TP
1". Année. Turneps.
2°. Année. Orge, puis trèfle.
3°. Année. Trefle.
4°. Année. Blé.
Nota. Au moyen de cet assolement, on se procure alternativement une récolte pour l’homme et une pour les animaux, qui, étant bien nourris, fournissent beaucoup d’engrais. C’est un des bons résultats de cette rotation de culture.
1". Année. Raves fumées, et consommées sur place par des moutons.
2°. Année. Orge, ou avoine et trefle, semés en même temps.
3°. Année. Trefle.
4e. Année. Blé semé sur un seul labour, après la seconde ou la troisième coupe de trèfle.
Nota. Cet assolement est employé avec succès en Angleterre dans le comté de Norfolck. Il est avantageux en ce que l’on ne fume qu'une seule fois, pour obtenir deux fourrages et äeux récoltes de céréales; mais, comme les précédens, il ramèêne trop souvent les mêmes cultures, surtout celle du trèfle, ce qui est un inconvénient grave, et tend par conséquent à diminuer graduellement les produits des récoltes.
DES ASSOLEMENS. 1
QT
Je crois devoir placer ici les deux assolemens proposés par M. le baron de Morogues dans son utile ouvrage (1), pour des terres sableuses, maigres, mais non arides. D’après cet auteur, le premier se partagerait en quatre soles égales : la première, divisée en deux portions, serait semée partie en sarrasin avec des navets, partie en pommes de terre; la seconde sole produirait de l’avoine et de l'orge de mars; la troisième rapporterait des vesces et des jarosses d'hiver; enfin la quatrième, du seigle, lequel succéderait aux vesces et aux Jarosses, qui auraient été fauchées en vert, afin de donner le temps de faire les labours nécessaires pour recevoir les blés.
Le second serait également partagé en quatre soles, dont la première serait semée moitié en turneps ou en raves, moitié en pommes de terre; la seconde serait ensemencée moitié avec de l’orge et de l’avoine, et moitié avec du sarrasin et des navets ; la troisième serait destinée à produire
(1) Essaï sur les moyens d'améliorer l’agriculture en France, particulièrement dans les provincès les moins riches, et notamment en Sologne. Orléans, 1822.
des fourrages légumineux, dont moitié de mars et moitié d'automne , tels que les poids moisards, la vesce, les jarosses, etc. Ces fourrages seraient coupés en vert, surtout le dernier, afin de ne pas donner ? à la graine le temps de mürir, et afin de permettre de faire les labours pour semer les blés : on en conserverait seulement quelques arpens pour graine, et on les remplacerait par des choux, auxquels on ferait succéder une partie des pommes de terre de la premiere année de l’assolement, parce qu’ainsi on détruirait, par les facons nécessaires à ces racines, les plants de fourrages qui pourraient renaître spontanément etnuire à la terre lors des récoltes de céréales. Le surplus de la quatrième sole serait semé en seigle ou en méteil, suivant qu'il en serait susceptible, en observant de bien fumer la terre. Dans ce système de culture, le sol serait labouré tous les ans et fournirait chaque année une récolte de blé ou de choux.