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Usac£s. Propre à remplacer des branches sur de vieux arbres , mais d’une pratique difficile et peu sûre.
Dénomuinarion. À la mémoire de Roger Schabol , qui
est l’inventeur de cette greffe, et l’auteur d'ouvrages es-
timables sur la théorie et la pratique de la culture des
jardins.
V. Greffe (Grew) de côté, au moyen d'un plancon enterré par sa base et inséré dans la tige d'un arbre par son autre extrémité. Nouv. Cours d’Agr., t.6, p. 512.
Synonymie. G.sans nom. Duham., Phys. des Arbr., t.2,p.79, alin.2, lig. 7, PL. 12, fig. 113, laquelte est commune avec la greffe Monceau.
OPÉRATION. Choisir une branche A d’un à deux mètres de long; la tailler en pointe triangulaire par son gros bout, et la couper en bec de flñte par son autre extrémité ; enfoncer cette branche en terre par sa pointe triangulaire au pied d’un gros arbre.
Faire à l'écorce de celui-ci une entaille en forme de 7, qui puisse recevoir la tête du plançon. ( Woy. PI. 56, fig- À.) On opère aussi cette greffe en formant sur l'arbre et le rameau des entailles semblables à celles que l’on a pratiquées pour la greffe Roger Schabol.
Usaces. Pour multiplier des arbres qui n’ont pas de congénères sur lesquels on puisse les greffer, et pour donner une nouvelle démonstration sur la descente de la sève dans les racines.
En effet, par cette greffe, de même que par la suivante, on parvient à faire pousser des racines aux rameaux
greflés. (PZ. 56, fig. B.)
DénouiINATION. À la memoire honorable de Grew, auteur anglais, qui a laissé de bons ouvrages sur la physique végétale, l’une des bases les plus solides de la science agricole.
VL Greffe ( Pepin ) de côté, au moyen d'un rameau planté en terre par sa base, et inséré dans la tige d’un arbre vers son autre extrémité. Nouv. Cours d'Agr., t. 6, p. 512.
SYNoNYMIE. G. par approche de bouture. Duham., Traité des Arbr. fruit.,t. 1, p.64, alin.4, PL. 2, fig. 10, lettre y de l’édit. in-6°.
OpPéÉrATIoN. Planter une bouture au pied d’un sauvaseon , la greffer par approche aux trois quarts de sa hauteur sur le sujet , et la rogner à trois yeux au-dessus de son union.
En remplaçant l'arbre A ( PI. 56) par un sauvageon, la greffe B peut donner l’idée de la greffe Pepin.
Usaces. Propre à fournir d’une seule opération un individu franc de pied , et un autre de même espèce greffé sur sauvageon.
DénominaTion. À la mémoire de Pepin, cultivateur d’arbres fruitiers à Montreuil près Paris, et l’un des hommes qui ont le plus contribué au perfectionnement de
la taille des arbres en espalier.
VIL Greffe (Girardin) de côté, au moyen de rameaux portant des boutons à fleurs tout formés. Nouv. Cours d’Agr., t. 6, p. 5r2.
OPÉRATION. Choisir de jeunes branches à fruits00, les
DES GREFFES. 429 séparer des arbres sur lesquels elles se trouvent, et les placer en des incisions pratiquées en forme de T sur des
sauvageons. (PL. 55, fig. OO, 00.)
Usaces. P our contraindre de très-jeunes arbres à donner des fruits, et pour Les rendre propres à fructifier pendant o-ubis
Dénomination. À la mémoire de la famille Girardin ; qui l’une des premières s ’est occupée de la culture des arbres fruitiers à Montreuil près Paris, et a posé les bases de la taille qu’on y a pratiquée depuis avec tant de succès.
CINQUIÈME SÉRIE
Greffes par racines et sur racines.
Caractères et usages. Le caractère des greffes de cette série est facile à saisir : ou ce sont des rameaux greffés sur des racines laissées à leur place ou ce sont des racines séparées de leurs souches, et greffées sur des tiges ou des branches, ou enfin ce sont des racines d’arbres différens greffées entre elles. C’est l'union des parties aériennes et des parties souterraines des végétaux.
Elles ont pour but de former des êtres complets, en fournissant à des parties isolées les principaux organes qui leur manquent, c'està-dire aux unes des bourgeons, et aux autres des racines.
Ces greffes, d’un usage assez rare dans la
culture habituelle, pourraient y être employées plus fréquemment pour la multiplication de plusieurs espèces de végétaux. Elles présentent d’ailleurs des faits intéressans qui peuvent servir à éclairer la physique végétale.
D'un autre côté , comme elles donnent les moyens de composer des êtres de parties rapportées, et pour ainsi dire de pièces et de morceaux, comme, par exemple, des racines d’une espèce, de la tige d’une autre et des branches d’une troisième, cela suffit bien pour exciter la curiosité des amateurs de culture. |
Ces greffes s'effectuent plus sûrement pendant les premiers mouvemens de la sève printanière qu'en toute autre saison. On les opère comme les greffes en fente. Les appareils qu'elles exigent sont les mêmes.
Il ne paraît pas qu’elles aient été connues dans lantiquité. L'auteur qui en a parlé le premier est Agricola, qui vivait au commencement du siecle dernier.
SORTES
1. Greffe (Hall) de rameau, placé sur le petit bout d'une racine tenant a son arbre. Nouv. Cours d'Agr., t. 6, p. 512.
SxNONYMIE. G. sur racine. Agricola, Agric. parf.s
part, 17e., p. 244, part. 2, p. 17, 19, 23, 29 et 99-
G. sur racènes, Cab., Princ. de la Gr., p. 90; PAU fig. 10. (IL faut en exclure le discours qui a rapport à la greffe Saussure. )
OrÉrATION. Relever de terre une racine par son petit bout, la fendre par son diamètre.
Couper sur le même arbre, ou sur un arbre d’une autre espèce, de jeunes rameaux de l’avant-dernière sève (voy. e); les tailler, par leur extrémité inférieure, en lame de couteau; les insérer dans les fentes de la racine et recouvrir celle-ci de terre. ( PZ. 56, fig. E, e.)
Usaces. Propre à la multiplication d’arbres rares qui n’ont point d’analogues , et qui se refusent aux auires moyens de multiplication.
Dénomination. À la mémoire de Hall, physicien anglais, qui a publié, dans le milieu du siècle dernier, plu-
sieurs ouvrages utiles aux progrès de l’agriculture.
IT. Greffe (Saussure) de rameaux, posés sur le gros bout de racines séparées de leurs arbres et laissées en place. Nouv. Cours d’Agr., t. 6,
Pr 912:
SYNONYMIE. G. en fente, en couronne, sur racines. Duham., Phys. des Arbr., t. 2, p. 85, lig. 8.
OPÉRATION. Couper des racines près leur souche ; les relever un centimètre au-dessus de terre, et les fendre par leur diamètre en deux ou quatre parties.
Tailler les greffes par leur base en lame de couteau, les insérer dans les fentes des racines , et les luter.
On opère aussi cette greffe en taillant la tige en coin, et en faisant sur la racine une entaille triangulaire. (PZ. 56,
Usaces. Propre aux mêmes usages que la précédente, mais plus sûre et plus expéditive pour la multiplication.
Utile pour démontrer l'influence du développement des gemma sur l’ascension de la sève des racines dans les bourgeons,
DéxominaTroN. À la mémoire honorable d’un savant très-distingué , citoyen de Genève, mort à la fin du siècle dernier, et qui a publié un grand nombre d’ouvrages utiles aux progrès des sciences et de l’économie rurale.
IL. Greffe (Guettard) de rameaux , sur le collet de la racine d'arbres laissés en place. Nouv. Cours d’Agr., t. 6, p. 512.
Synonvmie. G. sur racines d'arbres congénères et disgénères. Agricola , Agr. parf., part. 1re., p. 249, 251, 252 , PL 16, fig. 1, 2, 5, 4 et 5.
OpÉrRATION. Couper au collet de leurs racines des tiges d'arbres, les fendre en deux ou en un plus grand nombre de parties, ou se contenter de faire des incisions à l’écorce comme pour les greffes en couronne.
Tailler en lame de couteau ou en biseau les rameaux à greffer, les insérer dans les entailles pratiquées sur les sujets et les luter.
Usaces. Pour utiliser des sujets dont les tiges ne sont pas susceptibles de recevoir des greffes, et pour se procurer des arbres d’une belle venue.
DÉNomiNATIoN. A la mémoire honorable de Guettard, médecin-naturaliste distingué. Les sciences lui sont redevables de divers ouvrages utiles aux progrès de la phy-
sique végétale.
IV. Greffe { Cels) de rameaux, sur des racines séparées de leurs arbres et transplantées ailleurs. Nouv. Cours ose 6,p. 512, PL4,
fig. 16.
SynonxMte. G. sur racines séparées. Agricola, Agric. parf., part. 17e., p. 260, alin. 5, PL. 16, fig. 6; et part. 2°,, p. bo, Pl: 20 , fig. G; H,1et K.
OPÉRATION. Arracher des racines , les séparer de leurs souches , les enter par le procédé de la greffe Miller, et les planter ensuite ; en les enterrant jusqu’à l’avant-dernier œil du rameau.de la greffe. -
Usaces. Moyen facile pour multiplier des arbres qui n’ont pas de congénères, pour propager plus sûrement et plus abondamment les autres, et fournir une nouvelle preuve de la propriété qu'ont les bourgeons d'activer la sève montante. NT
DéxomiNATION. À la mémoire de, Jacques-Martin Cels , cultivateur distingué par ses grandes connaissarices en botanique et dans la théorie et la Ross de là eus ture des végétaux urnes Fe REA
V. Greffe ous ) 5 racines. ne. Ha à sous le collet des racines d'autres eh ou.
Cours repel t. 6, p JFa3 240!
-:f Sea s mt | ‘{
FSPsa st un sk ie HA du! collet de sa racine. Entailler cette racine à une place saine, jusque vers le milieu de son diamètre. s ip çswpireos
Choisir sur un arbre congénère une racine garnie de son chevelu ; la séparer , la tailler par son gros bout, de
manière à remplir l’entaille faite au sujet, et l’y ajuster exactement. (PJ. 56, fig. G, g.) |
UsaGes. Pour remplacer les racines d’un arbre renversé par le vent, ou celles qui auraient été mangées par les vers blancs, et pour accélérer la végétation d’un individu précieux.
Dévxomrwatron." En l'honneur de M. F.-A.-L. de Bourgdotff, conseiller des forêts du roi de Prusse, savant très-distingué dans l’administration ét la culture des forêts. |
VI: Greffe { Chomel ).en fente, d'une racine sur celle d'un autre arbre tenant à s4 souche.
Nouv: Cours d’Agr., t. 6, p. 512.
Synonxmie. G. de racine: sur une autre. Duham:; Phys, des Arbr., t.,2, p. 85, Lig. 4.
OPÉRATION. Lever de terre par son extrémité la racine d’un. arbre, la couper transversalement à uné place où ellesait la:grosseur d’une plume, et la fendre par son diamètre. |
Prendre sur un sauvageon une racine , la tailler en coin par son gros bout, et l’insérer dans la fente de la racine du sujet: (Voy., pour l’opération, la greffe Dumont, fig: BB, PL 55:)
Usaces. Mêmès usages que la précédente, maïs pour de plus j jeunes individus d’arbres étrangers et rares.
LDévominatron. À Ta mémoire du vénérable Noel Chomels auteur du Dictionnaire d’Économie rurale et domestique, qu’il a publié en 1709 ; agé de 76 äns , après avoirtrayaillé la ‘plus grande parts tié dur sa vie à Composer cet ouvrage utile.
VIL Greffe ( Palissy) de racines, sur des branches tenant à leurs arbres. Nouv. Cours d’Agr.,
DU: D-9513à.
Synonyme. G. de racines sur la tige et les branches. Agricola » Agric. parf., part. 1*€., p. 217 et 210, alin. 3 plus, p.239 , PL. 12, fig. x, lettre a, jusqu’à o.
CrÉRATION. Couper des racines du troisième et du quatrième ordre sur un individu ; les amincir en languette par Le gros bout, et les planter dans un vase avec de la terre riche en humus.
Faire des incisions en coulisse à l’écorce des rameaux dont on veut obtenir des arbres complets , y insérer les racines par Le bout opéré, et entretenir légèrement humide la terre des vases dans lesquels elles sont plantées. (PI. 56, fig. H, k.)
Usaces. Plus curieuse qu’utile à la multiplication en grand. Elle peut servir à propager des espèces rares, qui reprennent difficilement Dés la voie des marcottes et des boutures.
DÉnominaTIoN. À la mémoire respectable de Bernard de Palissy, philosophe pratique, qui le premieren France a donné un cours public d’histoire naturelle, dans le-
quel il traitait de différentes branches de l'agriculture.