UT
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Les modulations de ce genre sont extrêmement fréquentes ; la très grande parenté des tonalités mises ainsi en rapport rend très norm^ale une modulation définitive à la première quinte, sous la seule réserve du danger inhérent à l'emploi prolongé du ton de la sous-dominante (i).
Le pouvoir éclairant (ou assombrissant) de cette modulation est assez faible.
h^ seconde quinte di poui t^Q.1 une modulation à là seconde majeure supérieure (ou inférieure):
Les tonalités ainsi mises en relation n'ayant entre elles aucune parenté, cette modulation est nécessairement accidoitelle ou passagère dans une bonne construction tonale. Son pouvoir éclairant (ou assombrissant) est assez notable, comme on a pu le constater dans l'exemple de la Symphonie héroïque cité ci-dessus (p. 25o). Les progressions ascendantes par tons entiers^ dont l'usage est assez répandu dans certains développements, sont en réalité des modulations de ce genre se succédant les unes aux autres.
La modulation que nous avons signalée ci-dessus (p. 248) est un cas particulier de la modulation à la seconde quinte descendante ^à.ans lequel le ton initial est employé en mode mineur^ tandis que le second est en mode majeur (2).
(i) Voir 1" liv., p. I 3 I, et ci -a pré s, p. 3 1 1.
(2) Il ne faut pas otiblier, en tffct, que la-ut-Ml et UT-mi-sol constituent deux aspects difFérents, rfeux- modes appartenant à une seule tonalité. Dans l'exemple de l'op. 106 (p. J48), cette tonalité correspond aux deux Bipeas fa H-la-UT S c\ LA-utJi-mi, c'est-à-dire à /a 3 ou à LA, suivant le mode. L'apparition du ion de SOL S, louant le rôle de la sixte napolitaine, est donc un recul de deux quintes [LA-RÉ et RÉ-SOL) dans le sens descendant.
La troisième quinte a pour effet une modulation à la sixte majeure supérieure (ou inférieure) :
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Les tonalités ainsi mises en relation ont une parenté très caractéristique,
la mediante de l'une devenant la dominante de l'autre (ou réciproquement). Cette permutation de fonctions entre la médiante et la dominante est tellement identique, en apparence (i). à celle qui se produit lorsqu'on passe du mode majeur au mode mineur relatif i^ou réciproquement), qu'on peut aisément les confondre ; c'est là un effet de notre habitude prise de considérer le cinquième degré ascendant (-V/" du mode mineur usuel [là] comme une véritable dominante, et, par suite, la transition d'un mode à l'autre comme une véritable modulation au relatif:
Cette substitution de mode, ayant pour cause un simple changement de sens ou d'aspect dans l'accord parfait unique composé dans les deux cas des mêmes éléments (2). n'apporte à la tonalité aucun élément
(1) On sait que .Kfl, ion prime de l'accord la-ul-.\n n'est pas une véritable fonction de dominante (voir I" liv., p. no).
(a) Oa a vu au Premier Livre p. gS et suiv.) la démonstration de ce véritable théorème de l'unité de l'Accord : il suffira donc d'en formuler ici la conclusion, telle quelle ressort de ce qui a été dit à ce sujet :
« Les nombres des vibrations totales émises dans le tr.éme temps par des corps sonores dont la grandeur relative varie comme
i 1 i i i -' etc