‹ Cours de culture et de naturalisation des végétauxChapitre 83 sur 135 · Ÿ DES SEMIS · texte numérisé non relu

Ÿ DES SEMIS

sieurs arbres de nos contrées ou des pays plus chauds.

Des tiges mortes de saule, de hêtre, de charme et d’autres arbres forestiers, couchées sur terre en des lieux humides et ombragés , en se décomposant , se couvrent spontanément de plusieurs espèces de clavaires, de pezizes, de bolets et d’agarics. Si l’on veut multiplier quelques-uns de ces végétaux, il suffit de les fixer sur des bois pourrissans, qui bientôt se couvrent abondamment d'individus des mêmes espèces.

Dans les écoles de botanique , et même dans les jardins paysagers , on sème entre les anfractuosités ou sur la propre surface de pierres de diverses natures des mousses, des lichens, quelques fougères et plusieurs graminées. Les pierres, préférées pour ces usages, doivent être poreuses; on en forme ordinairement des espèces de murailles sans ciment, sur lesquelles on fixe les plantes chargées de leurs fructifications, en ayant soin de les tenir ombragées et humides.

Enfin il est encore plusieurs substances autres que la terre, sur lesquellesvégètent ordinairement diverses très - petites plantes, telles que des bissus, des ulves , des bolets, etc., ete. Ces végétaux se plaisent sur des fruits sains ou pourrissans, des tubercules, des feuilles même et diverses substances animales en décomposition ;

mais ils sont si fugaces pour la plupart , et d’un intérêt si médiocre, que je n’en dirai rien de plus.

QUATRIÈME SECTION

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