‹ Cours de composition musicale (volume 3)Chapitre 217 sur 265 · I.NTR. : Adagio · texte numérisé non relu

I.NTR. : Adagio

txp. Th. A infléchi vers P.

— Pont agogique.

— 'l"h. B en VTZ Dév. rythmique par a, Rf.exp. normale.

SONATES POUR PIANO

1" Allegro assa: J, en /•-.i 5 Type R.

Réf. I : Th. a à la T. Rem. — Ce Rondeau n'a pas de second

Coupl. I : Dessin b. thetne caractérisé, et les réexpositions

Réf. 2 : Th. A à la 7^. du refrain ne sont pas toutes sur la

Coupl. 2 : Dév. du dessin b. tonique. Beethoven cherchait sans

Réf. 3 : Th. A à la SD. doute une forme nouvelle (comme

Coupl. 3 : Dév. du dessin b. dans l'op. 54) et il semble revenir ici

Réf. 4 : Th. A à la T. à l'ancien type R. du xviii» siècle.

Sonate op. 81. — Dédiée à l'archiduc Rodolphe (i).

— Composée en 1809.

— Éditée en juillet 181 1, chez Breitkopf et Haertel.

— En trois mouvements (S. L. S.) intitulés respectivement : Bas Lebewohl (l'Adieu), die Abwesenheit (l'Absence), das Wiedersehen (le Revoir). On a signalé déjà (p. 3-20) la grande unité thématique de cette Sonate, construite à peu près exclusivement sur deux cellules [x et y) qui sont contenues dans les premières mesures de l'introduction :

La cellule mélodique [x) engendre la seconde idée (B) du mouvement initial et l'admirable développement terminal de ce mouvement :

La cellule rythmique (>•) donne naissance à la première idée (A), laquelle est issue également de la cellule tnélodique [x], comme on peut le voir par la superposition de l'une à l'autre :

(i) La Sonate op. 8i porte, dans certaines collections, l'indication • op. 8i» » pour la distinguer d'un Sextuor à cordes avec deux cors, d'ailleurs peu intéressant, auquel on a donné le n» Sib. — La Sonate Lebewohl est la première des œuvres de Beethoven dédiées à son élève et ami le « petit archiduc » qu'il aimait de tout son cœur. Il est probable que le sujet même lui fut suggéré par l'archiduc, lors de son exil dans la forteresse d'Olmùtz, où Beethoven alla souvent lui tenir compagnie.

(K) cellule .;•

Allegro '^5-

iS^a

gE S F ^ r-^

TT

:fS«=ïfi*

Le même dessin [y) se retrouve dans VAndaule que nous avons déjà cité ci-dessus (p. 197) en raison de son analogie avec une célèbre Sonate de Ch.-Ph.-Emm. Bach :

Andante espressivo

Le finale, lui-même, n'est qu'une modification de la cellule rythmique (r), encore reconnaissable et suivie d'un rappel de la cellule mélodique (a*) ;

Vivaoissiraamentp

"^^-nr-r

r Adagio \, et Allegro c, en Mi ^.

Type S.

Intr. : Adagio {Lebewohl), résume thématique de l'œuvre exposant les deux cellules {x et y).

SONATES POUR PIANO

Exp. Th. A (mélodie x et rythme j^) Rkm. — Au début du dév. term. on

enchaînant au Pont.

— Pont (mélodie x droite et ren-

versée).

— Th. B (amplification de x).

Dév. par thème a.

Réexp. normale, avec modul. en fa.

— Dév. term. par a et cellule x

combinés, avec conclusion.

retrouve la modulation en FA, si fréquente dans les compositions en MI i?.

Le dessin x (Lebewohl) est employé à la fin avec des enchevêtrements d'harmonie de T. et de D. (i), que Beethoven emploiera souvent, par la suite (voir notamment op. 90).

2* In geliende?^ Bejvegung-, doch mit Ausdriick {2) {Audante espressivo) |, en m/ Type LS.

Exp. Th. A (cellule r), en ut.

— Th. B, en SOL.

RÉEXP. Th. A, en fa.

— Th. B, en FA.

Enchaînement suspensif par a, allant de la T. à la D. de MI t>.

Rem. — Malgré son enchaînement nécessaire au finale, cet Andante ne peut être considéré comme une simple introduction. Sa seconde partie [réexposition) est tout entière à la dominante réelle en mode mineur inverse, ce qui ramène le ton de FA, et donne une impression d'affaissement, conforme à l'intention poétique.

3" Im lebhaflesten Zeitmaasse (3) (Vipacissimamente) 5, en Jiy f Type S.

Exp. Introd. (trait rapide sur la D.). Re.m. — Le rythme de la cellule j-, si

— Th. A (rythme^ transformé), douloureux dans l'/lniau/f, prend ici

répété trois fois. une expression de joie tout à fait

— Pont rythmique. caractéristique.

— Th. B [b , b", b"'), en SI \,.

Dév. par a et b' .

— fausse rentrée à la SD.

Réexp. normale suivie de

— DeV. ferm. et conclusion par a.

Sonate op. 90. — Dédiée au comte Moritz von Lichnowsky (4), ■ — L-omposée en 1814.

— Éditée en juin 181 5, chez Steiner, à Vienne.

— En deux mouvements (S. R.) :

(i) Dans l'édition Schlesinger (Brandus), on a cru bon de « corriger >> ces enchevêtrements de l'harmonie de tonique avec celle de dominante : le résultat obtenu est plutôt bizarre.

(2) Littéralement : dans un mouvement allant et pourtant avec expression. — C'est la première fois que Beethoven emploie la langue allemande au lieu de la langue italienne p'^ur les indications de mouvements. La rédaction même de ces indications montre bien que l'auteur se préoccupait avant tout de l'expression, but principal de toute musique.

(3) Dans une mesure très animée.

(4) Schindier raconte {op. cit., p. iiS) que Beethoven disait des deux morceaux de cette Sonate: « Le premier pourrait s'intituler Combat entre la tête et le cœur {Kampf ^^wischen Kopfund Her^O, et le second. Dialogue avec l'aimée ^Conversation mit der Geliebten). Tel est, en effet, le sens poétique de ce véritable épithalame au dédicataire qui, après bien des hésitations, s'était déciJé à épouser une actrice de N'icnne qu'il aimait depuis longtemps. »

1° Mit lebhaftigkeit und dmxhaus mit Empfndung iind Atisdruck (i) |, en mi

Type S,

Exp. Th. A, en trois éléments :

— a' , élément rythmique masculin, en tni

a", élément mélodique fénii in, en SOI. .-

p — etc.

— a", élément h-irmonique concluant, en mi

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