II. Elém. nouv. en M/ t
ni. Th. avec formule concluante.
3° Vil-ace \, en sol Type R.
Réf. I : Th. A, en SOL avec reprises. CoiipL I : période en mi et rentrée.
Réf. 2 : Th. A, en SOL, incomplet.
Coupl. 2 : élém. nouv., en UT.
Réf. 3 : Th. A, en SOL avec conclusion.
Sonate op. 78. — Dédiée à la comtesse Thérèse Brunswik.
— Composée en 1809.
— Editée en décembre 1810, chez Breitkopf et Haertel.
— En dei4X mouvements (S. R.) :
I* Adagio cantabile \, et Allegro, ma non troppo C, en pa s. Type S.
Intr. : Adagio.
Exp. Th. A infléchi vers P.
— Pont agogique.
— Th. Bent/rff Dév. rythmique par a.
Reexp. normale.
SONATES POUR PIANO ';;5
2' Allegro assai |, en fa s Type R.
Ce Rondeau n'a pas de second
Réf. j : Th. A à la T.
Coupl. 1 : Dessin b.
Réf. 2 : Th. a à la r.
Coupl. 2 : Dév. du dessin b.
Réf. 3 : Th. a à la SD.
Coupl. 3 : Dév. du dessin b.
Réf. 4 : Th. a à la T.
Rem.
thème caractérisé, et les réexpositions du refrain ne sont pas toutes sur la tonique. Beethoven cherchait sans doute une forme nouvelle (comme dans l'op. $4) et il semble revenir ici à l'ancien type R. du xvm» siècle.
Sonate op. 81. — Dédiée à l'archiduc Rodolphe (i).
— Composée en 1809.
— Editée en juillet 181 1, chez Breitkopf et Haertel.
— En trois mouvements (S. L. S.) intitulés respectivement : Das Lebewohl (l'Adieu), die Abwesenheit (l'Absence), das Wiedersehen (le Revoir). On a signalé déjà (p. 32o) la grande unité thématique de cette Sonate, construite à peu près exclusivement sur deux cellules {x et ;') qui sont contenues dans les premières mesures de l'introduction :
La cellule mélodique {x) engendre la seconde idée (B) du mouvement initial et l'admirable développement terminal de ce mouvement :
1 r,.ilule X
Spi (•■•SU-:
La cellule rythmique [y) donne naissance à la première idée (A), laquelle est issue également de la cellule mélodique {.x), comme on peut le voir par la superposition de l'une à l'autre :
(i) La Sonate op. 81 porte, dans certaines collections, l'indicaiion « op. 8i« » pour la distinguer d'un Sextuor à cordes avec deux cors, d'ailleurs peu intéressant, auquel on a donné le n« Sik. — La Sonate Lebewohl est la première des œuvres de Beethoven dédiées à son élève et ami le « petit archiduc » qu'il aimait de tout son cœur. 11 est probable que le sujet même lui fut suggéré par l'archiduc, lors de son exil dans la forteresse d'Olmûtz, où Beethoven alla souvent lui tenir compagnie.
LA SONATE DE.BEETHOVtN
Le même dessin (;') se retrouve dans VAudaute que nous avons déjà cité ci-dessus (p. 197) en raison de son analogie avec une célèbre Sonate de Cii.-Ph.-Emm. Bach ;
Le finale, lui-même, n'est qu'une modification de la cellule rythmique (y), encore reconnaissable et suivie d'un rappel de la cellule mélodique (x) :
VivacissimamentP
1° Adagio l, et Allegro c, en A// (> Type S.
Intr. : Adagio [Lebewohl], résumé thématique de l'œuvre exposant les deux cellules [x tly).
SONATES POUR PIANO
Exp. Th. A (mélodie x et rythme j') Rem. — Au début du dév. terni, on
enchaînant au Pont.
— Font (mélodie x droite et ren-
versée).
— Th. B (amplification de .*•).
Dév. par thème a.
Réexp. normale, avec modul. en FA.
— Dév. term. par a et cellule x
combinés, avec conclusion.
retrouve la modulation en FA, si fréquente dans les compositions en MI o.
Le dessin x (Lebewohl) est employé à la fin avec des enchevêtrements ■ d'harmonie de T. et de D. (i), que Beethoven emploiera souvent, par la suite (voir notamment op. 90).
2° In gehendei- Beivegiing,doch mit Ausdfuck{2) {Andante espressivo) l, en ut Type LS.
Exp. Th. A (cellule )■), en ut.
— Th. B, en SOL.
RÉExp. Th. A, en fa.
— Th. B, en FA.
Enchaînement suspensif par a, allant de la T. à la D. de Ml i>.
Rem. — Malgré son enchaînement nécessaire au finale, cet Andante ne peut être considéré comme une simple introduction. Sa seconde partie {réexposition) est tout entière à la dominante réelle en mode mineur inverse, ce qui ramène le ton de FA, et donne une impression d'affaissement, conforme à l'intention poétique.
3" ]m lebhaftesten Zeitmaasse (3) {Viracissimamente) §, en A/y t) Type S.
Exp. Introd. (trait rapide sur la D.). Rem. — Le rythme de la cellule j', si
— Th. A (rythme^ transformé), douloureux dans r.(4«rf(7nfe, prend ici
répété trois fois. une expression de joie tout à fait
— Pont rythmique. caractéristique.
— Th. B (fr , è", i"'),ens/t,.
Dév. par a et b' .
— fausse rentrée à la SD.
Réexp. normale suivie de
— DeV. /erm. et conclusion par a.
Sonate op. 90. — Dédiée au comte Moritz von Lichnowsky (4).
— Composée en 1814.
— Éditée en juin 181 5, chez Steiner, à Vienne.
— En deux mouvements (S. R.) :
(i) Dans l'édition Schlesinger (Brandus), on a cru bon de n corriger » ces enchevêtrements de l'harmonie de tonique avec celle de dominante ; le résultat obtenu est plutôt bizarre.
(2) Littéralement : dans un mouvement allant et pourtant avec expression. — C'est la première fois que Beethoven emploie la langue allemande au lieu delà langue italienne pour les indications de mouvements. La rédaction même de ces indications montre bien que l'auteur se préoccupait avant tout de l'expression, but principal de toute musique.
(3) Dans une mesure très animée.
(4) Schindler raconte [op. cit., p. ii5) que Beethoven disait des deux morceaux de cette Sonate: « Le premier pourrait s'intituler Combat entre la tête et le cœur (Kampf :;tvischen Koffund Her^), et le second. Dialogue avec l'aimée ^Conversation mit der Geliebten). Tel est, en effet, le sens poétique de ce véritable epit/talame au dédicataire qui, après bien des hésitations, s'était décidé à épouser une actrice de Vienne qu'il aimait depuis longtemps. »
,jt LA SONATE DE BEETHOVEN
i" Mit lebhafligkeit uiid durchaus mit Empjïndung und
Ausdruck [i) \, en 7ni Type S.
Exp. Th. A, en trois éléments :
— a', élément r^t/iwii^ue masculin, en mi" :
Cf llllll'
I r,.|iui.- ;
a" , (.-lément mélodique fcniinin, en S< )L
ef:-.
a", élément harmooinie concluant, en tui
; etc.
— l'antagonisme expressif entre les trois éléments de la première idée tour à tour masculine et féminine, a sa raison d'être dans l'intention poétique (Kopf und Herj).
— Pont, par la cellule initiale de a' (comme dans le pont du finale).
— Th. B, en si, nécessairement très court et sans subdivisions, pour rétablir
l'équilibre rompu par l'importance du th. A. Dév. en trois éléments, offrant un véritable modèle de l'emploi de l'élimination et des modifications d'ordre agogique :
— I» la période a' , partant de la Su., s'élimme peu à peu vers la D. d'ut :
i i-^J:,h, i i j ,ir-ii,>
àH^HtM^ i lij t j^
2° la période a", exposée d'abord en UT sous son aspect primitif, se développe mélodiquement et prend une forme de plus en plus agitée, en passant à la main gauche; bientôt, elle s'é/i"mineparles tonalités de FA et de la, comme si elle se modifiait sous une influence étrangère:
etc.
(i) Assez vite, mais avec sentiment et expression.
SONATES POUR PIANO
3» un arrêt sur la D- (quarte et sixte) détermine un accroissement à'agog'i'^ue suivi d'une e/i'mi«j(ion des dernières notes, avec un enchevêtrement d'harmonies semblable à celui que nous avons signalé dans l'op. Si ; après cet alanguissement, la force revient et la cellule initiale reparaît, amenant la réexposition. Ce passage doit être cité intégralement :
Réexp. normale, suivie d'une amplification du th. B amenant la conclusion par une dernière redite de l'élément a", lequel n'a aucun rôle dans le développement et demeure identique à lui-même : il est la décision immuable ; il conclut toujours. i
l'Nicht lu geschwindiindsehr singbarvoriutrage7i[\)\, enMl. Type R. Réf. I : Th. A, phrase de lied {a, b, a'). 'Coupt. I : Pont en M/ Jj (même cellule rythmique que le poni du ler mouvement).
— Th. B (b' agité, b" calme) en SI.
Réf. 2 : Th. A.
Coupl. 2 : Dév. de a ; puis b" en UT, ut, utH et UT$; puis Péd. deD Réf. 3: Th. A.
Coupl. 3 : P. et th. B en Ml ; puis dév. de a et rentrée. Réf. 4 : Th. A (amplifié et modifié), petit dév. de a et conclusion.