‹ Cours de composition musicale (volume 2)Chapitre 90 sur 130 · WWW · texte numérisé non relu

WWW

n. Dév. du th. et du dessin d'accompagnement.

III. Th. à la T. avec cadence conclusive par la sixle napolitaine (z).

2" Allegr-etto ^, en RÉi>-UTS Type M.

Scherzo : Th. A et dév. de A. Rem. —Ce Scherzo doit être joué immé-

Trio en RÉ \>. diatement après VAdagio, mais il

Da capo. n'y a pas d'enchaînement réel.

3' Presto agitato C, en ut9. . ■ Type S.

Exp. Th. A, infléchi vers la D., et reproduisant l'appel du sois {a), à la fin de l'arpège initial de T. :

f *■ mélodique. Rem. — La cadence par la sixte napo-

— Th B ^ *" P'®'" d'une exprès- litaine (demi-ton supérieur) apparaît

sion douloureuse.

6* conclusion en sol 5.

à la fin de b' et de b" .

(i) Dans la première édition, Beethoven met cette indication pour V .\dagio : Si deve suonare lutto questo pejjo delicatissimamente e sen^^a sordini.

Le nom de Mondscheins-Sonate (Sonate du Clair de lune) par lequel on désigne souvent cette Sonate, ou plutôt son Adagio initial, ne vient nullement de Beethoven : c'est le critique et musicographe Rellstab, qui avait cru pouvoir comparer cette œuvre à une excursion nocturne sur le lac des Quatre-Cantons.

11 est plus vraisemblable que cette Sonate est liée, dans l'esprit et le cœur de Beethoven, i son amour malheureux pour Giulietta Guicciardi, qui avait alors dix-sept ans. C'est pendant l'été 1802 que les parents de la jeune fille refusèrent sa main à l'auteur. Cette rupture, coïncidant avec les premiers symptômes de ta surdité, causa h Beethoven un douloureux accablement : on en trouve la trace dans le Testament d'Heiligenstadt, qui date d'octobre 1802. En novembre i8o3, Giuliefa Guicciardi épousa le comte de Gallemberg. Voir à ce sujet la conversation rapportée par Schindicr [op. cit., p. 279).

(j) Voir ci-destus (p. J48) l'explication relative à celte sorte de cadence.

DÉv. par a, puis b' , vers la SD. mo- — Cette même cadence revient dans le

dulant à la sixte napolitaine. développement et affirme la symétrie

Réexp. Th. A, suivi immédiat de établie entre V Adagio initial et le

— Th. B (i', t", i"') en u/S. Presto par l'arpège ascendant de

— Dév. term. par b' exp. à la T. tonique et l'appel du sol (a).

— Conclusion par b".

Sonate op. 31 n» I. — (Sans dédicace).

— Composée en 1802. — Éditée en i8o3, chez Naegeli, à Zurich, dans le Répertoire du Claveciniste .

— En trois mouvements (S. L. R.) :

\° Allegro vivace -^^ tn SOL Type S.

Exp. Th. A, en SOL. Rem. — C'est le premier exemple de

— P. en deux élem. tirés de a. l'emploi d'une tonalité voisine autre

( b' en SI. que la dominante ou le relatif pour

— Th. B < b" en si, modulant. la seconde idée.

( b" concl. en si.

Dév. rythmique par élém. de a.

Réexp. Th. A, en SOL, suivi de B.

1 b' en ML

— Th. B \ b" de mi à SOL.

{ b" en SOL.

— Dév. term. par a [i).

2' Adagio gra\ioso |, en UT Type L.

I. Th. de lied: a, à la T. Rem. — Ce thème a quelque analogie

— a, infléchi à la D. avec celui de l'air d'Ariel, dans la

— b modulant. Création, de Haydn.

Page 1