‹ Cours de composition musicale (volume 3)Chapitre 233 sur 265 · XJ^J''^^C · texte numérisé non relu

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— b'" n'est répété que deux fois, ce qui porte néanmoins à sei^e le nombre total des redites :

Cette étrange « idée musicale » est close, comme l'a première, par une cadence terminale fermant cette « deuxième case » sans qu'aucun de ses motifs ait jamais été commenté ni agrandi. Voilà, certes, qui donne la mesure du « sens musical » de l'auteur : bizarre manière de concevoir Vidée en musique, après tous les grands exemples donnés par Bach, Beethoven et tant d'autres ! Dey. qui consiste à peu près exclusivement dans la reproduction d'un même passage sur différents degrés :

— b' est d'abord répété deux fois en ut (i6 mesures) ;

— b' est répété deux autres fois en 7ni\> (i 6 mesures) ;

— b' est répété encore deux aulr es fois en faH (i6 mesures) ;

— a reparaît alors sur une harmonie persistante de septième diminuée, qui aboutit à une mauvaise cadence de CoHcer/o, procédant elle-même par répétition d'une formule montant chaque fois d'un ton. Dans tout ce développement, nous ne retrouvons, que les fragments antérieurement entendus, et combien de fois ! Pareille erreur nous est déjà apparue dans l'œuvre de Schumann, mais du moins chez lui. la musique du passage reproduit avait-elle une valeur et un intérêt propres.

RÉExp. identique absolument à Vexposition et suivie d'une coda très agitée.

2" Andautc, en fa, de forme Lied, avec deux thèmes et un « développement ».

• Sect. i.Th. A, phrase de lied en fa, et th. B. consistant en un fragment mélodique de quelques mesures, qui se reproduisent dix fois de suite sur divers degrés, sans changement appréciable. Sect. ii. Dév. consistant en un passage de cinq mesures se répétant trois fois d'une manière absolument identique, en descendant d'un ton chaque fois.

Sect. m. Th. A et th. B, sans changements, au ton principal.

3° Finale. Allegro, en la, de forme Sonate. Le thème initial ne manque pas de noblesse ; on l'accueille avec l'espoir de lui voir jouer un rôle intéressant dans la construction du morceau, et, de fait, ce thème est de ceux dont on aurait pu tirer un excellent parti. Mais on est bientôt

déçu : le thème reparaît trois fois au cours de la pièce, sans aucune modification sérieuse... et voilà tout. Ce finale est ainsi «construit »:

Exp. Th. A, en la.

— Pont, qui consiste en quatre mesures répétées quatre fois et suivies

d'une entrée préparatoire du dessin b" .

— Th. B en deux éléments, nullement nouveaux :

— — ^' est fait avecle th. A, en UT, répélé deux fois, pnT au^inentatiun.

— — b" est la phrase préparatoire déjà entendue à la fin du pont \\

et revenant ici en LA 0^ avec cadence en ut. Dkv. comprenant trois éléments :

— b" , modulant d'ut à 51 t> en quarante-einq mesures, intégralement

transposées ensuite pour aller de si \> à la ;

— b' , exposé en la t> en quatorze mesures, intégralement transposées

ensuite en /a fi ;

— marche par le rythme de b' allant de mi a la, au moven de qua-

rante-neiif répéimons du même dessin (i). Réexi>. conforme à Vexposition, avec autant de redites, et suivie d'une coda plus animée, en LA, ramenant pour finir le th. A une troisième fois, mais sans aucune modification.

Une telle façon d'opérer ne mérite assurément à aucun degré d'être qualifiée «composition musicale » et encore moins «forme cyclique ». Pourtant Grieg ne recula pas non plus devant certaine tentative de rappels thématiques^ traités de la même manière que les « développements » ci-dessus analysés : son Quatuor à cordes, op. 27, que nous examinerons dans la Seconde Partie du présent Livre, commence par une introduction qui veut être cjclique^ car elle circule dans plusieurs morceaux de Toeuvre ; seulement, elle « circule » en parfaite étrangère, assistant à tout et ne prenant part à rien ; et on la retrouve, identique à elle-même, à la fin de sa promenade... nullement sentimentale.

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