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108 COURS DE cuxrure.
de plâtras de démolition de la grosseur du poine!. Ce lit est recouvert d’une couche à de o%,29r ( dix pouces) de vieux fumier aux trois quarts consommé , mêlé avec de la terre du sol; on place enfin, sur ce deuxième lit, environ 0”,325 (un pied ) de terre sableuse mêlée avec des terreaux, et dans laquelle on plante les pattes d’asperges à 0,108 (quatre pouces) de profondeur. (Joy. c.) Le reste de la fosse reste vide, et se comble d’année en année par l'addition de o",08r ( trois pouces ) de terres amendées , qui sont nécessaires pour recouvrir les pattes d’asperges, tant qu'elles produisent de belles tiges. Plus tard il devient indispensable de former, à d’autres places, de nouvelles plantations de même nature : alors le terrain est employé en culture d’'artichauts, de choux, etc.
Rigoles à arbustes étrangers. Dans les jardins paysagistes, on établit des rigoles de différentes dimensions, pour former soit des lisières,soit des massifs de plantations. On les remplit de terres” ou terreaux de diverses natures, pour les rendre propres à la culture des arbres et arbustes étrangers délicats qu'on y veut faire croître.
$ IIL. RIGOLES D'ARROSEMENT.
Elles ont pour objet de conduire ies eaux des dépôts où elles sont rassemblées sur les cultures
‘TRAVAUX DE TERRASSE, ETC. 109 mêmes, ou à proximité : elles économisent à-lafois le temps et la peine des cultivateurs ; elles sont d’ailleurs, en général, plus profitables aux cultures que les arrosemens exécutés à bras d'homme.
Ces rigoles se pratiquent ordinairement au niveau des terrains; elles en suivent les pentes les plus douces. On leur donne la forme d’un auget, dont la largeur et la profondeur sont en rapport avec le volume d’eau qu'on doit y faire couler. Les plus petites n’ont que 0,135 ( cinq pouces) de profondeur sur. 0",271 à 0",406 (dix à quinze pouces) de largeur, et les plus grandes onto",541 (vingt pouces) d’enfoncement sur 0,8 12 (trente pouces) d’évasement par le haut. Lorsqu’elles passent ces dimensions elles deviennent des canaux d'irrigation : leur construction, exigeant alors des vannes et des écluses, est beaucoup plus compliquée.
Premier mode. Les rigoles d’arrosement les plus simples sont celles qui s’établissent en battant les terres, après avoir enlevé celles qui s’opposent au libre passage des eaux, dans la direction qu'on veut donner à leur cours ; mais il faut pour cela que le sol soit de nature argileuse, et que sa pente soit assez considérable pour ne pas laisser à l'eau le temps de se boire avant d’arriver à sa destination.
i1O COURS DE CULTURE.
Deuxième mode. Lorsque le terrain est sec et trop perméable à l’eau, on construit les rigoles en glaise et en plâtras lessivés, dont on a extrait le salpêtre, et qu'on bat à plusieurs volées successives : c'est le moyen qu’emploient les jardiniers maraïîchers et fleuristes de Paris. D’autres fois on se sert de tuiles creusées en gouttière, placées les unes à la suite des autres. Ces moyens sont également bons dans les pays où il ne gele que très-faiblement; mais dans les pays froids les rigoles ainsi construites ne durent pas plus que la belle saison, ou, si lon veut les mettre de nouveau en état de service , elles exigent de grandes réparations à la fin de chaque hiver.
Troisième mode. Les rigoles les plus durables dans les climats froids sont formées d’un corroi de glaise bien battue, de o",162 à o",217 ( six à huit pouces ) d'épaisseur, et pavées à chaux et à ciment sur toute leur étendue. ( F’oyez PL 45, fig. 10.) À défaut de grès, on peut se servir de pierres meulières, de cailloux roulés et autres substances dures. |
Quatrième mode. Dans les jardins, on est dans l'usage de border les rigoles d’arrosemens de deux liserés de gazon; on leur donne ainsi de la solidité, et on les rend plus agréables.
En général , on ne fait pas assez d'usage, dans
le centre et le nord de la France, de ces rigoles, qui fournissent un moyen simple et facile d’économiser la peine et le temps des ouvriers ; aussi les cultures en souffrent-elles, et donnent-elles moins de produits et de jouissances.