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PERIODE PRIMITIVE

de Frescobaldi. Son principal ouvrage est la Tabulalura nova, recueil de pièces pour orgue en trois volumes in-folio. L'influence de Scheidt fut grande sur J.-S. Bach et sur la façon dont il comprit la variation de choral, dans les œuvres qui appartiennent à sa première manière (voir ci-après, p. 78 et suiv.). .-;^

Johann Jacob FROBERQER naquit à Halle ; il fut envoyé à Rome par l'empereur Ferdinand III, son protecteur, pour se perfectionner dans la science musicale auprès de Frescobaldi; esprit inquiet et d'humeur nomade, il fut, de façon intermittente, organiste de la Cour de Vienne. Il mourut à Héricourt, près Montbéliard, après un voyage en Angleterre (ibôa) plein de romanesques péripéties qu'il chercha, dit-on, à retracer dans l'une de ses œuvres (1).

Il parut, en 1693 et 1696, deux recueils de Froberger intitulés: Diverse iugeuiosissime 0 rarissime partite di Toccate, Can^oiii, Ricercari, Cappricci, etc.

Qeorg MUFFAT, organiste de la cathédrale de Strasbourg jusqu'en 167b. vint étudier à Paris le style français et écrivit de nombreux Ricercari 'pour: orgue et instruments, y,

Dietrich BUXTEHUDE, le plus illustre des organistes allemands du xvii" siècle, né à Elseneur, en Danemark, devint en 1668 titulaire de l'orgue de Sainte-Marie, à Lubeck, et organisa dans cette église, pour la première fois en Allemagne, des « Abeiidmusiken » (soiréesmusicales), qui se tenaient le soir de chaque dimanche de l'Avent et qui eurent une grande renommée.

Buxtehude fut sans contredit le précurseur et, plus encore, l'inspirateur des œuvres de la première manière de J.-S. Bach : celui-ci, en effet, trop pauvre pour payer la dépense du coche, fit à pied le voyage d'Arnstadt à Lubeck dans le seul but d'entendre le célèbre maître et de profiter de ses conseils. Buxtehude publia un grand nombre de Fugues et de pièces d'orgue en style fugué ; ses versets sur le Te Deum sont de petits chefs-d'œuvre; voir aussi sa Fugue en mi

à trois sujets, comme la célèbre fugue en M/t> de Bach. Il contribua puissamment au développement de la virtuosité sur son instrument, par des interludes ou des cadences finales brillamment figurées que Bach imita souvent dans ses premières pièces.

(>J .Mattheson, Op. cit.. Il, 4, p. i3o.

Johann PACHELBEL naquit à Nuremberg, où, après avoir occupé diverses charges auprès des princes de Saxe et de Wurtemberg, il revint vers sa quarantième année, pour y reprendre jusqu'à sa mort le poste d'organiste de Saint-Sebald. Il fit faire également de grands progrès à l'écriture de l'orgue ; son influence sur les compositions de la première manière de J.-S. Bach est indiscutable, sinon comme esprit, au moins comme style. Comparer aux chorals de VOrgelhûchlein l'exposition ci-dessous, variation fuguée de la mélodie l'ater miser in Himmelreich ( i ) :

Rèp

Suj. (Canfiif: /irmut)

Pachelbel publia, entre autres œuvres, un Tabulaturbiich, contenant cent soixante Chorals variés avec préludes en style lugué, et un assez grand nombre de Fugues pour orgue.

Jean Titelouze i563 f i633 'A

Jean-Henri d'ÂNGLEBERT 1628 -{• 1691 X.

François Cooperin (de Crouilly). . i63i f 1698 X

Nicolas de Grigny 16. . f 16. . v

Jean-Louis Marchand 1669 -j- 1732 )/

Louis-Nicolas Cléremhault . . . 1676 •}- 1749

Jean TITELOUZE, l'ami du père Mersenne, né h Saint-Omer, fut élu en I b88 organiste de la cathédrale de Rouen. On a de lui, outre diverses pièces, un recueil publié en 1623 et intitulé: Hymnes de lEglise pour toucher sur Vorgue avec les fugues et recherches sur leur plain-chaut. Bien qu'il appartînt à une époque où l'art de la Fugue prenait à peine naissance en Italie et en Allemagne, on peut voir par l'exemple suivant (2) que son écriture ne se bornait point à la simple imitation canonique, comme dans la plupart des Ricercari de son temps, mais que ses versets contenaient de véritables expositions de

(i) Huiî Chorals publiés chez J. Chr. Wcigel, à Nuremberg, en ibgS. (]) Verset Depusutt fotenlci. (Magnilicut du 6* ion.)

PÉRIODE DE FLORAISON

Fugue. Nous devons donc le considérer comme l'émule français des Sweeiinck et des Frescobaldi, tant pour le style que pour la valeur musicale.

Jean-Henri d'ANQLEBERT, musicien de chambre du roi Louis XIV', y écrivit des Fugues pour orgue.

François COUPERIN, sieur de Crouillr, organiste de l'église Saint- Gervais, à Paris (i), écrivit des pièces d'orgue dans lesquelles on trouve des essais de Fugue.

Nicolas de GRIQNY, organiste de la cathédrale de Reims, fit imprimer chez Ballard (1701) un Lipre d'orgue où l'on rencontre des audaces harmoniques alors inusitées en France. Ses compositions X étaient connues de Bach et offrent un réel intérêt musical. M. Al. Guilmant en a publié un certain nombre dans ses Maîtres de Vorgtie.

Jean-Louis MARCHAND, né à Lyon, organiste de l'église des Jésuites à Paris en 1697, puis de la Chapelle royale du château de Versailles, fut banni de France en 17 17; il voyagea en Allemagne et, ")(^ pendant un séjour à Dresde, il tenta, sans succès, de se mesurer avec Bach comme improvisateur. On a, de lui des Versets et des pièces d'orgue en style d'imitation.

Louis-Nicolas CLÉREMBAULT, né à Paris, fut organiste de l'église , des Jacobins, puis directeur de la musique de M"° de Mamtenon à A Saint-Cyr. Il écrivit un certain nombre de pièces en style d'imitation.

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