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Et qui e met a . mou . re tes, et qui e met a - mou reaus,
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du Loup,
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à l'om.bre du Houp.
C) Quant à la chanson pittoresque^ l'œuvre du français Clément Janequin (voir ci-après p. igB) nous en peut fournir de nombreux exemples;
(c) Voir Le<s Maîtres musiciens de la Renaissance française, édition H. Expert ; le Printemps de Clarde 1 c Jeune, 3* fascicule, p. aS.
LA CHANSON ET LE MADRIGAL iqi
nous citerons notamment le Chaut des oiseaux^ qui eut une vogue presque égale à celle de la célèbre Bataille de Marignan du même auteur.
Cette chanson peut se diviser en trois parties, dont la seconde, l'élément pittoresque, est de beaucoup la plus importante.
1"^^ partie. — La pièce commence par une phrase d'exposition en deux périodes, d'origine évidemment populaire. Voici cette phrase, sur laquelle s'appliquent les huit premiers vers du texte :
Ré-veillez-vous, cœurs endor-mis, Le dieu d'amour vous sonne. Vous se-rez tous en joye mis, Car la sai-son est bonne.
ae Période /C^»^-#-J. ^ITT ,' f ^
Les oi-scaux, quand sont ravis, En leur chant font mer- veille, En-ten-dez bien leur devis, Dis-tou- pez vos o- reilles.
2* partie. — Suit une série d'onomatopées tendant à représenter le babil d'oiseaux de tous genres et de toutes voix. On y rencontre depuis les traditionnelsyar/rar/ro« fèreli io li, tio tio tio tio, friar^ friar, etc., jusqu'aux locutions les plus bizarres, comme : // est temps d'aller boire, au sermon, — petite, petite, suis juadame à la rtpesse, — ma maîtresse à Saint Trotin, etc.
Vers le milieu de la pièce, on entend le hui répété du hibou; aussitôt tous les oiseaux de s'unir pour courir sus à l'animal détesté, s3'^mbole du peuple juif, et de lui crier :
Fouquet hibou, fuyez, fuyez !
Sortez de nos chapitres, Car vous n'êtes qu'un traître, Méchant oiseau, dans votre nid Dormez sans qu'on vous sonne.
3" partie. — Puis, le hibou chassé, tout se calme, le rythme de la première partie reparaît peu à peu, et la pièce se termine sur le retour du refrain initial : Réveillei-vous, cœurs endormis, etc.
A cet orde de compositions appartient aussi la Déploration de Jehan Okeghem, que Josquin Deprès écrivit à l'occasion de la mort du grand musicien flamand. Cette curieuse et expressive chanson, où le profane mythologique se mèlc au style liturgique, débute par une exposition dans la manière du motet. La cinquième partie (rc7i?-a;/5) chante le texte même du psaume Requiem œteniam dona eis, Domine, tandis que le reste du chœur invite les nymphes des bois et les déesses des/onlaines,
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ainsi que les chanîj^es experts de toutes nations, à pleurer celui que la ligueur d'Atropos vient de couvrir de terre. Le refrain qui suit, dans lequel figurent nominalement les élèves ou amis d'Okeghem, rentre dans la forme de la chanson :
jre phrase:
Même phrase :
répétée.
Acoultrez vous d'abitz de deuil,
Josquin, Brumel (i),Pierchon (2), Compère (3),
Et plorez grosses larmes d'œil :
Perdu avez vostre bon père.
Superlus
Altus
Ténor
Cinquième
Basse
A coul.tiez vous Et plo - rcz gros
ses
bitz lar
de deuil, Jos mes d'a'il, Per
A coul-trez vous El plo - rez gros
d'à . bitz SCS lar
de mes
deuil, d'oeil,
fA f r f =E
A coul-trez vous d'à Et plo rez gros . ses
bitz
r L!rr r. f
de deuil, mes d'œil,
'hr^ r-^-^
A coul.trez vous Et plo rez gros
d'à bitz ses lar
de deuil, mes d'œil,
Jos Per -
(1) Anton Brumel, contrapontiste néerlandais, auteur de nombreuses messes. La Bibliothèque de Munich possède de lui une messe à trois chœurs, à douze voix.
(2) Sobriquet de Pierre de Larue, voir ci-après, page 195.
(3) Loyset Co-npère, mort en i5i8, chanoine de la cathédrale de Saint-Quentin, auteur de nombreux motets
LA CHANSON ET LE MADRIGAL igj
Nous revenons ensuite au genre du motet par l'invocation terminale:
Re - qui.es.cat in pa . ce. A men, a - men.
Re - qui-es-cat in pa . ce. A - men,
ffi
Re qui-es-cat in pa
men,
f fif--
Re qui-es cat in pa . ce.
f-rf
.Re . qui es cat in pa
Enfin, la forme du tnadrigal ne saurait être bien déterminée, puisque comme celle du motet elle se modèle sur l'ordonnance du texte. Elle en diffère touteiois par certaines répétitions des phrases musicales que ne justifie point la diversité des paroles, par certains tours d'écriture plus harmonique que polyphonique, par certains rythmes cadencés plus symétriquement. C'est toujours l'ancien art du geste, qui, conservédans lachanson populaire, exerce progressivementson influence sur ce genre de musique, éminemment aristocratique à l'origine, puisqu'il était réservé aux fêtes pompeuses données dans les fastueux palais italiens.
Nous pouvons citer comme exemple l'un des madrigaux de Palestrina, / vaghi fiori, dans lequel la phrase initiale se reproduit à la fin de la pièce sur des paroles pourtant assez différentes, au moins par leur forme rythmique :
Superius
Altas
Ténor
Basse
position:! va ghi fior' e l'a - mo
Expos, pigr,' frondlei-b: aria.autr! ond,' arml terminale: > j i ■ i
f« Exposition: I Expos, term: Fior!
va ghi frondlcrbî
11® Exposition:
Expos, term: /"«or,' fiondlerël aria,aufr,' ond,'
. ro se fron arch] ombr', au
fior' e l'a . mo.ro se aria,aulr,' ond! ar»!arvh! o'mAr!
fron.
Il* Exposition: I Expos, term: Fior!
va. gbi frond! erb!
-de
va gfai fïor' e l'a mo ro se
frond'
ÊÊ
de
1 va ghi fior' fior^ frond! erbï "
e l'a mo- ro se ria,autr,' <md! fior' frond I erb'
frond'
fior' aria.
l'a mo.ro- se fron autr! ondj arm^arch] ombr,' ait
- de, ra,
Fior;
va ghi fior,' e l'a mo frond^ert; aria, auir,' o7id,' arm,'
ro se fron - de.
arch,' ombr,' au . ra.