‹ Cours de composition musicale (volume 3)Chapitre 11 sur 265 · RYTHME BINAIRE RYTHME TERNAIRE · texte numérisé non relu

RYTHME BINAIRE RYTHME TERNAIRE

Toute succession de ce genre constitue un' groupe rythmique, dont les répétitions successives engendrent le rythme binaire, lorsqu'elles ont lieu sans interruption :

Rythme binaire : J J J J J J etc.

le métronome dont la sonnerie se fait entendre avec les battements, de deux en deux, formule un rythme binaire (2).

Par la prolongation du temps lourd, ou par suite d'une interruption entre ses répétitions successives, le même groupe rythmique devient rythme ternaire :

par prolongation : J J J J J J etc. par interruption :J J\'J JvJ J etc.

Rythme ternaire

on pourrait figurer le rythme ternaire en inclinant le métronome de façon à donner une durée double à l'un de ses battements, par rapport à l'autre : interruption dans les répétitions du groupe rythmique (3).

(i) Hugo Riemann [Musikalische Katechismen) emploie des expressions que nous iraduisons ici par temps léger, temps lourd, de préférence aux mots temps faible, temps fort que les traités de solfège appliquent beaucoup trop exclusivement aux temps pairs ou impairs d'une même mesure.

(3) Un autre exemple de rythme binaire exprimé, c'est le pas de l'homme et d'un grand nombre d'animaux. Si nous comptons, en marchant : Un ! (deux) trois! (quatre) cinq ! etc., avec des accentuations variables alternativement, cela tient à ce que nous fixons notre attention sur le mouvement de l'une des deux jambes, laquelle passe réellement de la position I à la position 3, etc.

Si on regarde le balancier du métronome, il marque de môme un rythme binaire exprimé, puisqu'il n'est réellement dans la même position qu'avec les battements i, 3, 3, etc. (ou 2, 4, 6, etc.). Aussi avons-nous spécifié au paragraphe précédent qu'il s'agissait seulement des bruits égaux que fait entendre cal instrument.

(3) Les pulsations du cœur humain, sur lesquelles J.-Séb. Bach avait coutume de se régler pour la détermination du mouvement daus ses œuvres, sont, en elles-mêmes, d'ordre ternaire : cette particularité, peu sensible lorsqu'on « tâte le pouls » à l'artcre du poignet (rythme en quelque sorte indifférent), se perçoit nettement en auscultant directement les mouvements du Cœur.

En supposant qu'une contraction du cœur ait une durée représentée par le chiffre 3, l'observation montre que la contraction des oreillettes peut être à peu de chose près évaluée à I, la contraction des ventricules à I, et l'intervalle de repos pareillement à i.

Admirable application delà prolongation du temps lourd et du principe de l'unité trinitairel

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