Rev. pénit
7. {Rev. pénit.. 79. 817 — 82, 98 ; 813 ; 846 — 91.983 — 936.41 — 1900, 928 et 429.
8. Rev. pénit., 1898, p. 1205 ; 1899, p. 129, 299: 1900, p. 67.
9. Voir Henri Joly, Le Combat contre le crime, ch, iv, §§ 4 et 5, p, 135 et ss. ; A travers VEurope (Paris, 1898), p, 45 à 279 ; De l'enfant coupable et de non maioons de correction à l'heure actuelle (Rev. pénit., i900, p, 59 et ss.); L'Enfant coupable (Paris, Lecofïre, 1904) ; Puibaraud, Essai d'un plan de réforme de la loi de 1850 sur l'éducation correctionnelle (Rev. pénit., 1894. p, 206 et ss.) ; Condition des enfants sortant des maisons de correction (Rev. pénit., 1897, p. 922 et ss., et 1898, p. 401 et ss.) ; Berthélemy, De la création d'écoles de réforme {Rev. pénit., 1899, p. 321); Vincens : Modifications à apporter aux lois concernant les mineurs de seize ans (Rev. pénit., 1899, p. 1075) ; Fournière. Les maisons de correction en France (Revue des Revues du 13 juillet 1899 et Rev. pénit., 1899, p, 1104); Muteau (Rev. pénit., 1900, p, 527),
exprimés dans divers congrès pénilentiaires ou de patronage, un nouveau règlement élaboré par une commission nommée le
9 janvier 1899 ', a été publié par arrêté du minisire de l'Intérieur du 15 juillet 1899 K
154. — On a adressé à ces colonies le reproche grave d'être des ?naiso7is de corruption, par la promiscuité d'elîectifs nombreux d'enfants et de jeunes gensde moralités différentes : vagabonds, mendiants, voleurs, assassins, incendiaires, immoraux, acquittés comme ayant agi sans discernement, condamnés jusqu'à deux ans d'emprisonnemenl comme ayant agi avec discernement, tous soumis à la même discipline, au môme régime dans de vastes établissements rappelant trop la prison, dont quelques-uns sont d'anciennes maisons centrales et qui sont en tous cas organisés sur le type caserne^ ; ces jeunes gens, en sortant de la colonie, sans appui, livrés à leurs mauvais instincts, vont peupler les prisons, deviennent des récidivistes et souvent des malfaiteurs redoutables. Ce reproche, qui a été vulgarisé par le roman. Le coupable, de Coppée, est la cause de la prévention à l'égard des maisons de correction, des magistrats qui ont cru longtemps et dont quelques-uns croient encore qu'il vaut mieux, pour l'enfant, la remise à ses parents, ou une légère condamnation, ou même un envoi en correction de courte durée. — On a déjà montré le danger des courtes peines et même des envois en correction de courte durée qui habituent l'enfant au séjour de la prison, sans rien faire pour son éducation et sa moralisation et le laissent, à sa libération prochaine, en proie aux mêmes dangers et aux mêmes causes qui l'ont entraîné et l'entraîneront de nouveau. — On a établi l'injustice et l'exagération du préjugé encore trop répandu à l'égard des maisons de correction * et prouvé par les faits et les statistiques que les résultats de l'éducation correctionnelle ne sont pas mauvais et qu'elle sauve un grand nombre d'enfants qui, sans elle, auraient été irrémédiablement perdus.
Les jeunes colons, au moment de leur libération, peuvent se diviser en deux catégories : 1" ceux qui contractent un engagement