I. HAIES MORTES EN BRANCHAGES
Les branches les plus propres à la formation de ces espèces de haies sont celles qui se trouvent garnies d’un grand nombre de rameaux épineux ; les tiges dont le bois est dur et résiste long - temps à l'humidité de la terre et aux injures de l'air doivent être préférées. On emploie le plus ordinairement à cet usage celles de l'aubépine, du nerprun , du rhamnoïde, du robinier et des ronces dans le nord et le centre de da France. On les enfonce en terre à la profondeur de o",217 à.om,291 (huit à dix pouces ), à la distance de 0",08r ou 0,108 (trois ou quatre pouces’) les unes des autres, et on les maintient par des traverses assujetties à des pieux fixés de deux en deux mètres. Elles sont assez solides pendant trois et quatre ans pour protéger les haies vives nouvellement semées ou plantées, jusqu’à ce que ces dernières soient en
CLÔTURES. 57 état de se défendre elles - mêmes. On a figuré, PL. 4o , sous les n°5. 6 et 8, des haïes mortes plantées sur la crête de deux fossés : l’une d'elles défend une haie vive qui pousse au bas de la berge. La fg. 7 représente un mur construit grossièrement et à sec pour protéger aussi une jeune haie vive.
$ II. HAïES MORTES EN FAGOTS.
Les fagots bourrus et très -épineux sont parfois employés au même usage, mais avec moins d'économie.
$ IIL. HarEs MORTES EN PALIS.
Ce sont des ais de planches, des pieux, des troncs équarris, tantôt très- rapprochés les uns des autres , tantôt à claire-voie. On les maintient ordinairement par des harts à leur partie inférieure, et par des traverses vers leur extrémité supérieure. Ces sortes de haies sont employées spécialement pour défendre les propriétés rurales de l’accès des animaux et des hommes, dans les pays où le bois et la main-d'œuvre ont peu de valeur , tels que le nord de l'Europe et l'Amérique septentrionale. (Foy. PL. 4o, fig. 9,10, 11 et 12.)
& IV. HArEs MORTES EN CLAIES.
Sorte de treillages grossiers composés de
scions, de bois refendu , soit brut, soit varlopé, et assemblés de diverses manières : elles ont pour destination ordinaire d'interdire au bétail l’entrée des jeunes bois , des taillis et des cultures diverses; elles servent aussi parfois à protéger la croissance des haies vives. (707. PL. 4o, fig. 1, 2,34 6590 15, 14 et 15.)