‹ Cours de composition musicale (volume 3)Chapitre 137 sur 265 · PKRIODl'. DE FLORAISON · texte numérisé non relu

PKRIODl'. DE FLORAISON

A partir de la seconde moitié du xvii^ siècle, en Allemagne, la Fugue entre en pleine période de floraison . En Italie, elle était à peu près

(i) Dans la gcncalogic delà famille Couperin, que nous donnerons ci-après (p. i38), àptopos de François Couperin, le grand, neveu de François Couperin, sieur de Crouilly, on verra que le poste d'organiste de Saint-Gcrvais fut occupé successivement par six membres au moins de cette illustre famille de musiciens.

76 LA FUGUE

tombée en désuétude. Quant aux organistes français de la période précédente, bien qu'ils soient les contemporains des compositeurs dont les noms suivent, nous ne pouvons, en raison de la nature de leurs productions, les placer dans la même catégorie que les Allemands. Ceux-ci seuls, en effet, cultivèrent pour lui-même le véritable art de la Fugue, dont J.-S. Bach allait devenir le plus haut et le plus génial représentant.

ALLEMANDS

Johann Krieger i652 f lySB

Johann Joseph Fux i65o -|- 1741

Johann Heinrich Buttstedt. . . . 1666 -f 1727

Johann Sébastian Bach 1 68 5 -|- 1750

Johann KRIEGER, né à Nuremberg et mort à Zittau, publia en 1699 un livre de Préludes et Fugues pour le clavecin, sous le titre Abhandlung von der Fiige, qui constitue le premier recueil où la forme Prélude et Fugue se trouve fixée et codifiée.

Johann Joseph FUX, né à Hirtenfeld, en Styrie, fut nommé en 1698 compositeur de la cour impériale de Vienne. Son Gradus ad Pavtiassum (1726) est une collection d'exemples de Contrepoint et de Fugue constituant un véritable traité. Fux passe, on ne sait pourquoi, pour le créateur de la fugue dite d'école ; mais rien, dans ses écrits, ne vient corroborer cette opinion.

Johann Heinrich BUTTSTEDT, organiste d'Erfurt et élève de Pachelbel, laissa un grand nombre de Préludes et Fugues pour orgue et pour clavecin.

Défenseur des anciens modes ecclésiastiques, il entreprit une réfutation des théories, « avancées » pour l'époque^ émises par Mattheson dans le N'eu ei^djfnetes Orchester et publia, à ce propos, son célèbre traité théorique et pratique intitulé :

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