Partie médiane par
lant de nouveau ;
A, à la D., puis modulant, par B, en ut. puis modu-
,ç8 LA SONATE PRÉ-BEETHOVÉNIENNE
RÉEXP. : thème A, à la T.;
— thème B, à la T.; mais la première partie n'est pas réexposée, et c'est seulement la phrase complémentaire qui conclut.
Adagio, en mi i>. C'est urue des plus belles inspirations du fils de Jean-Sébastien ; une large phrase en stj'le fugué à trois voix se déroule sans interruption en passant par la sous-domiuaute et le relatif et conclut magistralement à la tonique ;
Allegfo assai, en mi t), en forme de premier mouvement à deux thèmes dont le second est manifestement issu du premier. Ce finale est plein de gaieté et fait déjà présager ceux de Haydn ;
3° six Sonates, publiées comme exemples dans le Traité de Claj>ecin dont il sera question ci-après et composées à Berlin, en 1753 ;
4° deux Sonates, en ré et ré, publiées dans la Raccolta de Breitkopf, à Leipzig, en 1757 et 1758 ;
5* six Sonates avec les reprises variées (mit veranderten Reprisen), gravées à Berlin en 1759 {2' édition en 1785) et dédiées à la princesse Amélie de Prusse. Cette œuvre constitue un document historique instructif relativement à l'état d'esprit des virtuoses de cette époque.
On a signalé déjà, à propos des doubles, dans certaines danses de la Suite (p. 114), l'usage, alors traditionnel, d'indiquer seulement la reprise [seconda voltà) par le signe :||: en laissant l'exécutant libre d'y introduire tous les ornements mélodiques que lui suggérait sa fantaisie. Tant que les virtuoses furent recrutés parmi les compositeurs ou seulement parmi des artistes ayant travaillé parfois pendant plus de dix ans avant d'oser jouer en public, il n'y eut aucun inconvénient à leur laisser toute liberté pour faire admirer à la fois la vélocité de leurs doigts, l'habileté de leur archet et aussi la finesse de leur goût. Violonistes et clavecinistes étaient alors experts dans l'art d'ornementer une mélodie et de réaliser en parties strictes, voire en style fugué, une basse continue. Mais, avec le style galant, l'exécution devenant très facilitée, les fautes de goût se multiplièrent de telle sorte que la mélodie exposée dans la première reprise en arrivait, lors de sa redite, à être tout à fait méconnaissable. C'est contre cet abus que voulut protester Ph.-Emm. Bach, en écrivant lui-même les changements qu'il désirait voir introduire dans ses reprises. Il s'en explique tout au long dans la préface de l'œuvre dont nous parlons : il s'y plaint de ce que « les exécutants « ne jouent souvent pas les notes telles qu'elles sont écrites, même dans « la prima volta, et que si la faculté d'interpréter à leur fantaisie la « seconda volta leur est laissée, ils introduisent des changements qui « altèrent gravement le style et le caractère de la musique » (i)-
(i) Ce grave défaut n'a pas totalement disparu. Nous avons pu entendre des virtuoses allemands qui se croyaient autorisés k défigurer les plus belles œuvres par d'insupportaLilc» rallenlando ou d'inopportunes adjonctions d'octaves non écrites parles auteurs.
LA SONATE DITHÉMATIQUE
6° douze Sonates, parues à Berlin en 1761 et 1762;
7° six Sonates faciles (L(?/c/;/e Sotialen) ; Leipzig, 1766 (2' édition gravée à Londres, chez Longmann, Lukey and C") ; le finale de la 4=, en 5/, est une pièce exquise que tous les jeunes pianistes devraient avoir dans leur répertoire;
8" six Sonates « pour les dames » {all'uso délie donne). Deux éditions: Amsterdam, 1770, et Riga;
9° une Sonate ; Leipzig, 1785 ;
10° enfin, six recueils de Sonates et de pièces pour clavecin, sous le titre général Clavier- Sonaten fur Kenuer und Liebhaber [i), imprimés à Leipzig, de 1779 a 1787 (2), par souscription (3). Cette œuvre, des plus intéressantes, mérite un examen détaillé.
Le I" recueil, paru en 1779 et dédié à M°« Zernitz. de Varsovie, consiste en six Sonates, composées de 17683 1774. Les dernières en date (Hambourg, 1772 et 1774) sont celles qui offrent le moins de caractère au point de vue de la forme Sonate (i*"en ut, 3' en si, b' en F^); le premier morceau de la 5' est même écrit dans la forme de l'ancienne Suite.
Les deux plus importantes sont la 4' et la 6'.
La 4" enz.^ (Potsdam, 1765) se termine par un Allegro en forme de premier mouvement tentait^e, tout à fait remarquable par ses thèmes et son système de développement.
La 6% en sol, également de 1763, devrait être connue de tous les pianistes; en voici l'analyse :
Alleg-retto, en sol, de forme Sonate :
Eip. : thème A, à la T. :
Allegrttîo mod'
(a) premier thén
(i) Sonates de clavecin pour les connaisseurs et les annateurs,
(î) Une édition moderne, absolument conformeau lexte original, a élé faite par la maison Breitkopf et Haertel, à Leipzig. Un gra d nombre de ces Sonates avaient déjà été gravées en France dans le Trésor des pianistes de M™' Louise Farrenc,
(3) Les souscripteurs étaient, pour le premier recueil, au nombre de D19; ce chiffre tomba à 300 ; puis, l'annonce des Fantaisies alléchant le public, le nombre des souscripteurs «u qujtrième recueil fut de 4^2. Chose curieuse, parmi ces amaicurs on rencontre plusieurs français : M»« Auvray, M. de Jonquières, l'abbé Dufresne, .M"«" Mimi Desplaces, Catherine Delacroix, Louise Lézurier, de Rouen, et M. de Florencourt, inspecteur des forets. Comme auties personnages à signaler, on trouve le D'' Burney, de Londres, qui souscrivit douze exemp aires, et le général de cavalerie von Bismarck.
•^ gÛSiQUE
LA SONATE PRE-BEETHOVEMENNE
Passage de transition, assez long et très fantaisiste ; Thème B, à la D., empruntant, au cours de son exposition,
le rythme de A :
second thème