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COURS DE CUTLTURF.
$ IL. ENCAISSAGES ET RENCAISSAGES.
Encaisser un arbre, c'est le déplanter d’ur lieu pour le placer dans une caisse.
Rencaisser, c'est le changer de caisse.
Cette opération n’a lieu que dans les jardins où lon cultivedes arbres et desarbrisseaux étrangers, de climats chauds, qui doivent être rentrés dans les orangeries et les serres pour y passer l’hiver.
On encaisse aussi les arbres de pleine terre pour en obtenir des fleurs ou des fruits précoces, en les chauffant pendant l’époque des froids.
Lorsque les racines d’un arbrisseau ne peuvent plus être contenues dans un pot de om,325 (un pied ) de diamètre, on le place dans une petite caisse deo®,/406 (quinze pouces) environ. En sortant de celle-là trois ou quatre ans après , on le place dans une autre caisse plus grande, de 0,135 à 0®,162 (cinq ou six pouces), et ainsi de suite jusqu’à ce qu'il arrive au maximum de sa croissance. Il est rare que l’on ait besoin, pour les arbres les plus volumineux, cultivés en serres, de caisses dont les dimensions excèdent deux mètres (environ six pieds).
Les encaissages et les rencaissages se pratiquent absolument de la même manière : ils ne différent que très-peu des rempotages. IL faut observer seulement de placer au fond des caisses
DES PLANTATIONS. 25 lt
un lit de coquilles, ou, mieux, de plâtras, d'une grosseur proportionnée à leur capacité, afin de faciliter l'écoulement des eaux surabondantes, et comme la masse de terre, plus considérable que dans un pot, en se tassant, laisserait pénétrer trop avant la motte qui entoure les racines de l'arbre, et par conséquent la tige de ce même arbre, il faut que cette tige, à sa partie inférieure, soit de quelques pouces plus élevée que les bords supérieurs de la caisse. On place ensuite quatre hausses pour retenir les terres et faire en sorte que le tronc, quoique élevé, comme je viens de le dire, soit au centre d’un auget, et non sur le sommet d’une butte; enfin, lorsqu'il en est besoin , on place des tuteurs.
Il arrive souvent que pour éviter les embarras d’un rencaissage, opération très-difficile lorsque les arbres sont d’une grande dimension , on ne donne qu'un demi-change, toutes les fois que la végétation souffre faute de nourriture.
Ces demi-changes consistent à enlever intérieurement, au moyen d'une houlette tranchante, tout autour de la caisse et jusque vers la moitié de sa profondeur, la terre usée avec le chevelu qu'elle contient, et à la remplacer par une autre terre préparée, convenablement 1assée, et recouverte enfin d’un lit de fumier de vache et de mouton. Ainsi, on procure, pour
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