‹ Cours de composition musicale (volume 2)Chapitre 43 sur 130 · AS · texte numérisé non relu

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LA SONATE PRÉ-BLtTHOVEMKNNF; 'S

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Chaque phrase (j, i, a') de ce Menuet se décompose en groupes rythmiques indivisibles de deux mesures (a et a^) ou même de quatre mesures (b) d-ns chacun desquels la première mesure est forte ; a l'époque des menuets danses, l'articulation nécessaire du premier temps de chaque mesure avait pour effet d'engendrer le plus souvent dans la mélodie une succession de rythmes d'une seule mesure chacun : ce sont, au contraire, les rythmes de plusieurs mesures qui caractériseront, chez Beethoven, les thèmes de Scherzo.

Après ce Menuet en Mi^ vient un Irio au ton de la sous-dominante; il offre la même particularité rythmique et est suivi de la reprise intégrale du Menuet da capo. comme dans les anciennes danses de la Suite.

LE MG'JVEMENT RAPIDE. — LF, BO^DrA'J. — TVPK R.

La pièce terminale des Sonates est demeurée ia continuatrice decelle des anciennes Suites par son allure rapide plus que par sa forme On verra plus loin (p. 178 et suiv.) que les premiers auteurs italiens se dispensèrent, pour la plupart, d'y introduireaucune innovation . ia dernière pièce de leurs sonates rudimentaires continue à affecter la forme d'une Gigue ou d'une autre danse vive de type binaire.

Seul, peut-être. Legrenzi et, après lui, plusieurs Allemands construisirent parfois leurs pièces finales d'après le même plan que la pièce initiale (type S), tout en lui conservant un mouvement plus rapide.

Ces divers essais eurent peu d'imitateurs; au contraire, la gracieuse forme Rondeau ne tarda pas à être élevée par Mozart à la dignité de finale, qui lui fut conservée après quelques transformations par Beethoven lui-même, dans une grande paitie de ses Sonates.

La vieille ronde, issue du sol français et toujours reconnaissable à son alternance caractéristique du re/raiii tonal avec les cutiplels modu-

LE MOUVKMKNT RAI'lt)!-: (Ri 173

lants, apportait ainsi zn finale, un peu desséché par la Gigue des anciens nuiitres, une sève nouvelle.

En quittant sa place indéterminée au milieu des danses groupées en forme de Suites, le Rondeau, devenu Finale, devait adopter l'allure rapide imposée par sa nouvelle fonction. Cet accroissement d'agogique et de vitesse constitue même la seule différence notable entre le Rondeau de Couperm précédemment analysé (p. 1 1 5) et le F/«cz/e célèbre d'une Sonate de Mozart i voir ci-après, p. 210), dont nous donnons ci-dessous le refrain, le premier couplet et !e plan générai ;

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