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Il n'y a qu'une seule espèce de mariage

7. — 11 ne faut pas confondre le mariage, c'est-à-dire l'acte de l'état civil, avec le contrat de mariage, c'est-à-dire avec les conventions matrimoniales relativement aux biens des époux.

8 — Conséquences de cette distinction.

9 — Division générale.

1 , — L'orateur du gouvernement a défini le mariage : « La société de l'homme et de la femme, qui s'unissent pour perpétuer leur espèce, pour s'aider, par des secours mutuels, à porter le poids de la vie, et pour partager leur commune destinée. » (Portalis.)

On ne saurait exprimer en termes plus nobles et plus vrais le double but du mariage : la procréation des en-

TRAITK DU MARIAGE. I— 1

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fants, la conservation de la race humaine, et cette communauté indivisible d'existence qui fait l'honneur et la moralité de l'union conjugale..., consortium omnis vitée, individua consuetudo (L. 1 , ff. de Ritu nuptiarum; Inst. de patria Potes t. } § 1).

2. — Trois sortes d'intérêts recommandaient cette institution à la plus sérieuse sollicitude du législateur :

1° L'intérêt général de la société ; — le mariage est la source des familles; or la société elle-même n'est que la réunion de toutes les familles ; le mariage ett donc vérita • blement la base de tout ordre social ; et les lois qui le régissent, exercent d'ailleurs, sous tous les rapports, une influence profonde sur les mœurs publiques ;

2° L'intérêt des parties contractantes ; — cet acte est sans aucun doute le plus important de toute la vie, et celui en même temps sur lequel les passions ont certainement le plus d'empire; la loi devait donc sa protection aux futurs époux dans cette occasion solennelle qui va décider de leur avenir ;

3° Enfin, jusqu'à un certain point, l'intérêt de la famille des futurs époux ; — en gênant le moins possible leur liberté, il fallait aussi, dans une juste mesure, tenir compte des effets que produit le mariage, à l'égard des parents eux-mêmes de chacune des parties contractantes (art. 203, 205, 207, 402, 404, 745, 913, 914, 3 094, 2e part.).

5. — Par quelles lois, par quel droit le mariage est- ;1 régi?

Beaucoup d'auteurs répondent :

Par le droit naturel, par le droit des gens et par le droit civil (Merlin, Rép., t, VIII, v° Mariage, p. 32; Proudhon, t. ï, p. 374; Duranton, t. II, nus 2-4; Demante, Programme, t. I, n° 169).

Je me suis assez souvent expliqué déjà sur ces classifications entre les difftrentes espèces de droit (t. 1, n08 5-8, 203-208 et 240) pour n'avoir pas à y revenir.

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