le jette dans un vase plein d'eau et se transforme ainsi en acide métaphospliorique.

On le prépare en faisant brûler dti phosphore dans un excès d'air sec : les fumées se concrètent peu à peu et se déposent, sous la forme d'une poudre blanche et légère, au fond de l'appareil, qui peut être indifféremment en verre ou .en métal.

On l'emploie dans les laboratoires pour dessécher les gaz : c'est le meilleur déshydratant que l'on connaisse.

Acides phosphoriques.

156. Propriétés. — Ce sont tous les trois des corps solides, qui prennent sous l'action de l'eau bouillante la forme commune d'acide orthophosphorique et que la chaleur rouge ramène à l'état d'acide métaphospliorique, sans jamais donner l'anljydride.

P03H — H20=rPO^H3. P20'H^-f H20r=r2P04H3.

HYDROGÈNE ET MÉTALLOÏDES

Ils possèdent tous la fonction d'acides forts, mais l'acide métaphosphorique est seulement monobasique, tandis que l'acide pyrophosphorique est tétrabasique et l'acide orthophosphorique tribasique. Il en résulte qu'une même base, la potasse, par exemple, peut donner avec eux six sels principaux, qui ont pour formules :

PO^K Métaphosphate de potassium

P-0''H2K2... . Pyrophosphate bipotassique

p20'7Ki Pyrophosphate tétrapotassique

PO^H^K. ..... Orthophosphate monopotassique

P0^HK2 Orthophosphate bipotassique et

PO^K^ Orthophosphate tripotassique.

On reconnaît l'acide métaphosphorique, lorsqu'il est en dissolution dans l'eau, à ce qu'il coagule l'albumine et précipite en blanc le chlorure de baryum ; pour distinguer les deux autres on commence par les saturer exactement, par la potasse ou la soude, puis on ajoute de l'azotate d'argent: l'acide pyrophosphorique donne alors un précipité blanc et l'acide orthophosphorique un précipité jaune. Ces deux précipités sont solubles dans l'ammoniaque et dans l'acide azotique.

On emploie aussi souvent, pour caractériser l'acide orthophosphorique et les orthophosphates, un mélange de citrate de magnésie et d'ammoniaque en excès, qui donne un précipité blanc cristallin de phosphate ammoniaco-magnésien PO^MgAzH^ -j- ôH^O.

157. Préparation. — On prépare l'acide métaphosphorique en hydratant l'anhydride phosphorique, ou encore en calcinant, dans une capsule de platme, soit un autre acide phosphorique, soit un de ses sels

ACIDES PHOSPHORKjUES 187

d'ammoniaque. L'ortliophospliate biammonique est d'un emploi très commode, parce qu'on le trouve facilement dans le commerce.

L'acide métaphosphorique reste dans la capsule sous la forme d'un liquide transparent qui se solidifie par refroidissement en une masse vitreuse, absolument amorphe.

On peut obtenir l'acide pyrophospliorique en chauffant l'acide ortho a 213'^ iGraham).

2PO^H3 = P^îQ-H^ — H20.

Il est préférable de l'extraire d'un pyropliosphate ; pour cela on commence par calciner le phosphate ordinaire de sodium P(J^HXa-. de manière a le transformer en pyrophosphate P-C>'^Xa^. puis on dissout ce dernier dans l'eau, on ajoute de l'azotate de plomb qui donne un abondant précipite de pyrophosphate plombique et enlin on décompose ce précipité, en suspension dans l'eau, par l'acide sulfhydrique. Le précipité noir de sulfure de plomb étant séparé par le filtre, on obtient une dissolutiLUi d'acide pyrophosphorique que l'on concentre à basse température, jusqu'à ce qu'elle cristallise.

p-^O'Xa^ — 2Pb Az03 2= p20TPb2 4Az03Xa. p20Tp],2 __ =z P-(j-H^ + 2PbS.

Pour préparer l'acide phosphorique ordinaire il suffit de faire bouillir avec de l'eau, pendant queLjues heures, l'acide méta ou l'acide pyrophosphorique.

On peut aussi chauffer du phosphate d'ammoniaque avec de l'eau régale, qui détruit l'ammoniaque et laisse l'acide libre, ou encore traiter par l'eau le

HYDROGÈNE Eï MÉTALLOÏDES

. pentaclilorure de phosphore, ou enfin chauffer du phosphore avec de l'acide azotique.

PCl^ + 4H20 P04H3 + 5HC1.

P -f 5Az03H =: P04H3 + 5Az02 + H20.

Ce dernier moyen, qui est essentiellement classique, est réellement peu recommandable à cause de la violence de la réaction, qui peut devenir dangereuse. Dans tous les cas le liquide obtenu doit être évaporé jusqu'à cristallisation.

Usages. — . Les acides phosphoriques libres sont à peu près sans emploi, mais leurs sels, et surtout les orthophosphates, présentent une grande importance pour l'alimentation; les phosphates calciques sont souvent prescrits en médecine; en agriculture on emploie comme engrais, sous le nom de superphosphate^ un mélange de plâtre et de phosphate monocalcique que l'on obtient industriellement en traitant le phosphate tricalcique naturel par l'acide sulfurique.

(POi)2Ca3 + 2SO^H2 = 2S0'^Ca + (P04H2)2Ca. Arsenic.

158. Propriétés physiques. — L'arsenic libre a peu d'importance : c'est un corps noir, à reflets métalliques, de texture cristalline et très lourd; sa densité, 5,7, tend à le rapprocher des métaux, mais il n'est ni malléable ni ductile et ne donne que des anhydrides en s'oxydant.

L'arsenic est volatil, et peut être sublimé; sa densité de vapeur 10,66, correspond à un poids moléculaire quadruple de son poids atomique; il présente donc à ce point de vue la même anomalie que le phosphore.

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