‹ Cours de composition musicaleChapitre 74 sur 119 · HISTOIRE · texte numérisé non relu

HISTOIRE

Haup

mann (1849).

LE PROBLÈME DE l'hAHMOHIE D*NS LHISTOIEE

„ Il n'y a dans l'univers qu'une seule harmonie, et celle des sons en "ceneTdée" exprimée par Cicéron, montre que déjà de son temps et

Aristoxen , p harmoniques des mondes. Ils

f :em eux mêrTs pré eMé! très probablement dans cette voie par les Dr:rde dTnot" erre celtique, do'nt les connaissances astronomiques « métaphysiques avaient émerveillé les conquérants roma.ns lors de leurs

'T::;o.t, en effet, que cet éternel P^^^^^ ^^^^/^ Hn't 'ugltt .able de la genèse -°^^;!^Zl^'X^Ùn, comL la

humaine, '=°-^'^"'^'' ^' "f;™;,; , 1 toutes les connaissances auxplus mystérieuse et la plus abstraite de tout Ues cette -rveiUeuse facuU -t susce „^^^^^^^^ Remonter Cl au potnt de dep^irdes^^^^^^^^^

dexpose ur Ha monte lA .^ lui-n^ème, depuis la Genèse, ou

nXetTynlbZe des nombres se manifeste presque . chaque

verset, jusqu'aux conceptions modernes les plus ardues, sur l'unité des forces physiques et la série illimitée des mouvements vibratoires.

Un pareil travail ne saurait être entrepris utilement: il nous suffira de faire connaître sommairement les principaux auteurs ayam laisse quelques travaux précis sur les phénomènes naturels de la résonnance harmonique, et sur l'ordre des quintes, cest-à-dire sur les deux principes générateurs de notre système harmonique et tonal.

Ce n'est guère qu'à partir du xiV siècle qu'on retrouve la trace des recherches métaphysiques sur l'harmonie; on ne peut s'empêcher d'être frappé par la coïncidence de cette époque avec celle des grandes décou-

vertes astronomiques. , , •

La gravitation des astres offre en effet plusd'une analogie avec les lois harmoniques ; et l'accomplissement du crcle tonal fermé à la douzième qumte par renharir«>nie, qui limite le domaine musical peut fort bien se comparer aux découvertes de Christophe Colomb et de Gahlee, au tour du monde qui limite notre domaine terrestre, notre cj-cle géographique. Le premier auteur connu qui se soit occupé des principes naturels de l'harmonie vivait en effet au temps de Gahlee.

ZABLlNO

GiosEFFO Zarlino, né à Chioggia en iSiy, entra dans lordre des franciscains en iBSy, à Venise; il fut nommé diacre en 1041, et eut pour maître dans l'étude de la musique Adrian Willaert, dont nous retrouverons le nom dans l'histoire du madrigal et des origines du drame (i).Zarlino fut ensuite maître de chapelle à l'église San Marco de Venise, où il succéda en i 565 à Cyprian de Rore (2), et revint enfin comme chanoine à Chioggia en i 582 ; il mourut à Vemse en 1 bgo.

L'ouvrage principal de Z^rïmo, Instituiione annomche (3), date de i558 Cet ouvrage fut complété en 1571 par les Dimostra^ione armoniche (4) au moment de la grande polémique entre l'auteur et Vicenzo Galilei (père del'astronome), à propos du chant coUectii et du solo. Les théories musicales des philosophes de l'antiquité préoccupaient de)a les esprits car, dans cette querelle entre Zarlino et Galilei, le premier s'appuyait sur Ptolémée, le second sur Pythagore, sans qu'on ait

jamais bien su pourquoi.

Les Sopplimentimusicali (5), dernier ouvrage de Zarlino, parurent en

i588, deux ans avant sa mort.

(,) Voir ci-après, chapitre xi, et le troisième livre de cet ouvra-e.

(2) Voir ci-après, chapitre xi.

(3) Principes harmoniques.

(4) Démonstrations de l'harmonie.

(5) Suppléments musicaux.

C'est dans le premier de ces ouvrages ilnstituiione armoniche) qu'on trouve l'exposition du principe de l'Accord consonnant unique, sous son double aspect (majeur et mineur). ... • j.

Zarlino, en effet, base l'accord majeur sur la division /.armomî». de

la corde (I, ,/.. ./3, ./4, ./5, f^ ' ^'^'''''''X ^l'TtonlZ cord mineur sur la division arithmétique (i, 2,3, 4, 6, 6, -resonnance

"MaisTelte théorie, pourtant fort simple, avait le tort d'être incompatible, par plusieurs points, avec la routine de la basse conUnue. Elle n'eu donc aucun succès, lors de sa première ^PPantion et c est plus d'un demi-siècle après que nous la retrouvons, présentée différemment,

chez Rameau et Tartini.

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