RYTHME BINAIRE RYTHME TERNAIRE
Toute succession de ce genre constitue un groupe rythmique, dont les répétitions successives engendrent le rythme binaire^ lorsqu'elles ont lieu sans interruption :
Rythme binaire : J J J J J J etc.
le métronome dont la sonnerie se fait entendre avec les battements, de deux en deux, formule un rythme binaire (2).
Par la prolongation du temps lourd, ou par suite d'une interruption entre ses répétitions successives, le même groupe rythmique devient rythme ternaire :
Rythm. ,.™«« S P" prolongation : J J J J J J „c ( par interruption :J JrJ J Y J J «te.
on pourrait figurer le rythme ternaire en inclinant le métronome de façon à donner une durée double à l'un de ses battements, par rapport à l'autre : interruption dans les répétitions du groupe rythmique (3).
(i) Hugo Riemann [Musikalische Katechismen) emploie des expressions que nous traduisons ici par temps léger, temps lourd, de préférence aux mots temps faible, temps fort que les traités de solfège appliquent beaucoup trop exclusivement aux temps pairs ou impairs à'une mime mesure,
(a) Un autre exemple do rythme binaire exprimé, c'est le pas de l'homme et d'un grand nombre d'animaux. Si nous comptons, en marchant : Un ! (deux) trois! (quatre) cinq ! etc avec des accentuations variables alternativement, cela tient à ce que nous fixons notre attention sur le mouvement de Vune des deux jambe», laquelle passe réellement de la position I à la position 3, etc.
Si on regarde le balancier du métronome, il marque de môme un rythme binaire exprimé, puisqu'il n'est réellement dans la même position qu'avec les battements i, 3, 5, etc. (ou 2, 4, 6, etc.). Aussi avons-nous spécifié au paragraphe précédent qu'il s'agissait seulement des bruits égaux qncfait entendre cet instrument.
(3) Les pulsations du cœur humain, sur lesquelles J.-Séb. Bach avait coutume de se régler pour la détermination du mouvement dans ses œuvres, sont, en elles-mêmes, d'ordre ternaire : cette particularité, peu sensible lorsqu'on o tâte le pouls » à l'artère du poignet (rythme en quelque sorte indifférent), se perçoit nettement en auscultant directement les mouvements du cœur.
En supposant qu'une contraction du cœur ait une durée représentée par le chiffre 3, l'observation montre que la contraction des oreillettes peut être à peu de chose près évaluée k 1, la contractiondes ventricules à I, et l'intervalle de repos pareillement à i.
Admirable application delà prolongation du temps lourd et du principe de l'unité trinitairel
SD
RÏTHME MASCULIN — RYTHME FÉMINIM
Réduit ainsi à sa plus simple expression, le rythme musical réside dans le plus petit ^ro«;.. indivisible d'une succession de sons.
Si nous nommons incise ce fragment indivisible de la mélodie, cette nwuade ou cellule pourvue d'une existence propre et distincte, le rythme devra être défiai dans la musique : la plus peUte tncse d une période mélodique.
Pour simplifier, nous avons jusqu'ici figuré cette monade rythmique par son minimum de sons :
Temps léger i Temps lourd
mais dans la constitution rythmique d'une mélodie, le temps léger ou Ttemps lourd peuvent êtreformés eux-mêmes d'un^ro„;,.de plusieu.s
notes OU «e^me. , j^„^ /„„;-
Le neume, dans la cantilène monodique, se compose de deux, tes ou luatre notes au plus : on peut le considérer comme une sorte de ZnlTlsicale, servant à établir le discours musical, par le moyen des arouDes et des périodes mélodiques. .
'corme X..s%bes du langage, les neun^es servant à constituer de „o(. ou groupes rythmiques sont susceptibles de se terminer par une désinence masca/ine ou /««,Hme. „„, .„r le temos
Quel que soit le nombre des sons qui apparaissent sur le temps /é2 L'appellera masculin le rythme dont le temps lowd .. conn.n. Sln TeulZn, tx féminin celui dont le temps lourd est forme d un on principe accemué et suivi d'un ou de plusieurs autres sons dont 1 intensité décroît comme celle de nos syllabes muettes :
,. r^n 1 h Rythme féminin
Rythme mascuhn : J.J J i. '
• Lt. "~ 1 J Temps léger
"remps léger I Tempi lourd