III. Destination de but
1° Tendance vers un but : Courir à sa perte. En venir aux mains, et avec un infinitif: Chercher à tromper. Aimer à jouer. De là, jusqu'au xvii® siècle, les verbes si nombreux construits avec la préposition à remplacée aujourd'hui par de : prescrire à, rechercher à, se proposer à, trouver plaisant à, etc. Jusqu'au xvii« siècle aussi, devant un nom ou un infinitif, la préposition à joue le rôle de la préposition pour :
Et je garde, au milieu de tant d'âpres rigueurs, Mes larmes a,UX vaincus, et ma haine aux vainqueurs.
(Corn. 111,286)
...Mon cœur, accablé de mille déplaisirs^ Cherche la solitude à. cacher ses soupirs.
(Id. III, 288)
Ah! que ce temps est long à mon impatience !
(Rac. III, 495)
Ne croyez pas que nous perdions du temps à partir (Sév. III, 63).
2° Conformation en vue d'un but : Apte aux affaires. Impropre au service. Le nombre des adjectifs ainsi construits était plus considérable dans l'ancienne langue qui disait : ingrat à, sévère à, indulgent à, aveugle à, cruel à, etc.
Au même emploi se rattachent les expressions boîte à thé, service à café^ îahac à fumer, etc.
3° Situation par rapport à un but : Être au comble de ses vœux, à toute extrémité, à fabri du dans^er.