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LA CADENCE ET SES DIVERS ASPECTS

On appelle cadences harmoniques les formules harmoniques à l'aide desquels on marque dans le discours musical des repos provisoires ou

de ponctuation. Ces formules, dont l'aspect varie a 1 infini om toutes pour principe" nchaînement de l'accord en fonction de tomque a lune des

deux autres fonctions. „ a p„n^ des deux

Si l'enchaînement procède de la fonction de ton.gue a --^^l^j^

entres, Uy. divergence ;\. sens de U phrase est mcomplet, U cadence

^t:rsrcTco:;raire,c.es,-W.relors,ue ,'ench.nement pro^de^ la fonction de dominante ou de la fonction de sous-doinmante, a la fonc iJnde tonique, il y .convergence; la phrase est complète, la cadence est

"' OnTppelirplus particulièrement parfaite celle des deux cadences conclusLs qui es' formée de la dominante suivie de la tontine ;plagale cell quT s'opère par la succession des fonctions de sous-dom,nante et de

'tfaUférence entre ces deux formes de la cadence conclusive n'est pas

(I) Comparer avec le Cycle des quintes, p. i

LA TONALITÉ • ^ '

autre chose qu'une substitution de mode, c'est-à-dire un changement de

"oans notre mode mineur in.erse, en effet, l'accord en f°-tion de domimnle (ré-fa-LA), .y^m pour prime le cmqu.eme degré L^) de a gamme descendante du mi au,,»', coïncide précisément -ec 1 accord d de sous-dominante (Ré-fa-la), placé sur le quatrième degré (Re) de la gamme ascendante du la au la, en mode mineur mlgatre. ^ La véritable cadence parfaite consiste donc dans les enchaînements

suivants :

Cadence parfaite :

Résonnance inférieure (mode mineur)

Dominante

Tonique

rj

et la\éritablej;/a^a/eest constituée ainsi

Cadence plagale :

Résonnance supérieure (mode majeur)

Résonnance inférieure (mode mineur)

La cadence ;;.r/a«emme«™(B) est une simple transposition dan e mode de la^ie «,./»« (C); de même, la cadence parfarte ,najeu, e (A) est une transposition dans ce mode de la plagale mmeure (D).

Enfin, les deux formes suivantes ;

Résonnance supérieure (mode majeur)

Résonnance inférieure (mode mineur)

Sous-Dominanle

Tonique

proviennem d'une simple substitution de mode, pratiquée seulemem sur Vune des deux fonctions tonales fermant cadence.

1,2 LA TONALITfc*;

On peut aisément se rendre compte que la première (C) est une p lagale majeure dont la fonction de soiis-dojninante a été empruntée au mode mineur de même tonique.

Quant à l'autre (D'), dont on a fait très improprement la cadence parfaite du mode mineur moderne, elle n'est pas autre chose en réalité qu'une plagale mineure empruntant pareillement sa fonction de sousdominante au mode majeur de même tonique. La seule cadence parfaite mineure est celle que nous avons établie (B) symétriquement à la cadence parfaite majeure (A). C'est du reste la seule employée dans les pièces musicales construites sur la véritable gamme mineure inverse^ jusque vers le xvie siècle ; et cette cadence, improprement qualifiée aujourd'hui de plagale, est la seule qui convienne vraiment au mode mineur, basé sur la résonnance harmonique inférieure.

La Cadence est donc, comme l'Accord, unique dans son principe, et variable dans ses aspects, en raison du sens suivant lequel s'opère le mouvement d'oscillation harmonique qu'elle détermine.

Ce mouvement symétrique de la Cadence dans chacun des deux modes est rendu plus frappant encore, lorsqu'on ajoute à la réalisation une cinquième partie contenant une note de passage dissonnante.

Cadence plagale majeure

Cadence plagale mineure

Le mouvement mélodique de cette partie ajoutée montre nettement que les aspects de la Cadence ne sont que des changements de sens (i) : descendant à.2iTis les cadences jt?ar/a/fe majeure (A) tx. plagale minein^e (D), ce mouvement est ascendant dans les cadences parfaite mineure (B) et plagale ynajeui^e (C).

(i) Certains auteurs ont donné le nom de polarité à ces transformations symétriques de la Cadence, auxquelles le mot réversibilité conviendrait mieux.

LA TONALITÉ

ii3

Ainsi se vérifie de nouveau l'unité de la cadence, dont les formes v\a^ales (C, D) procèdent respectivement en sens mverse des formes parfaites 'A B , de même que les formes mineures (B, D) procèdent en sens inverse de formes majeures (A, C).

Il n'est pas inutile de remarquer que, dans les exemples cités plus haut, les notes dissonnantes (fa et si dans les cadences jpar/aiVes, ré dans les plagales) expliquent mélodiquement les combinaisons que les traités d'harmonie appellent accords de septième :

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