LES DEUX ASPECTS DE L ACCORD
Il y a donc s3Amétrie complète entre les deux résonnances harmoniques qui fournissent les intervalles constitutifs de Y Accord.
Ces intervalles, nous l'avons constaté, sont toujours les mêmes : quinte, tierce majeure.
L\4c<:or<i, résultant de leur combinaison, est donc w^z/i/z/e en principe, ainsi que nous en avons émis l'affirmation (page gS), puisqu'il est toujours composé des mêmes éléments ; il se présente toutefois sous deux aspects différents, suivant qu'il est engendré par la résonnance supérieure ou par la résonnance inférieiwe.
Dans îe premier cas, les intervalles se produisent du grave à l'aigu : le son pî^ime, auquel nous rapportons les autres, est le plus grave des trois ; l'accord est dit majeur.
Dans le second cas, les intervalles se produisent de l'azg-M ^m grave: le son prit7îe est \e plus aigu des trois ; l'accord est dit mineur.
Résonnance supérieure (du grave à l'aigu)
1^ Mi'j llHicb majeure.
Ji) iiiilnittt:
0^ Sun prin;«
Aspect majeur.
Résonnance inférieure (de l'aigu au grave)
a) son prime
C) tierce majeure.
Aspect mineur.
L'HARMONFE
Lorsqu'on rapproche ses notes constitutives, l'Accord présente une superposition d'intervalles de tierces ;;/a/>z/;-e et mineure :
Résonnance supérieure.
(Icroe œlceore.
tIercA majearo.
Boa prime.
R^sonnance inférieure.
son prime, erce majeure, rce mineure.
-^Hg'.'';
il est toujours composé des mêmes éléments ; seul, l'ordre de superposition détermine la différence entre ses deux aspects.
La prépondérance attribuée parles harmonistes à la note grave (i) a fait généralement considérer la plus grave des deux tierces comme caractéristique de l'accord : de là les dénominations de majeur et mineur appliquées indistinctement aux accords parfaits, aux gammes ou aux modes. Ces dénominations sontpeu justifiées, puisque, dans l'accord dit mineur^ — lequel n'est n\i\\emQiit plus petit que l'autre, — la note principale ou jcr/me est la plus a/^z^ë des trois: c'est donc elle qui doit être prise comme point de départ, non seulement pour Vacco7^d^ mais aussi pour la gamme qui en découle, en vertu de la loi de symétrie qui régit les phénomènes de la résonnance harmonique.