ENVOI
Maintenant que votre éducation est achevée, aimables filles de Montmartre, de la Villette et de Clignancourt, allez et dansez ! Secouez sur f\'Àï les hordes altérées des hommes pressés autour ^<1> c^e vous la poussière empoisonnée de vos jupes! Excitez les vieux, troublez les jeunes ! Vous êtes bien les aimées qu'il fallait à notre époque, et la génération qui vous entoure est mure pour vous applaudir. Elle n'y manque pas. De jour en jour plus compacte autour de vos folâtres jeux la foule se rue électrisée par les pourpres éclairs des ailes du Moulin-Rouge, hypnotisée par les glaces du Casino de Paris, grisée par les aphrodisiaques parfums des bosquets de Y Elysée-Montmartre. Elle vous encourage, elle vous prodigue ses acclamations. On parle de vous partout, et on en écrit ! 0 gloire ! Quelques audacieux choisiront dans vos rangs leurs maîtresses, et partageront sans honte et sans crainte vos faveurs, grassement payées, avec les doux élus de votre cœur, princes de la casquette à ponts, auxquels, à votre tour, vous prodiguerez vos gratuites caresses rehaussées de multiples petits verres et de gros paquets de tabac. (Oh ! combien Chariot s'amusa !) Et ce sera pour le philosophe un spectacle toujours agréable et touchant que ce libre échange de douceurs amoureuses. Et vous éprouverez un égal