‹ Cours de geometrie elementaire ouvrage adopte par l'universiteChapitre 223 sur 233 · DE LA RÈGLE ET DU COMPAS · texte numérisé non relu

DE LA RÈGLE ET DU COMPAS

N° G38. Nous avons donne dans le numéro q3, la définition de la règle, instrument destine à décrire la ligne droite ; et nous avons exposé en quelques mots la manière de s'en servir. Malgré la simplicité de la construction que nous avons indiquée, on aurait tort de la regarder comme tout à-fait exacte et rigoureuse: deux raisons s'opposent principalement à ce que l'on puisse exécuter le tracé d'une droite autrement que par approximation*

Premièrement, les bords de la règle que Ton emploie ue sont jamais parfaitement rectilignes : ils sont toujours plus ou moins hérissés de petites aspérités ; cl la règle elle-même, considérée dans son entier, affecte souvent une courbure très notable.

Secondement, les lignes, telles qu'il nous est possible de les tracer, an lien d’être complcteulent dépourvues do largeur ainsi qu'on le suppose j sont toujours, en réalité, de véritables surfaces à deux dimensions , surfaces qui deviennent surtout sensibles lorsque plusieurs lignes viennent à se couper: car alors les points de icncontre, au lieu d'être absolument sans étendue (n° 1er) , sc trouvent presque toujours représentés par de (îetites ligures , qui, non -seule ment sont très 'visibles à l’œil, mais souvent même ont nnc grandeur appréciable {voyez le o° 190, seul.).

Ces deux inconvénicns pouvant occasioner de graves erreurs dans les constructions tant soif peu compliquées, il est important de chercher , sinon h les éviter entièrement, du moins à les atténuer autant que possible.

Relativement an premier genre d’imperfection, le meilleur moyen pour reconnaître si la règle est suffisamment droite, consiste à la placer de manière que les deux extrémités d’nn même bord sc trouvent sur un même rayon vUutl . ce procédé, eu réduisant autant qu’on le veut la longueur a ppa-

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