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\fy (b) Période secondaire
l'H marc/ie rcr.s lu D. fii^ ijn,
Les groupes rythmiques de cette période secondaire sont tous de deux mesures.
(i) Les indications « Rltmo di trt battute, Ritmo di quattro battute », mises par Beethoven dans l'admirable grand Scherzo de la IX= Symphonie et dans quelques autres œuvres, se réfèrent précisément.à la décomposition du thème en rythmes de trois ou de quatre mesures, chaque mesure consliluant un véritable temps rythmique.
(2) Remarquer l'analogie du thème de te Scherzo, appartenant à l'op. 10 n» 2, avec celui du Scherzo de la V» Symphonie et avec plusieurs autres ceuvres de Beethoven.
Cours de composition. — t. n, i. ao
LA SONATE DE BEETHOVEN
La période initiale {a') reparait ensuite, toujours dans le ton principal et dans une forme concluante, complétée souvent par une coiifij, comme dans cet exemple :
Dans cette réexposition de la période initiale, les groupes rythmiques sont modifiés : le deuxième est fait de deux mesures seulement, et les trois autres de quatre mesures.
Celle coda est faite de deux groupes rythmiques de quatre mesures ; le second est complété par les silences de la dernière mesuri;.
On répète généralement la période secondaire (b), suivie de la période initiale réexposée (a') et de la coda qui termine le sc/ier-^o, avant de commencer le trio.
Le thème du trio se distingue ordinairement par un caractère plus sévère que celui du scher'{0 : il est moins orné, inoins mouvementé, mais sa constitution rythmique est du même ordre.
Quant à la construction du trio, elle est exactement la même que celle du scherzo.
La période initiale (a) se répète deux fois et aboutit à une cadence suspensive :
Cette période, en rythmes de quatre mesure;:, module àsa dominanle {'-A b) au lieu de modtiler au re/a/// ; elle n'est pas repeice texiuellemeni, comme la période correspondante du scherzo, mais elle contient des modifications rythmiques donnant à sa reprise un intérêt nouveau et unr allure e.\p' essive plus inquiète.
La période secondaire [b) est en état de marche et développe les éléments thématiques de la période initiale [a) :
La période initiale, en forme concluante et dans le ton principal {ré?}, reparaît ensuite, transposée à l'octave supérieure (a') :
'/'. (reW
Ces deux périodes [b et a') se répètent avec quelques modifications d'écriture et sont suivies, la seconde fois, d'une coda sj^métrique de celle du scherzo, mais destinée à relier la fin du trio a. la réexposition
3oR
LA SONATE DE BEETHOVEN
du sche>"{0, c'est-à-dire à ramener la tonalité de fa, au lieu de confirmer la conclusion en RÉ t, .
La réexposition, substituée ici au da capo textuel, contient exactement la même musique que le scherzo précédemment exposé ; mais il faut signaler, à titre d'exemple, l'accroissement agogique qui change notablement le caractère expressif des deux périodes [a et b), et qui subsiste jusqu'à la fin de la coda concluante :
(a) ri'i-xpo-^é
WW
mm.
feÉfi
wm
(iMBelntijf
Cette modificatioK apparaît après une redite textuelle de la période génératrice {a), telle qu'elle était au début, et remplace la simple indication de reprise de cette période.
{bj reexposé
fe^
PSFt
en marche vers la D.deÙà)
Il faut lire en entier ce modèle de petit Schei-o beethovénien. pou. se rendre compte de l'immense progrès qu'il réalise, par rapport au Menuet, même sous l'aspect déjà très noble que lui avait donné W. Rust (voir ci-dessus, p. 171).
Le Menuet et le Scherio continuent toutefois à coexister dans les
Sonates de Beethoven; jnais, après la période pendant laquelle il supprima totalement les mouvements du type M, c'est le système du Scherzo qui prédomine et conserve la forme que nous venons d'analyser.
Le plan de la construction de cette forme Menuet-Scher\o ou petit Scher\o (M) peut se résumer ainsi :