XIX
siècle
Panctum ....
londe.
Virga
(Manche. |
Noire.
Podatus. , . . .
Soupir.
Clivis . ...
fW
Demi-soupir.
.Torculus . • . .
Porrectus ....
!,igatures de croches.
Scandicus ....
Climacus . . . .
Croche. i
Comment certains neumes tombés en désuétude, comme la clivis et le podatus, se sont-ils transîormés en signes de silence, tandis que d'autres, comme le torculus et le porrectus, sont devenus nos ligatures de croches ? c'est ce qui serait difficile à expliquer (i).
Quant aux signes de mesure, la notation proportionnelle n'en connaissait que deux ;
(lUI n'est pas douteux, non plus, que les signes d'agrément si nombreux et si divers (pincé, flatté, trille, etc.), dont l'emploi était général aux xvn^ et xviii' siècles, ne tirent leur origine, en tant que figuration graphique, des neumes alors tombes en désuétude.
LA NOTATION
Q. tempus perfectum ou mesure ternaire, considérée comme parfaite parce qu'elle est l'image de la Trinité.
C , tempus imperfectum ou mesure binaire Ce dernier signe a subsisté avec une signification équivalente (C, mesure à 4 temps).
L'autre, au contraire (O), a totalement disparu, et, aveclui, le principe de \a perfection^ ou division ternaire des valeurs de notes. Dans notre système actuel, on a remédié tant bien que mal à cette grave lacune à l'aide du point, allongeant de moitié la durée de la note, et à Taide du triolet; mais cène sont là que des expédients : la véritable notation ternaiî^e nous fait défaut.
A mesure que les dénominations mnémotechniques des notes, indiquées par Gui d'Arezzo, se substituent dans le langage à Tancienne désignation par lettres, dernier vestige de l'Antiquité, la plupart de ces lettres disparaissent. Seules, les lettres indicatrices (C, ut, F, fa, G, 50/), placées au commencement des lignes de la portée, subsistent Qui ne reconnaîtrait là nos clés actuelles, dont la position variable sur la portée constitue une si grande complication de lecture ?
Clé d'UT
Clé de FA.
Clé de SOL
XlIIe siècle
XVe
siècle
XV11« siècle
XIX« siècle
Quant à la lettre B, correspondant à notre note s/, elle eut une singulière destinée.
Cette note, altérée déjà, dans certaines cantilènes grégoriennes, par le fait de la transposition à la quinte grave, nécessitait deux représentations différentes, selon qu'elle était le B adouci, amolli, le 5/ bémol, ou le B normal, carré, le si bécarre. — Il est curieux de constater que les Allemands ont fait de ce bécarre (b) l'H par laquelle ils désignent encore aujourd'hui la tonalité de si naturel. C'est du reste par cette septième note de la gamme, laissée sans nom dans la nomenclature de Gui d'Arezzo, par ce B, tantôt b [mollis], iQ.niot^{quadratus), par ce S/ modulant, que tout le chromatisme moderne s'est introduit dans la musique médiévale, entraînant à sa suite la série des accidents d'écriture, véritable plaie de notre notation contemporaine.
LA NOTATION