Maudsiey, l. o
4. Sur la folie périodique et circulaire, Voir : BM, Leçons sur les maladies mentales (14* leçon), p. 319 et as. ; KrafTl-Ëbing. op cit., p. 402 à 420, trad. franc., p. 431.
5. Molinier et Vidal, op. cit., I, p. 419 à 151 ; Carrara. Progr. ffen., §§ 249 et 250; Laborde, op. oit., n° 129 ; Lagrand du Saule, op. cit., p. 634 et ««.
6. Maudsiey, op. cit., p. 166 et ss. ; Ilaus. Principes du dr. erim., 1, no684 ; Thrry, op. cit., n» 100; Cliauveau et Ilëlie, 1, n» 352 ; Krafft-Ebing, op. cit., p. 419 et as., trad. franc., p. i448.
de déterminer si les actes accomplis dans un intervalle lucide n'ont pas éprouvé l'influence du dernier accès passé ou du prochain accès de la maladie... Aussi, à raison de cela, n'est-il plus possible d'attribuer aucune valeur aux intervalles lucides dans les questions pénales. »
La création des asiles criminels enlèverait tout intérêt à ces questions pratiques de responsabilité, par l'internement, pour une durée indéterminée ou au moins très longue, de l'aliéné môme irresponsable pénalement.
166. — Impulsifs '. — L'altération des facultés mentales se présente assez fréquemment sous la forme à'' hnpulsions morbides, d'obsessions irrésistibles, formes larvées de certaines névropathies, ou de folies héréditaires qui aboutissent à l'annihilation de la faculté volitive et se manifestent de deux manières différentes, suivant leur mode d'invasion et d'évolution : — 1° invasion lente, évolution temporisatrice avec des phases d'apaisement, de lutte et d'exacerbation, pendant laquelle l'obsédé se défend, cherche par tous les moyens à se soustraire à l'obsession, mais finit par succomber; — 2° impulsion soudaine, aboutissant d'emblée et d'une manière instantanée à l'action, sans lutte ni hésitation, mais avec conscience de l'action, ce qui différencie nettement cette impulsion du vertige épileplique. Ces obsessions et impulsions morbides^ aboutissent à des actes criminels de diverse nature et se présentent sous des formes extrêmement variées ; impulsion homicide ; pyromanie ou idée obsédante du feu ; kleptomanie, obsession du vol dont l'espèce la plus commune est celle des vols dans les grands magasins ^ ; dipsomanie ou obsession de la boisson ; écholalie elcoprolalie, impulsion morbide qui pousse celui qui en est atteint à répéter, malgré ses résistances et ses luttes, certains mots et notamment certains mots grossiers ou injurieux ; psychopathies sexuelles *sous les formes les
1. Dallemagne, op. cf., p. 131 et ss. — Pactet et Colin, Les aliénés devant la justice (Paris, Masson, Gauthiers-Villars). — Pitres et Régis, Les obsessions et les impulsions (Paris, Doin, 1902, Biblioth. internat, de psychol. expérim.).
2 Sur ces obsessions criminelles morbides, voir 3<^ congrès d'anthropologie criminelle de Bruxelles de 1892, rapports du D"" Ladame (p. 41 à 55), du D' Magnan (p. 153 à 162) et discussion (p. 211 à 220, 255, 265, 273, 314, 317, 384, 414, 415, 417, 434, 457,470). — Pactet et Colin, /. c. ; Pitresel Régis, l. c.
3. Pour les vols dans les grands magasins, voir Henri Joly, Le crime, p. 260 et ss, ; D' Lacassagne, Rapport au 4» Congrès d'anthrop. crim. de Genève de 1896, p. 152 et ss., 258 et 259. — D' Paul Dubuisson, Les voleuses de grands magasins (Paris et Lyon, Stork) ; d'Avenel, Le mécanisme de la vie moderne, i^^ série, p. 68 à 76 (Paris, Colin, 1898). —Adde, liev. pénit , 05.797 : les agents d'aifaires pour ces vols.
4. Sur les psychopaties sexuelles. Voir Kratft-Ebing, Trattato di psicopatologia forense (p. 352 à 367); Le psicopatie sessuali (Toriho, Bocca, 1889);
plus anormales {sadisme, masochisme, fétichisme^ nécrophilief bestialité, inversion sexuelle, exhibitionisme) : à l'extrême limite des déséquilibrés poussés par une tendance impulsive plus ou moins sexuelle se rencontrent les frotteurs et les coupeurs de nattes *.
Il est souvent fort difficile de distinguer le vice delà maladie; pour admettre l'irresponsabilité complète de ces impulsifs et obsédés, il faut que l'impulsion soit irrésistible et puisse rentrer dans la notion de force irrésistible de l'article 64 du Gode pénal. A défaut, une condamnation atténuée s'impose aux magistrats. Mais la législation est incontestablement insuffisante sur ce point : la menace ou l'application d'une courte peine d'emprisonnement ne peut donner à ces déséquilibrés la force d'inhibition et de résistance qu'ils n'ont pas et la science réclame pour eux des établissements spéciaux de préservation -.