‹ Cours de composition musicale (volume 2)Chapitre 58 sur 130 · LES PRÉDÉCESSEURS DE REETIIOVEN · texte numérisé non relu

LES PRÉDÉCESSEURS DE REETIIOVEN

il revient à Salzbourg où il dirige, à douze ans, sa première Messe solennelle.

A treize ans, un voyage en Italie exerce sur son talent une influence dont il ne se débarrassa jamais, et, après diverses péripéties, il obtient, en I 789, le titre de « compositeur de la chambre impériale », avec de très modiques appointements. A partir de ce moment, il réside à Vienne, ne quittant la capitale que pour quelques voyages à l'étranger. C'est à Vienne qu'il mourut, jeune encore, et sa dépouille, abandonnée par ses rares amis, fut jetée à la fosse commune.

On indiquera, dans le Troisième Livre de ce Cours, l'ordre et les titres de ses œuvres dramatiques ; nous nous contenterons ici de mentionner les compositions qu'il écrivit dans la forme Sonate :

1» quarante-deu.\ Sonates pour piano et violon ; les quatre premières, écrites et gravées à Paris en 1764, étaient dédiées à M"* Victoire de France et à la comtesse de Tessé ; viennent ensuite les six Sonates dédiées à la reine d'Angleterre ; vingt-sept Sonates sont échelonnées entre les années 1770 et 1783; les cinq dernières, qui sont les plus intéressantes, portent les dates de 1784, 85, 87 et 88 ;

2° une Sonate en ré, pour deux pianos ;

3° cinq Sonates pour piano à quatre mains;

4° dix-sept Sonates pour piano à deux mains, ainsi réparties : six Sonates, dédiées au baron Dûrnitz, qui négligea d'en envo3'er le paiement (1774) ; trois Sonates, en ut, la et ré, dites « de Mannheim » (1777); quatre Sonates (1778 a 1784) ; deux Sonates (1788); les deux dernières, en s/ 1) et R£ (1789).

Les Sonates de .Mozart ne réalisent pas de progrès notables surcelles de Haydn; la plupart d'entre elles sont même inférieures en intérêt à celles du compositeur de la chapelle Esterhazy. Cependant on y distingue avec plus de netteté et de constance l'usage du développement et du passage de transition dit pont, entre les deux idées : éléments nouveaux qui prendront, chez Beethoven, une importance prépondérante dans la construction de la Sonate (voir ci-après, ;:hap. iv). On peut dire toutefois que les oeuvres musicales de l'un comme celles de l'autre sont toujours « coulées dans l'ancien moule » de Ch.-Ph.Emm. Bach.

Toutes les Sonates de Mozart sont en trois mouvements.

Voici, dans les Sonates pour piano, celles qui méritent d'être mentionnées au point de vue de la forme :

Ce sont d'abord les trois Sonates de Mannheim ( i 777).

La 1", en ut, nous montre le peu de cas que les auteurs de ce temps faisaient du thème ou de l'idée mélodique ; ce n'était point encore, à leurs yeux, une entité douée d'une vie particulière, mais seulement une sorte d'émanation mélodique de la tonalité. Ainsi, le second Ihéme de cette

^i."* I.A SONATE PRÉ-BEETHOVENIENNE

Sonate est présenté, dans l'exposition, sous une forme assez difTérente de celle qu'il affectera, lors de la réexpositiott :

Exp. : Thème B à la D. :

Reexp. : Thème B à la T., mais sensiblement modifié :

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