‹ Cours de finances. Le budget son histoire et son mécanismeChapitre 2 sur 202 · H PRÉFACE · texte numérisé non relu

H PRÉFACE

tes de domaines, d'offices, de monopoles. Confiscations et produits de conquêtes.

Sur les trois divisions de ce programme, budget, impôts et ressources extraordinaires, la première seule, le budget, ferai' objet duprésent livre. Plus tard, peut-être, enlreprendrai-je lapublication des deux suivantes. Provisoirement, je m'en tiens à celle-ci, particulièrement opportune.

Les souvenirs de ma carrière administrative m'ont beaucoup aidé dans un tel travail. Ayant pu voir de près, au sein de l'Inspection générale des finances, au Cabinet du ministre des finances, au Secrétariat général, à V Administration des contributions indirectes successivement, fonctionner, sous leurs divers aspects, les rouages du mécanisme budgétaire, f ai pensé faire Oeiivre utile en appuyant, le plus souvent possible, p.&r des exen,p]cs tires de la pratique, les déductions de la science finan-

cière.

En celte matière, d'ailleurs, la voie se trouvait depuis longtemps magistralement tracée. Dès 1871-1872, M. Paul Leroy -Bcauli eu entreprit son cours à l'École des sciences politiques. Puis, il composa les deux volumes, Traité delà science des finances, qui sont dans toutes les mains. Encore aujourd'hui , les élèves ne connaissent pas d'autre a itcur financier que leur premier et illustre maître. Aussi, celui qui vient, à son tour, professer devant eux, doit-il s' efforcer de renouveler, autant que possible, son ensei<i n<>ment, s'il ne veut pas entendre, tout en parlant, tourner les pages du livre que chacun consulte.

M. Paul Lcroy-Beaulieu a occupé la chaire de finances à l'Ecole des sciences politiques de 1871-1872 à 1880. Après lui, la liste chronologique des professeurs contient les noms suivants : M. Alfred de Foville, 1879-1880 à 1883 ; M. René de Laboulaye, 1883, 188 î:

M. Léon Say, 1884 (1 J .

De tels devanciers m'imposaient une tâche difficile. J'en dois d'autant plus remercier, du fond du cœur, mes élèves attentifs et fidèles, aux-

(1) Le cours professé par M. Léon Say no pouvait être qu'un événement passager : il se renouvela pendant deux semestres seulement Los bancs de l'Ecole devinrent alors trop ctro.ts et le élèves coudoyèrent les notabilités accourues de toute part pour applaudir un tel p. o!-seur. <,es leeons ont été résumées dans l'article de la Revue de* Deux-Mondes du -1 j janvier 188» <[ ne nous aurons souvent l'occasion do citer, et dans les volumesdes Solutions démocratiques de la question des impôts.

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