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I. — Relevé du signalement humain. — Principes

355- — Le relevé du signalement humain repose sur les deux principes suivants :

1° Il n'est pas possible de trouver deux hommes absolument identiques dans toutes leurs particularités ;

gravure-i, ont été donnés : 1° dans V Abnanach Hachette de 1896, p. 374 ; — 2" dans les Lectures pour tous (Revue universelle iliustrée, Hachette) de 1901, p. 539 à 546.

1. Anfosso, II Casellario giudiziale centrale (Torino-Bocca, 1896;, p. 18 et ss. — Sergi, Un nouvel appareil anlhroponiétrique (Rome, 1895).

2. Scuola positiva, 1897, p. 703. — Florian, Dei reati e délie pêne (.Milano,

3^. Bertillon, Instructions signalétiques (Melun, Imprimerie administrative, 1893). Niceforo, professeur à l'Université nouvelle de Bruxelles, agrégé à la Faculté de droit de Naples ; la police et l'enquête judiciaire scientifiques (Paris 1907), ch. viii, p. 289 et s. — Edmond Locard, Docteur en Médecine, Licencié en droit, ancien préparateur au laboratoire de Médecine légale de l'Université de Lyon, l'identification des récidivistes (Paris, Maloine, 1909). — liev. pénit., 1882, p. 840; 1885, p. 187; 1887, p. 272, 630, 869; 1888 p. 496 et 497; 1891, p. 77, 1895, p. 271, 924, 1014,1354; 1896, p. 174, 346 ; 1904. p. 147, 344, 577, 794 ; 1906, p. 162. 1897, p. 409, 620, 1898, p. 1251 ; 1899, p. 1083 ; 1900, p. 1552; 1901, p. 617; Répert. génêr. alphab. de droit français, t. XXIV, V» Identité, n"» 63 k 177.

2° Cerlaines dimensions analomiques du corps, certuins signes et certaines particularités relevé» sur le corps ne si^ modifient pas chez les adultes et |)iMivent être notés «Tvec une précision durable.

Le relevé du signalement se compose de trois opérations successives : — 1" cerlaines mensurations corporelles exprimées en chiffres, constituant Ih sifpialemenl a7ithropométriqiie ; — 2" la description morphologique exacte de hi personne, ou signalement descriptif; — 3" la description délai liée des signes particuliers : cicatrites, tatouages, verrues, nœvi grains de beauté), etc., relevés sur diverses parties du corj)s, ou signalement des marques particulières auxquelles sont aclueUemenl ajoutées les impressions digitales.

A. — Signaleme7it anthropométrique. — Mensuration corporelles .

356 — Les mensurations corporelles, qui constituent le signalement anthropométrique, sont les suivantes:

357. — a) Mesures relevées sur Vefisemble du corps, comprenant : — 1" la grandeur du corps ou taiUe de V homme debout ; — 2° Venvergure. des bras ou longueAir des bras étendus en croix; — 3" la loiiguew du buste ou hauteur de l'homme assis.

358- — b) Mesures relevées sur la tête comprenant : — la longuew^ de la tête ou diamètre antéro-postérieur, c'est-à-dire la distance horizontale qui sépare la racine du nez (concavité transversale en haut du nez, entre les yeux, à la base du front) du point le plus saillant du milieu de derrière la tète , — 2° la largeur de la tète ou diamètre transversal, c'est-à-dire la dislance horizontale qui sépare les deux points les plus saillants de l'attache supérieure de chaque oreille ; — 3° la lojigueur de l'oreille droite ou dislance horizontale qui sépare le bord supérieur de l'oreille du point extrême du lobe [vulgo goutte de l'oreille) ; — 4" le diamètre bi-zygomaiique, ou dislance horizontale niaximum qui sépare les deux zygomes (bandes osseuses ou arcades qui s'étendent de l'os de la pommette jusqu'au dessus du trou auditif) ; elle a remplacé depuis 1894 la mensuration trop difficile et incertaine de la largeur de l'oreille.

359. — c) Mesures relevées sur les membres com|)renant : — 1° la longueur du pied gauc'ie ; — 2*^ la longueur du doigt médius gauche ; — 3" la longueur du doiqf auriculaire gauche ; — 4" la longueur de la coudée gauche, c'esl-à-dire de l'avant-bras prise de l'extrémité cubitale du coude jusqu'à l'extrémité digitale du doigt le plus long de la main.

360. — Instruments et mobilier de mensuration. — Le mobilier de mensuration se compose de» objets suivants : — 1" un mètre en

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bois, gradué par millimètres, de t à 2 mètres, fixé contre le mur à 1 mètre au dessus du sol, pour la mensuralion de la taille ; — 2" un demi-mètre en bois gradué par millimètres de 0 m. 70 à 1 m. 20, fixé contre le mur à 0 m. 70 au-dessus d'un escabeau, pour la mensuration du buste ; — 3° un escabeau fixé au mur où le sujet s'assied pour celle dernière mensuration ; — 4" une équerreen bois pour la mensuration de la taille ou du busle, que l'on Tait glisser contre la toise el que l'on appuie sur le sommet de la lête du sujet ; — 5" une feuille de papier quadrillé ou de toile cirée graduée, fixé sur un pan de mur, de 2 mètres de long, à 1 m. 50 ou 1 m. 65 au-dessus du sol, pour la mensuration de l'envergure ; — 6° un tabouret mobile, sur lequel on fait placer le pied du sujet pour !e meusurer el sur lequel le sujet s'assied pour la mensuralion de la lête ; — 7" une table tréteau de 1 m. 10 de hauteur avec poignée à la traverse supérieure, pour la mensuration de la coudée et servant également de point d'appui au sujet pour la mensuration du pied.

Les instruments de mensuration sont : — l'un compas d'épaisseur ou compas de tête, en fer nickelé, à branches recourbées et à pointes arrondies, avec un demi-cercle unissant les deux branches, gradué du 12° au 22° centimètre et portant une vis qui permet de fixer les branches à la dimension trouvée ; ce compas sert à la mensuration de la longueur et de la largeur de la lèle et du diamètre bizygomatique ; — 2° un petit compas ou petite règle à glissière, en fer nickelé et gradué, dit compas d'oreille, pour la mensuralion de la longueur de l'oreille ; — 3' un grand compas ou règle à glissière, grand modèle, en fer nickelé et gradué, dit compas de pied, pour la mensuration du pied, de la coudée, du médius et de l'auriculaire.

La prise des différentes mensurations n'exige que fort peu de temps, deux ou trois minutes. Les résultais de ces diverses opérations sont consignés sur une fiche en carton, dont il sera parlé plus bas.

B. — Signalemeiit descriptif.

361. — Ce signalement consiste dans la description de la personne, avec des mots, à l'aide de la seule observation, sans le secours d'instruments. — Usité de tout temps dans les passeports et permis de chasse, il était tellement vague qu'il ne rendait à peu près aucun service, M. Bertillon lui a donné une précision el une rigueur scientifiques.

Le signalement descriptif ce compose de deux parties : — 1° le relevé des caractères chromatiques ou coloris des organes et des parties colorées importantes du corps ; — 2" le relevé des caractères morphologiques, cesl-h-à'ire des formes de diverses parties du corps.

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Caractères chromatiques.

362. — a) Couleur de l'iris {cerle coloré) de l'œil gauche, et des zones de l'iris composés de Vauréole ou partie confinant à la pupille elde Vx périphérie, circonférence extérieure voisine du blanc de l'œil ou sclérotique.

La classificalion des iris repose sur le principe qu'il n'y a, dans la race humaine, que deux types d'yeux fondamentaux : les yeux impigmenlés et les yeux marron pur ei (\ue \o\ues les autres teintes doivent être regardées comme intermédiaires entre ces deux extrêmes. Les yeux impigmentés sont ceux dont l'iris, examiné de près, apparaît dépourvu de matière jaune orange qui s'observe dans la plupart des yeux : ce sont les yeux bleus des populations du Nord de l'Europe. Les yeux marrons pur ont une teinte unie rappelant l'écorce du marron mûr et frais ; ce sont les yeux noirs ou bruns, suivant l'expression vulgaire, du nègre, de l'Arabe et, en général, des-ttiéridionaux. — Entre ces deux couleurs simples extrêmes, se placent les couleurs composées. M. Bertillon a tracé une échelle de pigmentation et divise les iris en 7 classes, suivant leur coloration ; 1* impigmentés; — 2" pigmentés de jaune ; — 3° d'orange ; — 4° de châtain ; — 5° de marron groupé en cercle ; — 6*^ de marron rayé de verdâtre ; — ^ 7° de marron pur.

h' auréole est décrite dans sa nuance et dans sa forme, — La nuance est définie par celle de son pigment (jauiie, orangé, châtain ou marron) que l'on qualifie, suivant son intensité, de clair, moyen, ou foncé ; ce qui établit une échelle de 12 degrés allant insensiblement du jaune clair au marron foncé. — La forme est dentelée, concentrique ou rayonnante.

Les nuances de la périphérie se divisent en trois catégories : tons azurés ou clairs, violacés-troubles ou intermédiaires, ardoisés ou foncés.

Enfin les particularités et anomalies de l'iris, telles que les taies, doivent être notées.

363. — h) Nuance de la barbe et des cheveux. — Ces nuances sont divisées en 4 classes, allant du blond albinos ou blond très clair au noir pur, en passant progressivement }>ai le blond clair, le blond moyen, le blond foncé, le châtain clair, le châtain moyen, le châtain foncé, le châtain noir. La barbe et les cheveux roux sont classés à pari avec des nuances variables, rouo) acajou ou vif, roux blond, roux châtain, chacune d'intensité variable, clair, moyen, foncé. — A chaque catégorie on peut ajouter le qualificatif grison-

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nant, en indiquant par un trait la prédominance des pails ou cheveux blancs ou colorés.

Enfin on doit décrire : — la nature des cheveux (droits, ondes, bouclés, frisés, crépus, laineux), des poils de la barbe (raides, souples, droits, bouclés, frisés, crépus): — V insertion des cheveuv (circulaire, rectangulaire, en pointes), V implantation de la barbe et sa coupe (naissante, moustaches, favoris, de bouc, en collier, entière, face glabre, etc.) ; Vabondance des cheveux, Vexistence et la nature de la calvitie (frontale, lonsurale, pariétale, alopécie totale) ; — les particularités (telles que mèches de nuances dilïérentes, albinos, teinte, perruque, etc.).

364. — c) Coloration du visage. — M. Bertillon dislingue, dans le visage, deux colorations : la coloration pignieiilnire ou coloration de la peau ; — la coloration sanguiiie déterminée par les vaisseaux sanguins que la transparence de la peau laisse percevoir. L'intensité de chacune d'elles est indiquée par le qualificatif grande, moyenne, petite.

Caractères morpliologiques.

365. — La description de ces caraclères a lieu t^ans le secours d'instruments, à l'aide de la simple inspection.

Elle comprend :

Au point de vue du profil.

366- — a) La forme et les dimensions du front, c'est-à-dire : — 1° le degré de saillie des arcades sourcilières, exprimé par lequali- {\CQ.{U 'petite, moyenne ou gravide ; — 2" le degré d^ inclinaison de la ligne de profil du front par rapport à un plan horizontal passant par la racine du nez, exprimé par les qualificatifs très fuyant, fuyant, intermédiaire, vertical, proéminent ou bombé ; — 3° la linu eur de l'extrémité supérieure de la ligne de profil au-dessus du môme plan, exprimée par les qualificatifs très petite, petite, moyenne, grande^ très grande ; — 4° la largeur d'une tempe à l'autre, exprimée par les mômes qualificatifs.

367. — b) La forme et lès dimensions du nez. — Les délails relatifs à la forme sont relatifs à : — 1" la profondeur de la concavité de la racine du nez exprimée par les qualificatifs très petite, petite, moyenne, grande, très grande ; — 2° la forme générale du dos du nez ou la ligne de profil du nez de la racine à la pointe, exprimée par les qualificatifs cave, rectiligne, convexe ou busqué; — 3° l'inclinai-

A^'THR0P0METR1E

son de la base du nez, prise par la pointe du nez au point d'altache de la narine avec la joue et non avec la lèvre supérieure, exprimée par les qualificatifs relevée, horizojitale, abaissée. — Les dinnensions à relever sont : — 1° la hauteur du nez, c'est-à-dire la ligne droite de la racine à l'attache de la narine avec la joue, exprimée par les qualificatifs très petite, petite, moijenne, grande^ très grande ; — 2° In saillie, c'est-à-dire la dislance du bout du nez à la ligne horizontale qui unit les points d'attache des ailes du nez aux joues, exprimées par les mêmes qualificatifs ; — 3° la largeur ou distance transversale entre les deux ailes, avec les mêmes indications. Enfin on noie toutes les particularités du nez, i( Iles que nra tordu, effilé, gros, méplat (avec ronflement en forme d'olive du dos ou du bout), bout bilohé, sous-cloison (cartilage séparant les narines) découverte (lorsque ce cartilage dépasse le bord inférieur des narines), narines empâtée^ très fines, très mobiles, etc.

368. — c) La description de Voreille droite. — La description de l'oreille est assez compliquée et particulièrement délicate ; mais elle est très importante, surtout pour les recherches de la police et la reconnaissance des malfaiteurs poursuivis par elle. Elle comprend quatre parties : — 1° la bordure ou hélix, éminence demi-circulaire prenant son point d'origine au centre de l'oreille, au-dessus du conduit auditif, gagnant la périphérie et bordant c<imme d'une gouttière les deux tiers î^upérieurs de l'oreille ; elle doit être déciile dans ses diverses portions : le sillon d'origine exprimé dans sa longueur, nulle, petite, moyenne, f/rande ; — la partie supérieure appréciée par la largeur de l'ourlet, plate, petite, moyenne ou grande ; — la partie postérieure appréciée également par la largeur de l'ourlet avec les mêmes qualificatifs et eu outre par le degré d'ouverture de l'ourlet exprimé par les qualificatifs ouverfef intermédiaire, adhérente ; — 2° le /o6e, éaiinence molle, arrondie, commençant à la fin de la bordure et terminant en bas la circonférence du pavillon ; on distingue, dans le lobe, quatre parties : — le contour du bord libre, qui peut être soit descendant lorsqu'il est collé à la joue, soit intermédiaire lorsqu'il est en partie adhérent, soit golfe lorsqu'il est entièrement séparé; — le degré d'adhérence à la juue exprimée par les ujots fondu, intei^iédiaire ou séparé ; — le modelé de la surface antéro-externe, soit traversée par le prolongement de l'hélix, soit unie, aoil en éminence ou mamelonnée; la hauteur, petite, moyenne ou grande ; — 3° Vantitragiis, petit mamelon situé audessus du lobe et le séparant de la conque, dont on doit signaler : — Viiiclinaison, horizontale, intermédiaire ou oblique ; — le profil par rapport à une ligne horizontale, concave, recliligne, intermé-

diaire, saillant ; — le renversement du bord libre en avant dont le degré est exprimé par les qualificatifs versè^ intermédiaire on droit; — la dimensio7i, petite, moyenne ou grande ; — le pli de Vanlhélix ou replis internes, situé entre la bordure et Tanlitragus, dans la partie inférieure, concave, intermédiaire ou convexe et dans la partie supérieure, nulle ou effacée, intermédiaire ou accentuée ; la forme générale du pli est triangulaire, rectangulaire, ovale ou ronde. Enfin, V écartement du pavillon par rapport à la têle [)eut être total ou pédoncule, supérieur, postérieur ou inférieur. — On doit noter en dernier Heu les diverses particularités de l'oreille, telles que le tubercule Darwinien, nodosité du cartilage de la bordure, dans laquelle Darwin voyait une survivance do l'oreille en pointe de certains singes.

369. — d) La description des lèvres : — 1° par leur hauteur naso-labial, petite ou grande ; — 2° par la proéminence de la supérieure onà^^V inférieure ', — 3° par les dimensions de la bordure petite ou grande ; — 4° par leur épaisseur, petite (minces) ou grande (épaisses) ; — li" par leurs particularités : défaut d'adhérence (supérieure retroussée, inférieure j)endante), lip[)ues, gercées^ cicatrice de bec-de- lièvre, etc.

370. — e) La description de la bouche : — 1° par sa dimension petite ou grande; — 2" par ses particularités, telles que coins relevés ou abaissés, pincée ou bée, en cœur, observations diverses sur la dentition.

371. — f) La description du menton : — 1° par son inclinaison (fuyant ou saillant) ; — 2° sa hauteur, petite ou grande; — 3" sa largeur, petite (pointu) ou grande (carré) ; — 4" ses particularités (plat, à fossette, à houppe, etc.).

372. — g) Le contour général de la tête vue de pro/?^ comprenant : — 1° le profil fronto-nasal, continu, brisé ou anguleux ; — 2° le profil naso-buccal, prognathe (proéminence de la mâchoire supérieure), orthognathe (retrait en arrière de la mâchoire supérieure avec proéminence de la mâchoire inférieure seule); — 3° la hauteur du crâne, bas ou haut ; — 4° les malformations et particularités du crâne, en bonnet à poil {acrocéphalie), en carène {scaphocéphalie), en besace {cymbocêphahe, têle de Toulouse), occiput plat ou bombé, etc.

Au point de vue de la face.

373. a) Le contour général de la tète vue de face. — 1° forme synthétique et d'ensemble : en pyramide, en losange, en toupie,

bi-concave (étroitesse temporale), carrée ou large, ronde, ovale, rectangulaire ou longue, asymétrique ; — 2° description analylvjue ; mâchoires écartées ou rapprochées, zygomes écartés ou rapprochés, pariétaux écartés ou rapprochés, pommelles saillantes.

374. — b) L'état graisseux : face pleine ou grasse, face oeseuse ou maigre.

375. — c) Les sourcils : — 1° dans leur emplacement, rapprochés ou écartés, bas ou hauls ; — 2" dans leur direction, oblique interne, oblique externe; — 3° dans leur forme, fortement arqués, reclilignesou sinueux; — 4° dans leurs dimensions, courts, longs, étroits ou linéaires, larges ; — 5° dans leur implantation et particularités, clairsemés, fournis ou drus, réunis, en brosse, en pinceau;

— 6" dans leurs nuances, blonds, roux, noirs.

376. — d) Les paupières : — 1** dans les dimensions de leur ouverture, horizontalement et verticalement, petite ou grande (peu ou largement fendues, peu ou très ouvertes) ; — 2" dans le modelé de la paupière supérieure, recouverte ou découverte ; — 3° dans leurs particularités, angle externe relevé ou abaissé, yeux bridés, supérieure droite ou gauche tombante, inférieure à poche ou à bourrelet, rouges, dégarnies de cils, chassieuses, etc.

377. — e) Les globes, orbites et interoculaire : — 1° dans la saillie des globles, enfoncés ou saillants ; — 2" dans les particularités des globes, iris relevé, strabisme convergent ou divergent, pupille dilatée ; — 3° dans les formes des orbites, hautes ou basses, excavées ou pleines ; — 4° dans les dimensions de V inleroculaire (distance des deux yeux), petit ou grand.

378. — f) Les rides : — \° frontales, unique, double multiple ;

— 2° intersourcilières , verticales, obliques, en trapèze, en accent circonflexe, horizontale et circonflexe de la racine du nez; — 3° diverses, temporales ou pattes d'oie, naso-labiales, jugales et sousmentonnières, etc.

379. — g) V expression habituelle de la physionomie, étonnée, souriante, moqueuse, souffrante, grimarante.

380- — h) La corpulence : — 1° pour le cou, dans sa longueur (court ou long), dans sa largeur (mince ou maigre, gros ou gras), dans ses particularités (larynx saillant, goîlre, double menton); — 2* pour la carrwre, dans son inclinaison (horizontale, intermédiaire, oblique, épaule gauche ou droite tombante) »?t dans sa largeur (petite, moyenne ou grande) ; — 3" pour la ceinture, |)elite, moyenne ou grande).

381. — i) V attitude, raide, voûlée, nonchalante, la tète penchée

en avanlou en arrière, déjelée à gauche ou à droite, le dos rond, lesépaules saiJlanJes, les jambes arquées, etc.

382. — j) L'allure comprenant : — 1<» la démarche, lente, à petits pas, légère, sautillante ou inversement, dandinante, dégingandée, déhanchée, boiteuse à droite ou à gauche, pieds bols, etc. ; — 2° la gesticulation, nulle ou abondante, des doigts, de la main, des bras, de la tête, gaucher, etc.; — 3° le regard, droh ou oblique, perçant ou atone, fixe ou mobile, lent ou rapide, franc ou fuyant, en coulisse, myope, presbyte, clignotant, portant monocle, lorgnon, lunettes.

383. — /.) Les tics et mimique, des sourcils, des paupières, du nez, de la bouche, se ronge les ongles, etc.

384. — l) Les habitudes particulières : fume du tabac (cigarettes, cigares, pipe), chique, prise.

385. — m) Le langage dans les particularités suivantes : — vices d'articulation (bégaiement, hésitation, bredouillement, zézaiement, grasseyement elc.) ; timbre (voix grave, aiguë, féminine chez l'homme, et inversement); parler (faubourien, picard, méridional, elc.) ; — accent étranger.

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