‹ Cours de droit criminel et de science pénitentiaireChapitre 98 sur 550 · Rev. pénit., 1900, p. 220 etss · texte numérisé non relu

Rev. pénit., 1900, p. 220 etss

3. Cf. Perri {Rev. pénit., 1900, p. 236 et ss.. 256 et ss.), Sooiologia eriminale (4" ediz), p. 446 et ss. Jugement du tribunal de Château-Thierry du

10 juin 1898 {Gaz. des Trib. du 24 juin 1898) : « Attendu, d'autre part, que malgré tous les soins et la surveillance apportés par l'administration pénitentiaire, les maisons de correction, en raison du contact des enfants vicieux qui y sont placés, ne sont presque toujours que des ocoles de démoralisation et de préparation tout à la fois à des crimes et délits ultérieurs »

4. Voir les réponses aux accusations de M. Coppée dans son roman Le coupable, Rev. pénit., 1896. p. 1431 ; 1897, p. 216.

volontaire dans l'armée ' ; 2" ceux qui, «'ayant pu, ou n'ayant pas voulu s'engager, rentrent dans leurs familles.

Les premiers sont presque sûrement sauvés, par l'influence du milieu dans lequel ils se trouvent placés, de la discipline militaire à laquelle ils sont soumis et des sentiments d'honneur, de devoir et de dévouement à la patrie que fait naître chez eux celle vie nouvelle. C'est ce que constatent les rapports annuels delà Société de protection des engagés volontaires élevés sous la tutelle administrative, fondée et présidée par M. Félix Voisin, ancien Préfet de police, membre de l'Institut, conseiller honoraire à la Cour de cassation -.

La seconde catégorie déjeunes colons libérés se trouve dans des conditions beaucoup plus défavorables. Aussi leurs rechutes sontelles assez fréquentes; elles sont dues, non à leur séjour dans la colonie pénitentiaires, mais à l'influence du milieu dans lequel ils se trouvent replacés. Les statistiques si instruclivesdeM. Raux nous montrent, d'une manière incontestable, l'influence directe et néfaste de la famille à laquelle le jeune détenu n'a été soustrait, pendant quelques années, que pour en devenir de nouveau victime ^.

Celte récidive, qui s'explique, et à laquelle on pourrait efficacement porter remède par l'organisation sérieuse du patronage à l'issue de la colonie correctionnelle, n'atteint pas une proportion alarmante *, ne prouve rien contre l'éducation correctionnelle et est de beaucoup inférieure à la récidive des malheureux enfants frappés par les magistrats de courtes condamnations '.

155. — On se [)réoccupe d'une manière très sérieuse d'apporter des améliorations à l'organisation et au régime de nos colonies correctionnelles *^, et l'Administration pénitentiaire a

1. L'envoi en correction après acquittement pour défaut de discernement prononcé en vertu de l'article 66 du Code pénal ne met aucun empêchement à l'enoagement dans les troupes régulières.

Page 1